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mercredi 17 octobre 2018

Maria Vittoria (Elise Valmorbida)





Titre original: The Madonna of the mountains
Traduction: Claire Desserrey
Nationalité de l’auteur: Australienne
Editions Préludes (19 Septembre 2018)
448 pages
ISBN-10: 2253107956
ISBN-13: 978-2253107958
Genre: Contemporain
Lu le: 7 Octobre 2018
Ma note: 14/20



Résumé/4ème de couverture:

1923, dans un hameau perdu au cœur des Dolomites. Maria Vittoria est une jeune femme belle et discrète. Quand son père désigne pour elle son futur époux, Maria s'incline, et bientôt le couple fonde un foyer et ouvre un magasin. Or l'ombre du fascisme et la menace de la guerre pourraient bien rompre l'équilibre et séparer les familles. Entre amour et haine, jalousie et générosité, foi et raison, Maria devra choisir son destin. Au prix, parfois, d'immenses sacrifices...

Mon avis:

            Merci beaucoup une nouvelle fois Maud pour m’avoir proposé le titre de la rentrée littéraire des éditions Préludes, à savoir, « Maria Vittoria » qui m’a convaincu par le fait que l’on y abordait la montée du fascisme et le début de la guerre, mais tout ceci en Italie et avec la vision d’une femme. Et cette lecture m’a agréablement surprise et au fur et à mesure que les pages défilaient, elle m’a de plus en plus envoutée et passionnée. Petit bémol tout de même pour le style d’écriture et pour le rythme trop inégal puisque l’on retrouve certaines longueurs qui casse le rythme après des passages beaucoup plus intéressants et attrayants.

Points de vue/Critiques:

Avec le synopsis, et confirmé dés les premières pages, on peut constater que nous sommes en présence d’un livre racontant « simplement » une histoire de vie. Dés lors, on pourrait craindre un manque d’accroche et d’intérêt. Mais plus je m’immisçais dans l’histoire de Maria, plus elle me devenait incroyable et accrocheuse. Avec son épopée à travers la guerre, Maria s’est révélée être une femme véritablement passionnante. On début en faisant la connaissance d’une jeune femme prude et fragile et la montée du fascisme et l’arrivée de la guerre vont la contraindre par la force des choses à devenir une femme aguerrie. Pour cela, elle va devoir multiplier les casquettes : femme, amante, épouse battue à épouse qui tient les rênes, mère de nombreux enfants, sœur, et épicière, telles sont les nombreuses facettes de Maria, qui malgré cette pluralité, tient à bras le corps sa famille, sa condition et toujours la tête haute avec détermination. Il faut dire aussi que la religion à eu une place très importante dans la vie de Maria pour pouvoir faire face à tout ce qu’elle endure, même si ses valeurs l’a pousseront à faire et à assumer des choses, qui nous en tant que lecteurs d’aujourd’hui, avons du mal à comprendre.
Maria va donc à chaque instant prendre son destin en main, elle est courageuse et consciencieuse, et c’est un personnage qui a éveillé mon admiration.

Le thème de la guerre, (et la montée du fascisme) est aussi prépondérant dans l’histoire de Maria. Mais le fait d’être en Italie apporte une autre vision différente de celle que l’on peut avoir plus communément et le livre explore donc l’histoire d’un pays et d’une région. Ainsi, les déportations, les dénonciations, les pénuries, la résistance, la maladie sont évoqués et surtout le rapport aux ressources alimentaires durant cette période est très clairement accentué, surtout par le métier d’épicière de Maria et de son mari. Les rationnements sont nombreux, le fait de tenir un commerce de bouche n’apporte aucune aide aux commerçants, l’important est d’essayer de trouver d’autres ressources, de quelques manières que ce soit pour pouvoir vivre et faire survivre sa famille. Les nombreuses cachettes, l’exploitation d’un jardin et les économies sont quelques moyens de survie jusqu’à ce que eux aussi se retrouvent tari à un moment donné…

Durant ces moments où l’on découvre véritablement la vie difficile et hors du commun de Maria durant ces temps de guerre, les informations sont tellement intéressantes et  passionnantes, que bille en tête, les pages défilent rapidement. Mais juste après cela, on tombe sur des passages moins emballants et enrichissants. On trouve donc un rythme inégal avec quelques longueurs qui ralentissent et coupent tout élan et intérêt, dommage.

En bref:


            « Maria Vittoria » c’est l’histoire et l’épopée très intéressante et passionnante de cette femme aux allures d’héroïne. A travers la guerre et la montée du fascisme, en Italie, dans le fin fond des Dolomites, on découvre le portait d’une femme aux multiples casquettes partagée entre son devoir conjugal, son métier d’épicière et l’éducation de ses enfants. C’est un régal de suivre la vie de cette femme courageuse, passionnante et déterminée qui s’est émancipée des conditions et des diktats féminins de l’époque afin de prendre des décisions éloignées mais nécessaires à la survie de sa famille. Dommage que le récit doit inégal en terme de rythme, avec des longueurs entrecoupant le récit et ralentissant la lecture.

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