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mercredi 14 mars 2018

Blacksad, tome 4: l'Enfer, le silence




Scénario: Juan Diaz Canales
Illustrations: Juanjo Guarnido
Nationalité des auteurs: Espagnole
Editions Dargaud (17 Septembre 2010)
56 pages
ISBN-10: 2205063138
ISBN-13: 978-2205063134
Genre: Bande-dessinée
Lu le: 8 Mars 2018
Ma note: 16/20




L’histoire:

Années 1950, La Nouvelle-Orléans, où la fête de Mardi gras bat son plein.

Grâce à Weekly, un producteur de jazz dénommé Faust fait la connaissance de Blacksad. Faust demande à ce dernier de s'occuper d'une affaire : un de ses musiciens, le pianiste Sebastian, a disparu. Il n'a pas donné signe de vie depuis des mois, mettant en péril le label musical privé d'une star.

Faust craint que Sebastian ait, une fois de trop, sombré dans la drogue. Sa requête est d'autant plus pressante que Faust se sait atteint d'un cancer. Blacksad accepte la mission et découvre peu à peu que Faust ne lui a pas tout dit. Il s'aperçoit qu'il est lui-même manipulé, mais décide tout de même de retrouver Sebastian pour comprendre les raisons de sa disparition. Il ne sait pas encore qu'il va connaître son enquête la plus éprouvante, à plus d'un égard.

Mon avis:

Encore une fois, les enquêtes de Blacksad nous entraine dans une toute nouvelle thématique! Effectivement, nous retrouvons notre détective, à côté de Weekly dés les premières vignettes, à la Nouvelle-Orléans. Nous savons immédiatement que nous baignerons agréablement dans l’univers de la musique jazzy. Blacksad devra donc retrouver la trace de Sebastian Fletcher, un pianiste de jazz surdoué mais héroïnomane, disparu en laissant derrière lui sa femme enceinte.
La Nouvelle-Orléans se révèle un territoire idéal tant pour la plume de Díaz Canales que pour les pinceaux de Guarnido. La plongée dans le monde du jazz et du blues proposée ici apparaît, somme toute, comme une évolution logique eu égard à la place de plus en plus importante qui y était accordée dans les albums précédents. La musique est donc le fil conduction de l’histoire: la transformation d'une musique de rue en industrie, la drogue comme fréquente compagne funeste de la création, la douceur d'une berceuse chantée à un enfant, l'engagement d'une chanson revendicatrice qui vient, enfin, briser un silence infernal… 

Est-ce dû à l’ambiance envoutante et douce de la Nouvelle-Orléans, mais quoiqu’il en soit, même si nous retrouvons Blacksad avec toute son imposante carrure et autorité, il faut reconnaître que l’on ne retrouve pas son mordant dans ses paroles, ses répliques ne faisant pas vraiment mouche. 
En revanche, côté personnages, c’est très agréables de voir apparaître de nouveaux animaux croqués tels que la chèvre, l’âne, l’hippopotame, la moufette ou le renard. De plus, les scènes de liesse populaire sont de toute beauté et d’un travail exemplaire!

Dans ce tome, nous retrouvons également dans la colorisation de la flamboyance et de la festivité à l’image de la ville musicale de la Nouvelle-Orléans. En effet, on abandonne ici l'usage d'une couleur dominante pour l'album : la Nouvelle Orléans offre à la palette de Guarnido l'occasion d'un débordement multicolore. Ainsi après une double page au bleu dominant par exemple, la double page suivante sera à prédominance orange. On remarque quasiment continuellement ces alternances de couleurs et donnent du peps, corroborant parfaitement l’ambiance du scénario.

En bref:

            Ce quatrième tome est d’une grande qualité tant au niveau des illustrations que de la colorisation, toutes deux s’intensifiant et montant d’un cran. Le fait que retrouver une nouvelle enquête dans la ville de la Nouvelle-Orléans y est pour beaucoup et s’y prête parfaitement. L’ambiance est ainsi particulière et nous entraine avec logique dans une affaire où se mêle la musique et le jazz.

Autour du livre:
  • Tome 1: Quelque part entre les ombres (<— chronique à retrouver ici)
  • Tome 2: Arc-nation (<— chronique à retrouver ici)
  • Tome 3: Âme rouge (<— chronique à retrouver ici)
  • Livre emprunté à la bibliothèque

2 commentaires:

  1. Cette ambiance Nouvelle-Orléans donne à ce tome un côté encore plus "film noir". J'adore <3

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    Réponses
    1. Oui c'est une ambiance qui se prête parfaitement à celle de Blacksad!

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