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dimanche 7 avril 2019

Onibi, carnets du Japon invisible






Scénario et Illustrations: Cécile Brun et Olivier Pichard
Nationalité des auteurs: Française
Editions Issekinicho (14 octobre 2016)
128 pages
ISBN-13: 979-1095397021
Genre: Bande-dessinée
Lu le: 30 Mars 2019
Ma note: 14/20




Résumé/4ème de couverture :

Cachés au bord d’un sentier de campagne ou à l’ombre d’un temple, les esprits japonais, renards, tanuki et autres yokai guettent le voyageur égaré dans l’espoir de lui jouer des tours. Cécile et Olivier, fraîchement installés en bordure de la mer du Japon à Niigata, achètent un vieil appareil un peu spécial censé imprimer ces esprits sur la pellicule. Dans leur quête pour les prendre en photo, ils dressent le portrait d un Japon en équilibre entre deux mondes.

Malgré la modernisation du pays, les Japonais continuent souvent à prendre les histoires de fantômes très au sérieux. Les histoires de yokai et autres esprits restent présentes et ancrées dans le folklore populaire.

Mon avis:

            Obini, c’est une bande-dessinée à l’histoire atypique, dont je n’arrive toujours pas à discerner le réel de l’imaginaire (étant donné que ce roman graphique mêle réellement fiction et autobiographie), mais cette absence de classification franche n’est pas dérangeante puisqu’elle fait partie du charme de album. L’aspect fictionnel se caractérise par cette quête des fantômes (yokai) suite à l’achat de l’appareil photo par Cécile, et sera le moteur scénaristique du livre. Après les pages d’introduction qui se terminent par l’achat de l'appareil photo, le reste du livre sera structuré en chapitres, et chaque chapitre sera en fait une séquence durant laquelle nos personnages essaie de débusquer un yokai, avec en guise conclusion la photo dudit yokai prise par Cécile. Si cette construction est bien étudiée et est clairement définie, j’ai en revanche eu plus de mal à situer périodiquement parlant chaque épisode du voyage de Cécile et Olivier, ces différentes sénètes manquant un fil conducteur plus affermi. 
Si l'on met de côté cette "chasse au yokai", tout le reste de l'ouvrage est en fait un récit autobiographique. Durant leur périple, Cécile et Olivier vont arpenter des lieux, rencontrer des personnes, et vivre des évènements qui sont totalement ancrés dans le réel. 

En bref:


            Avec une grosse dose d’onirisme mêlant subtilement fiction et autobiographie, Obini s’inscrit parfaitement dans tout le folklore et la culture nipponne et ne pourra que ravir les grands fans du Japon puisqu’il offre une vision très réaliste du Japon provincial. On découvrira dans le livre un Japon champêtre, peuplé principalement de personnes âgées sympathiques et qui accordent une grande importance aux traditions.

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