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lundi 12 février 2018

Il est toujours minuit quelque part (Cédric Lalaury)





Nationalité de l’auteur: Française
Editions Préludes (7 Février 2018)
352 pages
ISBN-10: 2253045608
ISBN-13: 978-2253045601
Genre: Thriller
Lu le: 6 Février 2018
Ma note: 14/20





Résumé/4ème de couverture:

            Bill Herrington est un homme heureux. La cinquantaine approchant, il a une femme qu'il adore, deux filles aimantes, et un poste de professeur de littérature dans une prestigieuse école préparatoire. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes... jusqu'au jour où il trouve dans son casier l'exemplaire d'un roman à sensation publié par un mystérieux inconnu : Richard Philip Kirkpatrick. Pas de quoi chambouler le professeur Herrington. À un détail près : ce roman raconte une histoire vraie. L'histoire d'un crime dont Bill était persuadé que personne n'en avait jamais eu connaissance. C'est du moins ce qu'il a toujours cru. Ce livre étrange va bientôt envahir l'existence de Bill et tout contaminer autour de lui à la façon d'un virus. Sa vie paisible et confortable, ainsi que son équilibre psychologique, vont vite menacer de voler en éclats sous l'effet dévastateur de ce roman vengeur qui a réveillé tous les fantômes du passé.

Mon avis…:

…Général:

            Je remercie beaucoup les éditions Préludes pour l’envoi de ce livre, qui constituait en plus, un très joli colis personnalisé! (on avait presque pas envie de le déballer!). La phrase d’accroche du livre nous vend celui-ci comme un thriller psychologique, catégorie qui correspond le mieux pour une lecture dans laquelle la part de mystère et le suspense sont bien présents et importants, même si je n’ai pas ressenti totalement l’angoisse. Quoiqu’il en soit, ce fut une bonne lecture, l’histoire ne m’a pas surprise, mais c'est surtout le personnage principal antipathique et mou que l'on retient presque le plus! En revanche, l’écriture est très bonne, j’ai très bien pu visualiser toute l’histoire, que je compare, tant dans le scénario que par l’écriture scénaristique assez descriptive, comme un bon téléfilm (à ne pas prendre dans un sens péjoratif, c'est un compliment!) mais déjà vu à la télé... 

… Sur les personnages:

Le personnage principal, Bill Herrington est décrit, consciemment, comme quelqu’un de banal: professeur, marié, deux enfants, vivant dans son petit monde personnel, quotidien et classique qui font tout pour lui instaurer un cadre rassurant et sur lequel il peut maîtriser les choses. Et à partir du moment où son mystérieux passé resurgir de façon inattendue et avec du chantage, ce personnage ne semble pas du tout ébranlé! Face à ce début de situation angoissante, il est totalement passif sur ce qu’il vit, comme s’il voyait sa propre vie en tant que spectateur. Ainsi, qu’est-ce qu’on a envie de le prendre par les épaules et de le secouer comme un prunier!! Surtout quand on connaît la fin du roman et donc le véritable passé de Bill, c’est vraiment difficile de comprendre sa quasi non-réaction au moment de la découverte du livre qu’il reçoit! De ce fait, en étant antipathique, il est vraiment difficile de cerner ce personnage et encore plus de dire qu’il est attachant! Est-ce un bon point pour pouvoir rendre plus paradoxale et frappante la situation de Bill par rapport à son caractère et renforcer ce sentiment de culpabilité ou cela est-il dommage en se disant que si le lecteur s’était senti proche de Bill, en ayant pour lui plus d’empathie, cela aurait considérablement accentuer le côté angoissant et psychologique du livre? 

En revanche, le personnage de Kirkpatrick est lui très intéressant. C’est plutôt à travers lui que j’ai ressenti une certaine angoisse car je me suis posée plein de questions concernant sa personnalité! 

Points de vue/Critiques:

            Par rapport à ce qui torture l’esprit de Bill et au fil des découvertes, on est amener à ressentir de plus en plus d’angoisse et d’oppression en voulant absolument savoir au plus vite ce qu’il s’est passé sur cette fameuse île 20 ans auparavant. Et même si la construction de l’histoire et la plume de l’auteure qui sont toutes deux très bonne, le fait d’avoir un personnage principal trop passif fait en sorte que l'on ne réussi pas totalement à ressentir une réelle atmosphère oppressante. 

À partir du moment où Bill reçoit ce fameux et mystérieux livre, il devient totalement passif comme je le disais. Oui il se pose des questions, mais ne fait rien pour essayer de découvrir qui se cache derrière cet ouvrage et n’agit pas afin de tenter de trouver des réponses à ses questions. Ainsi, pourquoi attend-il pour téléphoner à ses anciens amis pour savoir s’ils ont reçu le livre comme cela semble être le cas? Pourquoi ne cherche pas comment on aurait pu le mettre dans son casier et dans sa cuisine (interrogation de gens, de voisins, visualisation de caméras, etc…). 
A la décharge de Bill, en revanche, dans sa bande d’amis de jeunesse, l’auteur nous parle de deux jeunes hommes que l’on ne retrouve à aucun cas dans cette affaire alors que normalement tous reçoivent une copie du livre. Pourquoi les avoir exclu de l’histoire?

Malgré ce principal problème du manque d’action du personnage principal, l’histoire en elle-même est plutôt bien construite. Le final est très bon, un bon petit final en apothéose qui arrive parfaitement au sommet de cette histoire. 
La plume de Cédric Lalaury est plutôt agréable et elle est suffisamment bien descriptive pour que tout au long de ma lecture, j’imaginais visuellement très bien le tout. J’assimile donc sa plume comme quelque chose de très scénaristique. Néanmoins, avec l’histoire en elle-même, cette bonne visualisation amène un côté perversif: j’ai donc tout de suite pensé à un téléfilm plus ou moins déjà-vu, surtout quand vient le final!

En bref:

            « Il est toujours minuit quelque part » offre une bonne histoire avec pour sujet principal la culpabilité et ses conséquences. Le fait d’avoir un personnage principal peu attachant et beaucoup trop passif par rapport à ce qui lui arrive, fait peut-être en sorte que l’on a un peu de mal à ressentir un sentiment montant d’angoisse et d’oppression, alors que la plume de l’auteur est très agréable et sans fioritures, avec suffisamment des descriptions pour rendre toute l’histoire très visuelle… mais qui nous oriente du coup vers quelque chose peut-être de déjà vu. Ce thriller psychologique reste tout de même une bonne et agréable lecture dans lequel le suspense monte crescendo. 



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