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mercredi 12 juin 2019

Les indésirables (Diane Ducret)





Nationalité de l’auteur: Française
Editions J’ai Lu (28 Février 2018)
numéro 12057
350 pages
ISBN-10: 2290150827
ISBN-13: 978-2290150825
Genre: Historique
Lu le: 26 Mai 2019
Ma note: 14/20




Résumé/4ème de couverture:

Un cabaret dans un camp au milieu des Pyrénées, au début de la Seconde Guerre mondiale. Deux amies, l'une aryenne, l'autre juive, qui chantent l'amour et la liberté en allemand, en yiddish, en français... cela semble inventé ! C'est pourtant bien réel. Eva et Lise font partie des milliers de femmes "indésirables" internées par l'Etat français. Leur pacte secret les lie à Suzanne "la goulue", à Ernesto l'Espagnol ou encore au commandant Davergne. A Gurs, l'ombre de la guerre plane au-dessus des montagnes, le temps est compté. Il faut aimer, chanter, danser plus fort, pour rire au nez de la barbarie.

Mon avis:

            Puisque j’ai prévu d’acheter « La meilleure façon de marcher est celle du flamant rose » au prochain smep, je voulais découvrir la plume de Diane Ducret avant, avec « Les indésirables » que j’avais acheté au smep de l’année dernière. Même si à l’issue de cette lecture, je maintiens mon prochain achat, je dois avouer que ni l’histoire ni la plume de l’autrice ne m’ont convaincue… Le sujet est fort intéressant et les recherches bibliographiques et historiques pour édifier cette histoire romancée inspirée de quelques faits réels sont indéniables, mais est-ce dû au fait de ne pas avoir eu un esprit libéré et de ne pas être dans le bon mood au moment de cette lecture, ou le fait d’avoir eu un précédent coup de coeur sur une histoire traitant de la Seconde Guerre Mondiale (« Le lilas ne refleurit qu’après un hiver rigoureux »), toujours est-il que ça ne l’a pas fait avec moi.

Points de vue/Critiques:

            Dés le début de ma lecture, j’ai eu beaucoup de mal avec les deux personnages principaux que sont Lise et Eva. En effet, non seulement j’ai eu beaucoup de mal à comprendre qu’elles étaient toutes deux Allemandes, mais en plus je n’arrivais pas à me les imaginer et à les distinguer l’une de l’autre (j’ai longtemps cru que la blonde était brune et inversement par exemple). Ceci est un des signes avant-coureurs de la plume de l’autrice, à laquelle je n’ai du coup pas du tout adhéré. Car cette difficile distinction entre les deux héroïnes est renforcée par le fait que lorsqu’on lit un moment traitant de l’une, on passe instinctivement, sans aucune transition, sans changer de chapitre ou encore moins de paragraphe, à l’autre… A l’image de ce changement de personnage tel un interrupteur, j’ai trouvé que Diane Ducret partait régulièrement dans des disgressions au fil de son récit, qui justement, vous font perdre le fil, alors que parfois dire clairement les choses serait appréciable (par exemple, le résumé de 4ème de couverture nous informe heureusement que Suzanne est la fameuse « la goulue » puisque cela n’est jamais cité dans le récit)… Ajoutons à cela quelques petits mots de langage très soutenus dont vous ne connaissez pas la signification, parseminés ça et là qui « casse » une authenticité historique et vous aurez autant d’éléments qui ont fait que je n’ai pas du tout adhéré à la plume de l’autrice…

            Evidement l’histoire en elle-même aurait très bien pu rattraper la plume mais… elle ne m’a pas captivé plus que cela. En effet, j’ai trouvé qu’elle avait du mal à se mettre en place, en particulier, la création de ce fameux cabaret, qui non seulement arrive un peu tard faisant en sorte qu’on a l’impression de ne pas en avoir profité, mais en plus, il est vrai que certaines petites choses paraissent faciles étant donné les conditions.
Néanmoins, de façon générale, l’histoire permet de mettre en lumière une nouvelle facette de la Seconde Guerre Mondiale, assez méconnue, et qui est très intéressante de connaitre.  Entre témoignages et histoire romancée, Diane Ducret a très bien mixé le tout, en se basant sur des recherches historiques et bibliographiques impressionnantes. 

En bref:


            Malgré des recherches historiques et bibliographiques impressionnants sur un sujet très intéressant afin d’imaginer cette histoire romancée, je n’ai pas été convaincue par cette dernière, qui part parfois en disgressions et qui manque de clarté dans les personnages. Cet aspect est renforcé par la plume de l’autrice, à laquelle je n’ai pas adhéré non plus puisqu’elle m’a paru trop soutenue et pas assez authentique avec une histoire qui s’y prête et qui le mérite. Histoire et plume ne sont donc pas sur la même onde. Mais si je n’ai pas été personnellement convaincue par ce livre, je le recommande pour connaître ce pan de l’Occupation et faire connaissances avec ces femmes indésirables! 

2 commentaires:

  1. Oh, ça me donne pas super envie tout ça...
    Je vais passer mon tour car je ne pense pas que cette lecture me séduirait.
    Mais merci pour la découverte !

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    Réponses
    1. Oui à voir, j'ai pas envie non plus de ne pas conseiller ce livre qui a trouvé de nombreux lecteurs enthousiastes!

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