Mes derniers avis romans:



dimanche 11 mars 2018

Carnet de thèse






Scénario et Illustrations: Tiphaine Rivière
Nationalité de l’auteur: Française
Editions Seuil (19 Mars 2015)
179 pages
ISBN-10: 2021125947
ISBN-13: 978-2021125948
Genre: Bande-dessinée
Lu le: 2 Mars 2018
Ma note: 15/20



L’histoire:

Quand une jeune enseignante quitte son collège de ZEP pour se lancer, euphorique, dans une thèse, elle n’imagine pas le chemin de croix sur lequel elle s’engage…

Autour de Jeanne défile l’univers des thésards : le directeur de recherche charismatique, expert dans l’art d’esquiver les doctorants qui attendent fébrilement la lecture de leurs pavés ; la secrétaire usant de toute l’étendue de son pouvoir d’inertie dans le traitement des dossiers dont on l’accable ; les colloques soporifiques où sont livrés en pâture les aspirants chercheurs ; les amphis bondés de première année devant lesquels ils s’aguerrissent en étrennant des cours laborieux payés au semestre et dont ils recueillent les fruits dans des copies désarmantes de candeur ; la jungle de la compétition académique et le dénuement d’une université malmenée ; la famille et les amis qui n’y comprennent rien ; l’infortuné compagnon endurant par procuration le calvaire de cette thèse qui n’en finit pas…

À la manière d’un récit d’apprentissage, avec drôlerie et finesse, ce roman graphique raconte le quotidien de doctorants qu’on compte aujourd’hui en France par dizaines de milliers et qui, comme Jeanne, poursuivent leur recherche comme une quête existentielle. Vous en connaissez forcément. Après avoir lu ce livre, vous ne leur demanderez plus : « Alors, cette thèse ? »

Mon avis:

Même si personnellement j’ai choisi de ne pas faire de thèse, j’étais très curieuse de voir comment l’auteure allait traiter ce vaste sujet! Cette lecture fut très intéressante et drôle et reste très largement accessible à tous, que l’on soit thésard ou non. 
On suit donc la jeune Jeanne qui va trouver le courage de changer sa vie afin d’entreprendre dune thèse avec beaucoup d’enthousiasme. Mais très vite, le merveilleux monde qu’elle idéalisait se transforme en mésaventure et sa quête « désespérée » garantit au lecteur des fous rires inoubliables. Mais le pire c’est qu’entre les retards liés à la paperasserie, les cours à préparer et à donner afin de gagner un peu d’argent, les recherches presque sans fin à faire pour son sujet, la préparation de son mémoire et le silence et la fuite de son directeur, le temps malheureusement file à une vitesse folle. Il faut donc gérer le tout, tout en préservant un semblant de vie personnelle. On comprend tout rapidement qu’entreprendre une thèse c’est entreprendre aussi un véritable parcours du combattant faits d’innombrables obstacles et de galères. Car à côté des problèmes liés spécifiquement à la thèse en elle-même, s’ajoutent les galères financières, les crises dans le couple et l’incompréhension de la famille.
Autant dire que l’on comprend parfaitement l’évolution physique de la tête des thésards sur leur photo d’identité et leur cynisme progressif au fil des années qui s’écoulent! 

On retrouve donc parfaitement toute la psychologie et les sentiments rencontrés chez les thésard, mais également un univers assez restreint qui se limite finalement à l’université, le bureau, la bibliothèque, sa chambre, son ordinateur et ses plats réchauffés. 

En bref:

            Que l’on soit ou non coutumier de l’univers des thèses, ce roman graphique peut s’adresser à tous puisqu’il éclaire très bien sur le sujet. Avec énormément d’humour, l’auteure arrive parfaitement à retranscrire cette courte mais intense prude de la vie d’une étudiant en thèse tout en réussissant (presque) à la dédramatiser puisqu’elle peut vite et rapidement devenir une épreuve. 

Autour du livre:

  • Livre emprunté à la bibliothèque

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire