mercredi 30 octobre 2019

La nouvelle arche, tome 1 (Julie de Lestrange)







Nationalité de l’auteur: Française
Editions Michel Lafon (25 Octobre 2018)
333 pages
ISBN-10: 2749934702
ISBN-13: 978-2749934709
Genre: Science-Fiction, Jeunesse
Lu le: 14 Octobre 2019
Ma note: 15/20



Résumé/4ème de couverture:

Spécimen : enfant maintenu en gestation artificielle pendant quinze années. Donne naissance à un membre actif et productif de la Communauté.

Mathilde est l'une des premières. Aujourd'hui âgée de 20 ans, elle s'occupe des futures générations qui grandissent au Centre. Comme elle, ces spécimens n'auront pas d'enfance. Comme elle, ils naîtront, prêts à se battre, pour affronter l'ennemi invisible qui terrorise leur Communauté. 
Aussi, lorsqu'un mal étrange frappe certaines unités, Mathilde cherche à tout prix le moyen de les sauver. Et ce qu'elle découvre pourrait bien remettre en cause sa propre humanité. 
Mais peut-on être seule à changer le monde ? 
Désormais, elle n'a plus qu'une alternative : se taire. Ou combattre

Mon avis:

            Pour commencer, je tiens à remercier du fond du coeur Julie de Lestrange pour m’avoir contacté sur Instagram et pour m’avoir proposé de découvrir sa saga jeunesse, et merci Michel Lafon pour l’envoi. Hormis les grosses sagas phares de la dystopie, je ne suis pas plus habituée que ça à ce genre. Ainsi, avec « La nouvelle arche » qui reste dans les codes classiques de la dystopie, j’ai passé un très bon moment de lecture, puisque l’univers est maîtrisé, les bases sont clairement bien identifiées et les enjeux sont tout de suite définis. 

Points de vue/Critiques:

            Du fait des multiples possibilités et de son faible ancrage dans la réalité parfois, le genre science-fiction est un genre que j’ai beaucoup de mal à apprécier, hormis quelques dystrophies que j’aime découvrir de temps en temps. Et « la nouvelle arche » regroupe tout ce que je peux apprécier dans le genre. L’univers est tout d’abord extrêmement bien maîtrisé, dont certains détails m’ont étonné tant tout est bien calculé et imaginé. Et bien que le monde imaginé par l’autrice est loin de ressembler au nôtre, on arrive à s’y projeter avec facilité, quand bien même certaines petites interrogations restent en suspend, idéal pour susciter l’intérêt et une continuité entre les différents tomes. Avec cet univers clair et posé, l’histoire découle d’elle-même ensuite, je dirais, codant peut-être un peu trop avec les codes classiques du genre. Néanmoins, c’est efficace, puisque l’on se plonge avec avidité dans cette histoire qui amène rapidement des réflexions concernant le contrôle des naissances et la préservation de l’espèce humaine en fonction des ressources. Entre l’histoire en elle-même et l’univers avec son fonctionnement et sa mise en place, de nombreuses petites interrogations restent soulevées et nous tiennent en haleine. Hâte de découvrir la suite pour lever le voile sur tout cela.

            Le seul petit bémol de ce livre pourrait résider dans les personnages, pour lesquels je reste mitigée. En effet, si d’un côté j’ai pu rapidement les cerner et les imaginés, d’un autre côté, j’aurais aimé les voir beaucoup plus développés, car certains semblent lisses et trop classiques. Mais ils n’en restent pas moins intéressants, ce qui procure un petit sentiment de frustration. Et cela concerne surtout Mathilde, le personnage principal, qui m’intéresse et m’intrigue beaucoup mais que j’aimerais vraiment voir pluie creusée. En résumé, l’intérêt des personnages est bien là, mais l’attachement, pas encore. 

En bref:

            Le premier tome de « La nouvelle arche » est une bonne lecture, qui offre un univers riche, intéressant et très bien maîtrisé dans le genre de la dystopie, offrant de la singularité dans le genre puisque les réflexions sur l’humanité et son futur en lien avec la planète sont soulevées et sont à même de nous surprendre par la suite. Dommage que les personnages ne sont pas assez creusés et que l’on n’accentue pas une certaine singularité les concernant aussi puisque l’on sent leur potentiel et qu’ils sont vraiment intéressants. Mais je sens que ce premier tome est clairement conçu pour nous distiller ce qu’il faut pour nous happer, donnant quelque chose de très prometteur pour la suite de cette saga! 

lundi 28 octobre 2019

Jules-César (Anne-Dauphine Julliand)






Nationalité de l’auteur: Française
Editions Les Arènes (16 Octobre 2019)
378 pages
ISBN-10: 2352045878
ISBN-13: 978-2352045878
Genre: Contemporain
Lu le: 12 Octobre 2019
Ma note: 15/20




Résumé/4ème de couverture:

Jules-César a presque 7 ans. Il aime sa mère, son frère, sa vie au Sénégal et le baby-foot. Mais son quotidien est compliqué car ses reins ne fonctionnent plus. Seule une greffe pourrait le sauver. Augustin est fier de sa réussite professionnelle et de sa famille. Tout serait parfait s’il n’y avait ce fils malade, dans lequel il ne se reconnaît pas. Or, il est le seul à pouvoir lui donner un rein. Par devoir et par amour pour sa femme, il accepte de l’emmener en France. Chapitre après chapitre, alternant les points de vue de Jules-César et d’Augustin, Anne-Dauphine Julliand dévoile l’entrelacs délicat d’une relation entre un père et son fils. Chacun des deux doit vaincre ses peurs et repousser les limites du courage.

Mon avis:

            « Jules-César » est le premier roman de fiction de Anne-Dauphine Julliand, que l’on avait plus découverte en tant qu’autrice grâce à ses deux témoignages « Deux petits pas sur le sable mouillé » et « Une journée particulière » dans lesquels, elle raconte le combat contre la maladie et la perte de ses deux petites filles. Dans ce nouvel opus, on part donc sur une histoire qui est largement moins susceptible de faire couler nos larmes, même ce récit de fiction contient quelques petites touches de véracité. Grâce à Jules-César, nous suivons une histoire de combat pour la vie, mais dans une dimension toujours optimiste, dans laquelle l’autrice met en avant la différence culturelle et donc la différence de droits à l’accés aux soins. 

Points de vue/Critiques:

            Jules-César et sa famille vive tranquillement dans leur village et ont une vie agréable. Il y a un seul élément qui va modifier toute la vie de la famille: Jules-César a besoin d’une greffe de rein pour pouvoir survivre. Heureusement son père est complètement compatible. Si ce point de départ ne constitue aucun problème, il faut resituer cette situation dans le pays et la culture des protagonistes. Car, en effet, une telle situation en Occident n’est absolument pas surmontable et offre un horizon tout tracé et assez serein. En revanche, en Afrique comme au Sénégal où vit Jules-César et sa famille, la greffe n’est culturellement pas permise et à plus long terme également, les médicaments anti-rejets ne sont pas accessibles.

            La seule solution pour sauver Jules-César est de diviser la famille et d’envoyer le petit garçon avec son père en France. Si le père et l’enfant se retrouveront bientôt sans papiers, cet aspect de l’immigration n’est pas le sujet principal puisqu’il faut avouer que leur situation n’est pas catastrophique au vue de leur illégalité et ne reflètent pas la situation dans laquelle se retrouve normalement, des personnes immigrées. En effet, Jules-César et Augustin ont un pied à terre et séjourne chez X, Augustin trouve rapidement un petit boulot, Jules-César est scolarisé et est admis en service de dialyse, tout en étant suivi par une assistante sociale qui aide le père et l’enfant dans leur démarche. Toutes ces démarches et toute cette nouvelle vie française pour Jules-César et pour Augustin m’ont paru allé très vite et avec facilité. Mais il est vrai que tout ceci n’est pas le sujet principal et que ce n’est qu’un moyen pour mettre en lumière le pouvoir de la famille, l’espoir, l’entraide et l’optimisme. 

            Le plus gros bonheur et la grande bouffée d’oxygène de ce roman réside dans ses personnages. Jules-César est aussi solaire, lumineux et joyeux que sa maladie est dure et condamnante. Sa joie de vivre mêlée à son innocence et à ses interrogations d’enfants apporte le coup de coeur immédiat pour cet enfant, tendre et envoutant. Comment également ne pas s’attacher à Monsieur JeanJean, ce vieux monsieur aux faux airs de bourrus qui cache finalement un coeur tendre qu’à su percer Jules-César? On dénotera seulement l’attitude du personnage d’Augustin, que l’on n’arrive pas à comprendre et pour lequel je n’ai eu aucun attachement et qui peut même parfois être antipathique. En effet, il ne montre aucune affection envers son fils, aucune compréhension ni presque aucune compassion: seul le foot ainsi que sa femme et son autre fils comptent. Même si sa carapace se fendille, difficile d’oublier son attitude qui reflète sûrement un déni et une peur pour son fils.

En bref:

            Pour son premier roman de fiction, Anne-Dauphine Julliand nous livre un récit plein d’humanisme et d’optimisme à travers l’histoire de Jules-César et de son papa, qui s’annonce triste de prime abord. En effet, afin de greffer et de sauver la vie de Jules-César, son père va devoir quitter femme et enfant pour venir vivre en France où il se retrouvera très rapidement aux prises de l’illégalité mais également aux prises de l’urgence. Entre des personnages aidants et dévoués et le caractère rayonnant de Jules-César, l’autrice met en lumière le pouvoir de l’entraide et la nécessité de tout donner et tout perdre pour vaincre ses peurs et repousser les limites du courage du fait de différences culturelles et de croyances divergentes. 

dimanche 27 octobre 2019

La guerre des clans (BD): Étoile du Tigre et Sacha


LA GUERRE DES CLANS, ÉTOILE DU TIGRE ET SACHA, TOME 1: SEULE DANS LES BOIS

Titre original : Warriors: Tigerstar and Sasha, book 1: Into the Woods
Traduction: Aude Carlier
Scénario et Illustrations: Erin Hunter
Nationalité de auteur: Anglaise
Editions Pocket Jeunesse (2 juillet 2015)
86 pages
ISBN-10: 2266259830
ISBN-13: 978-2266259835
Genre: Bande-dessinée
Lu le: 25 Octobre 2019
Ma note: 17/20

Résumé/4ème de couverture :

Sacha menait une vie paisible auprès de Jeanne et Henri, ses maîtres. Un jour tout bascule: elle est abandonnée. Saule dans la nature hostile, elle lutte pour survivre... C'est alors qu'elle rencontre Étoile du Tigre. Qui est ce mystérieux guerrier qui prend soin d'elle ? Sacha peut-elle lui faire confiance... ?


LA GUERRE DES CLANS, ÉTOILE DU TIGRE ET SACHA, TOME 2: EN FUITE!

Titre original : Warriors: Tigerstar and Sasha, book 2: Escape from the Forest
Traduction: Aude Carlier
Scénario et Illustrations: Erin Hunter
Nationalité de auteur: Anglaise
Editions Pocket Jeunesse (2 juillet 2015)
86 pages
ISBN-10: 2266259849
ISBN-13: 978-2266259842
Genre: Bande-dessinée
Lu le: 25 Octobre 2019
Ma note: 15/20

Résumé/4ème de couverture :

Sacha a découvert le véritable visage d'Étoile du Tigre et s'est enfuie de la forêt, loin des terribles complots qui s'y trament. Sans clan ni foyer, elle erre dans la ville, à la recherche de son maître. Les mauvaises rencontres se succèdent. Sacha commence à perdre espoir. Pourra-t-elle un jour retrouver une famille ?


LA GUERRE DES CLANS, ÉTOILE DU TIGRE ET SACHA, TOME 3: RETOUR AUX CLANS

Titre original : Warriors: Tigerstar and Sasha, book 3: Return to the Clans
Traduction: Aude Carlier
Scénario et Illustrations: Erin Hunter
Nationalité de auteur: Anglaise
Editions Pocket Jeunesse (2 juillet 2015)
86 pages
ISBN-10: 2266259857
ISBN-13: 978-2266259859
Genre: Bande-dessinée
Lu le: 26 Octobre 2019
Ma note: 16/20

Résumé/4ème de couverture :

De retour dans la forêt, Sacha donne naissance à trois adorables chatons. Affaiblie, elle a du mal à les nourrir. Mais la faim n'est pas le seul danger qui les guette. Sacha doit se protéger des guerriers qui rôdent et trouver un endroit sûr pour élever ses petits. Qui prendra soin d’eux ?

Mon avis:

            Ces petites bande-dessinées m’ont agréablement surprise par l’angle pris concernant l’histoire. En effet, étant dans la lecture des romans du cycle 1, j’attendais de découvrir le format bande-dessinée afin de ne pas me spoiler par rapport aux romans. Mais ma première surprise a été de constater qu’il ne s’agissait pas d’une adaptation des romans, mais plutôt des petites histoires inédites, en parallèle des romans, à la façon de spin-off. Dans cette trilogie concernant Etoile du Tigre, nous avons le plaisir de découvrir, grâce à Sacha, une autre façon de la personnalité du chat le plus détestable de la série. Néanmoins, à la fin de cette petit trilogie, je me suis peut-être spoiler et j’émets une hypothèse concernant Sacha: est-ce voulu? ai-je chercher trop loin? est-ce sensé être acté et suis-je la seule à douter?

Quoiqu’il en soit, cette petite série m’a fait passé par beaucoup d’émotions et entre le sort initial de Sacha, sa quête permanente pour trouver sa place ou encore le drame touchant son petit chaton noir, je dois avouer que tous les tomes m’ont vraiment serré le coeur. Mais avoir cette petite histoire bonus permet d’avoir un visuel des territoires et des membres des clans, et permet d’étoffer toute la série initiale, ce qui est un vrai ravissement.