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mercredi 29 avril 2020

Le pays des contes, tome 3: L'éveil du dragon (Chris Colfer)





Titre original: The Land Of Stories, book 3: A Grimm Warning
Traduction: Cyril Laumonier
Nationalité de l’auteur: Américaine
Editions Michel Lafon (12 Mai 2016)
Collection Poche
471 pages
ISBN-13: 979-1022401890
Genre: Jeunesse, Fantasy
Lu le: 17 Avril 2020
Ma note: 17/20


Résumé/4ème de couverture:

Depuis que la brèche entre les univers a été refermée, les jumeaux Alex et Conner vivent séparés. Alex continue son apprentissage de la magie, et Conner est un collégien brillant. Lorsque ce dernier découvre qu’une menace séculaire pèse sur le Pays des contes, il se lance dans une quête périlleuse à travers l’Europe, prêt à tout pour prévenir ses amis et trouver le portail oublié qui lui permettra de les rejoindre.
Mais le danger que craignait Conner s’avère pire que prévu : une armée piégée entre les deux mondes depuis près de deux cents ans est soudain libérée. Et avec elle, la seule chose capable de détruire le Pays des contes : le dernier œuf de dragon.

Mon avis:

            Cette série qui nous fait replonger en enfance au milieu des contes de fées mais en les revisitant et en les mettant au goût du jour est tellement chouette, que chaque tome est un vrai ravissement mais aussi une réelle surprise, tant ils se terminent par un cliffhanger haletant. Que l’on soit petit ou grand, on se régale à chaque fois et l’on aimerait ne jamais sortir de ces lectures et rester dans le pays des contes. Je fais durer le plaisir avec cette saga et ce troisième tome est tout aussi bon et plaisant que les précédents et nous donne l’envie de se jeter sur le tome 4.

Points de vue/Critiques:

            Même en ayant terminé le tome 2 il y a un petit moment, tout reste clair en fêter, que se soit les nombreux personnages et les différents enjeux et actions passées. Il faut dire que l’univers est tellement particulier et plaisant, on se plonge avec tellement de délice dans ce pays des contes qu’il n’est pas difficile de tout garder en mémoire. S’il est question de contes de fées et d’un roman jeunesse, ce ne pas pour autant réservé aux enfants, car même les adultes qui ont gardé une âme d’enfants et qui restent fans des Disney y trouveront largement leur compte dans cette série où les contes de fées ont « légèrement » évoluée depuis les histoires initiales!

            Après leur séparation à la fin du tome 2, les jumeaux Alex et Conner sont maintenant séparés et se retrouvent chacun dans un monde différent: Conner est dans le monde normal où il continue de suivre sa scolarité et Alex est restée au pays des contes auprès de leur grand-mère pour suivre sa formation de fée. On sent que cette séparation est difficile pour les jumeaux qui se retrouvent « seuls ». Mais en entrant dans l’adolescence, à 14 ans, ils vont chacun commencer à vivre leur vie propre, sans avoir son jumeau à côté d’eux. J’ai beaucoup aimé cet aspect des personnages, qui est tout à fait logique pour leur âge, cela les fait mûrir et évoluer et l’on s’écarte davantage de l’aspect jeunesse, si tant est qu’il y en ait eu un au début de la série. De ce fait, l’adolescence pour Alex et Conner va être synonyme de naissance de sentiments amoureux… et leurs complexités avec!

            Pour ce qui est de l’aventure, fini les chasses aux trésors pour mettre la main sur des objets magiques, cette fois-ci, place à l’action et au danger! Car lorsqu’une armée Napoléonienne est en chemin depuis 200 ans et que la pays des contes n’est ni au courant ni préparé, il y a urgences! La pays des Contes prend donc une nouvelle ampleur et cette troisième aventure nous fait nous rendre compte que même dans cette dimension, la vulnérabilité est présente: tout le monde ne vit pas forcément heureux et des tuiles peuvent aussi tomber! Stratégies militaires, concensium et négociations s’opèrent donc entre les différents royaumes. Encore un élément qui prouve à tous que Alex et Conner ne sont plus des enfants et eux-mêmes l’apprenne à leur dépends. Pour cette histoire où il est question de survie du pays des contes, on retrouve donc tous les personnages que l’on a pu croiser depuis le début de la saga, y compris des petits nouveaux il me semble. Rouge sort du lot par son humour, sa légèreté et son caractère de petite fille gâtée mais sous lequel se cache un caractère plein de générosité et de gentillesse. 

            La fin de ce troisième tome est encore une fois digne d’un grand cliffhanger que l’on n’avait pas vu venir et qui inaugure de beaux et futurs chapitres! Chris Colfer maitrise parfaitement son style, car tout le long du récit, la moindre petite information, action ou personnage a son importance. Rien n’est laissé au hasard et chaque pièce est placée finement tel un pion programmé pour être déplacé au bon moment et agir en conséquence. 

En bref:

            Avec ce troisième tome, Chris Colfer nous emmène plus loin dans le pays des contes en terme de personnages, de récit, et d’actions. En effet, pour les jumeaux Alex et Conner qui ne sont plus des enfants, il n’est plus question de chasse aux trésors, mais plutôt de véritables aventures et de danger, de quoi les faire mûrir encore plus. Avec toutes les nouveautés mises en place et ce final façon cliffhanger, l’auteur nous prouve qu’il a des idées à revendre pour sa saga qui s'adresse réellement à tous les âges. Au milieu des héros, des princesses, des fées, des troll, des dragons et j’en passe, les plus grands retombent en enfance avec une joie non dissimulée et les plus jeunes se laissent emporter dans une histoire trépidante et fascinante. On a du mal à quitter cette série qui mêle parfaitement aventure, contes et originalité et l’on a hâte de replonger aux pays des contes avec délice!

mardi 28 avril 2020

Surtensions (Olivier Norek)





Nationalité de l’auteur: Française
Editions Pocket (9 Mars 2017)
Collection Thriller
469 pages
ISBN-10: 226627080X
ISBN-13: 978-2266270809
Genre: Thriller
Lu le: 14 Avril 2020
Ma note: 16/20




Résumé/4ème de couverture:

Cette sœur acceptera-t-elle le marché risqué qu'on lui propose pour faire évader son frère de la prison la plus dangereuse de France ? De quoi ce père sera-t-il capable pour sauver sa famille des quatre prédateurs qui ont fait irruption dans sa maison et qui comptent y rester ? Comment cinq criminels, un pédophile, un assassin, un ancien légionnaire serbe, un kidnappeur et un braqueur se retrouvent-ils dans une même histoire et pourquoi Coste fonce-t-il dans ce nid de vipères, mettant en danger ceux qui comptent le plus pour lui ? 
Des âmes perdues, des meurtres par amour, des flics en anges déchus : la rédemption passe parfois par la vengeance... 
Olivier Norek pousse ses personnages jusqu'à leur point de rupture. Et lorsqu'on menace un membre de son équipe, Coste embrasse ses démons.

Mon avis:

            Troisième et dernier livre (en date) des aventures du célèbre Coste, cette petite lecture s’est faite en commun avec Florence (du blog Flo & Books). Après une première partie qui envoie du très lourd et qui nous met immédiatement les pieds dans le plat, la suite concernant l’enquête de Coste et de son équipe m’a paru très factuelle, mais pas inintéressante. Mais cela était une forme de calme avant la tempête, car lorsque tout prend un sens plus personnel pour Coste, ça envoi du lourd une nouvelle fois et ça remue!

Points de vue/Critiques:

            Dans la première partie de « Surtensions » Olivier Norek nous entraine dans le quotidien de l’univers carcéral du côté des détenus. Les violences et les horreurs subies font littéralement parties d’un certain code de conduite propre à la prison, que chaque détenu et chaque gardien doit acquérir pour garantir un certain équilibre de vie. Si cela peut faire peur ou insuffler un sentiment de révolte, l’auteur ne stigmatise en rien les choses. Personne n’est blâmé. Il ne fait qu’énoncer des faits, montrant qu’il y a des enjeux, des tenants et des aboutissants de chaque côté et que même si tout le monde aimerait que les choses soient différentes, pour X raisons, cela n’est pas possible.

            Après cette première partie coup de poing, nous suivons enfin l’équipe de Coste dans leur travail quotidien de flics. Après la noirceur, vient le temps de l’éclaircie avec l’amitié, le soutien et l’unicité de cette équipe qui apporte un souffle d’air d’air, une touche de douceur. Si leur enquête m’a paru presque banale et superficielle, où tout ce qui traitait à cette affaire était décrite de manière assez factuelle sans vraiment intensifier le côté prenant et haletant, c’est plutôt les relations ente les membres de l’équipe et l’aspect humain qui étaient plutôt finalement mis en avant. La famille de Johanna, le leadership de Ronan, et les amours de Coste ainsi que ses états d’âmes pleins de doute, de questionnements et de lassitude. 

            Si ce n’est pas l’enquête en elle-même que l’on pourra retenir de ce troisième tome, c’est plutôt l’aspect personnel et humain qui prévaut. On découvre des hommes et des femmes qui arrivent à leur point de rupture, qui atteignent leurs propres limites et qui deviennent « obliger » de régir comme n’importe quel humain. Il devient alors difficile de faire la part des choses entre le professionnel et le personnel. Mais peut-être est-ce parfois trop tard, car on se doute que l’enquête entreprise par Coste et son équipe aura des répercussions sur leurs personnes propres, mais je dois avouer que je ne m’attendais pas à ce que la frontière soit franchie à ce point. Constater et être confronté et touché en plein coeur par leur humanité qui se trouve atteinte, donne vraiment une pointe au coeur. C’est là toute la réussite de « Surtensions ». 

En bref:

            Entre les bas fonds et la noirceur et violence quotidienne effrayante au sein d’une prison française et le système judiciaire parfois corrompu, Olivier Norek nous entraine dans une enquête assez factuelle de Coste et de son équipe. Si l’affaire est intéressante, elle ne m’a pas paru très prenante et haletante. En effet, l’auteur a plutôt mis l’accent sur la psychologie des flics en mettant en avant leur humanité que l’on pourrait parfois croire très profondément cachée sur leur uniforme. Ainsi points de rupture et limites atteintes sont de mises jusqu’à ce que l’affaire les rattrape vraiment et les touche au plus profond. C’est donc un troisième tome humainement profond et touchant.

Autour du livre:

Grand Prix des Lectrices de Elle 2017
Prix Le Point du Polar Européen 2016

jeudi 23 avril 2020

Regarde (Hervé Commère)





Nationalité de l’auteur: Française
Editions Fleuve (12 Mars 2020)
Collection Noir
320 pages
ISBN-10: 226514407X
ISBN-13: 978-2265144071
Genre: Thriller
Lu le: 10 Avril 2020
Ma note: 15/20




Résumé/4ème de couverture:

Jadis, Mylène a aimé un homme. Ensemble, ils ont fait les 400 coups. Jusqu’au braquage raté d’une bijouterie en Espagne, au cours duquel les deux amoureux se sont fait prendre. Mylène n’a jamais revu Paco : il a été poignardé dans sa cellule un soir.
Aujourd’hui, Mylène est libre. Elle travaille dans un dépôt-vente en banlieue parisienne, et vit dans une chambre de bonne. Parfois, le temps d’un week-end, elle loue un appartement quelque part, et s’imagine une autre vie. Celle qu’elle aurait pu avoir si elle n’avait pas commis les mêmes erreurs. Elle rêve.
Ce week-end pourtant, Mylène ne rêve pas : dans la roulotte qu’elle a louée, tout la ramène à Paco. Les meubles, les objets, il y a même une photo de lui au mur. Cela semble inconcevable, mais on dirait qu’elle est chez lui.

Mon avis:

            C’est avec « Regarde » que je découvre l’auteur et en ayant lu ce livre en nue jeune journée, la conclusion est que non seulement l’écriture est suffisamment fluide pour avaler les pages, mais en plus l’histoire est intéressante et assez prenante. En revanche, de manière générale, on reste dans les codes classiques du thriller: il n’y a pas eu de réelles surprises et j’oublierais assez vite cette histoire.

Points de vue/Critiques:

            Avec quelques détours en Espagne, l’histoire se situe en France, mais ce n’est pas pour autant que l’on ne voyage pas puisque l’auteur exploite assez bien, et de façon succincte, toute la richesse du pays. En effet, en partant des beaux quartiers parisiens, on va jusqu’à Annecy en passant par la campagne reposante et dépaysante du Lot. On passe donc des beaux appartements haussmaniens aux caravanes de gitans en passant par un dépôt-vente et la prison. 

            Le personnage principal est une femme atypique et j’ai beaucoup aimé voir cette originalité. C’est en effet une femme a la soixantaine passée, à laquelle on n’a pas pour autant donné des traits de personne âgée. Elle travaille dans un dépôt-vente depuis sa sortie de prison, elle vit volontairement dans une chambre de bonne, elle a des amants et une vie sexuelle assumée et ses amis sont son patron et un couple d’amis. Forte en gouaille et en caractère, elle ne se laisse jamais démontée mais cache un coeur en or sous son apparente carapace. Néanmoins, que se soit avec Mylène ou avec les personnages secondaires, l’auteur ne nous fournit pas assez d’éléments, à mon sens, pour avoir un sentiment d’attachement pour eux, avoir envie de les revoir. 

            Le récit part sur des bases classiques: par de nombreux indices, une femme est convaincue que son ancien amour, sensé être mort en prison, est toujours vivant. Dés lors, Mylène va mener l’enquête pour lever le voile sur ce mystère. L’auteur a parfaitement su rythmer son histoire en alternant les lieux, les indices révélés et en nous faisant découvrir le passé de Mylène. Si quelque fois mon intérêt a été vraiment titillé, je me suis en général laissée porter par l’histoire, dont les tenants et aboutissants sont restés dans un grand classicisme. Les surprises n’ont donc pas été au rendez-vous. Seul le fait de vouloir savoir comment toute cette histoire a été mise en place permet de faire défiler assez rapidement les pages, l’écriture assez fluide y est aussi pour quelque chose!

En bref:

            La découverte d’Hervé Commère avec son dernier livre « Regarde » fut plaisante. L’auteur nous présente un personnage principal atypique, Mylène, par plusieurs aspects et cette singularité est tout à fait appréciable et c’est ce que je retiendrais le plus, même si rien n’est fait pour qu’elle soit réellement attachante. On va voyager avec elle, sur différentes routes de France (et d’Espagne) et dans divers endroits afin de lever le mystère sur l’existence ou non de son ancien amour, lié à un passé tumultueux que nous découvrirons au fur et à mesure du récit; ces immersions dans le passé rythmant parfaitement l’histoire. Même si la plume est agréable et que les pages défilent très rapidement, toute l’histoire et sa résolution restent dans un certain classicisme qui ne marque pas vraiment ni ne surprend.