mardi 3 décembre 2019

Je ne suis pas un monstre (Carme Chaparro)





Traduction: Judith Vernant
Nationalité de l’auteur: Espagnole
Editions Plon (26 septembre 2019)
343 pages
ISBN-10: 2259277667
ISBN-13: 978-2259277662
Genre: Thriller
Lu le: 11 Novembre 2019
Ma note: 16/20




Résumé/4ème de couverture:

Il suffit de trente secondes pour qu'une vie tourne au cauchemar.
Un enfant disparaît dans un centre commercial de Madrid le 24 décembre.
Même lieu et même mode opératoire qu'une ancienne affaire, l'enlèvement de Nicolás Acosta deux ans plus tôt. Et si tout recommençait ?
L'inspectrice Ana Arén, qui a failli lors de cette précédente enquête, se lance à corps perdu pour retrouver ce petit garçon. Mais certains journalistes viennent contrarier son enquête, avides de scoops et d'audience.
Les fausses pistes s'enchaînent, les rumeurs enflent et les politiques s'en mêlent. La ville tremble devant la menace d'un tueur en série. La reporter Inés Grau, proche d'Ana, couvre l'affaire mais la pression est telle qu'elle est prête à tout pour une révélation, quitte à trahir son amie et mettre en danger sa famille.
Alors que la vérité est sur le point d'éclater, l'inspectrice se retrouve face à une effroyable réalité qui pourrait la consumer.

Mon avis:

            Ce polar récemment sorti chez les éditions Plon et qui est un premier roman pour l’autrice espagnole m’a très agréablement surprise et m’a totalement conquise. Non seulement l’histoire est ultra prenante offrant ainsi un véritable page-turner mais en plus, la plume de l’autrice est à la fois travaillée et d’une fluidité certaine, qui met nettement en lumière son travail de journaliste. 

Points de vue/Critiques:

            La construction du roman nous permet de nous plonger directement et facilement dans l’histoire afin de faire défiler les pages rapidement les unes après les autres. En effet, les chapitres sont très courts et on les alterne entre le point de vue de l’inspectrice Ana et celui de la reporter Inés. De plus, la plume de l’autrice est très plaisante et assez étonnante puisque ce n’est pas le genre de plume assez simple que l’on peut habituellement retrouver lorsque l’on est en présence d’un premier roman, comme ici, il s’agit plutôt d’une écriture qui allie très bien la fluidité et la simplicité avec suffisamment de travail et de construction pour la rendue un minimum soutenue et pas simpliste. Et lorsque l’on sait que l’autrice est elle-même journaliste, on comprend mieux cette écriture travaillée et agréable. 

Carme Chapparo utilise également son métier de journaliste à travers son personnage, la reporter Inés. Le monde du journalisme en lien avec les actualités et ce que veut le public est parfaitement reflété dans l’histoire. Car les médias que nous jugeons parfois trop invasifs, répondent aussi tout simplement à notre volonté de voyeurisme: nous « aimons » les faits divers sordides et presque surréalistes, nous pensons que le malheur n’est pas contagieux et que cela n’arrive qu’aux autres et le fait de constater le malheur chez autrui fourni une sorte de répulsif à ce qui pourrait nous toucher. 

Avec cette plume et ce côté journalistique, j’ai été totalement prise par l’histoire qui m’a littéralement embarquée. On a petit à petit des pistes qui se creusent, des indices révélés progressivement jusqu’à arriver au dénouement final que je n’avais pas vu venir et qui m’a étonné. 
En ayant vu quelques critiques et avis, certains on pu relevés que certains chapitres et certains faits étaient largement développés,ou d’autres assez grotesques (comme la couleur de cheveux de Ana, ou encore la petite vieille voisine très perspicace) sans avoir finalement un rapport avec l’enquête ou sans qu’ils soient pertinents et constructifs pour la suite. Avec le recul, je donne raison à ces détails auxquels je n’avais pas vraiment prêté attention, preuve en est que j’étais happé par l’histoire et que ces éléments ne m’ont pas gênée durant ma lecture. 

En bref:

            Pour un premier roman, Carme Chapparo maîtrise le genre du thriller dans « Je ne suis pas un monstre ». Avec une construction bien pensée et une écriture maîtrisée qui allie parfaitement à la fois la simplicité et le travail, le récit est rapidement immersif et haletant offrant un véritable page-turner. L’enquête est menée du côté policier mais aussi du côté journalistique, un élément clé et très intéressant, lié à la carrière de l’autrice. S’il est vrai que certains détails ne sont pas percutants ou si certains faits paraissent grossiers, ces éléments ne m’ont pas gênée pour vivre de manière presque suffocante cette histoire de disparition d’enfants qui flirte avec un côté serial killer. 

Autour du livre:

A propos de l’autrice:
              María del Carmen Martínez Chaparro est connu sous le nom Carme Chaparro est née en 1973 à Barlecone. Elle mène une carrière de journaliste, présentatrice et rédactrice en chef à la télévision.
Elle a combiné son travail à la télévision avec des collaborations en tant que chroniqueuse pour les magazines Yo Dona – dans lesquels il a un espace hebdomadaire – GQ et Woman Today. « Je ne suis pas un monstre » est son premier roman.

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