Mes derniers avis romans:



dimanche 14 octobre 2018

Betty Boob





Scénario: Véronique Cazot
Illustrations: Julie Rocheleau
Nationalité des auteurs: Française
Editions Casterman (13 septembre 2017)
182 pages
ISBN-10: 2203112409
ISBN-13: 978-2203112407
Genre: Bande-dessinée
Lu le: 7 Octobre
Ma note: 14/20



L’histoire:

Elle a perdu
son sein gauche,
son job
et son mec.

Elle ne sait pas encore,
mais c'est le meilleur jour de sa vie.

Mon avis:

Encore un titre dont je surveillais ardemment la disponibilité en bibliothèque tant le titre, le sujet et le succès de cette bande-dessinée étaient attrayants. Le fait de découvrir qu’il s’agissait d’une bande-dessinée quasiment sans texte, sans bulles de paroles m’a étonnée et m’a désarçonnée, et malheureusement, je n’ai pas réussi à entrer pleinement dans l’histoire et à m’en imprégner comme il se doit. J’ai déjà lu des bande-dessinée muettes    dont l’histoire s’y prêtait parfaitement, mais ici, j’ai trouvé que l’absence de texte n’était pas forcément une bonne idée et desservait le sujet.

Points de vue - Critiques:

Peut-être est-ce moi qui n’est pas suffisamment pris le temps d’analyser et de bien regarder les dessins pour analyser tout ce que le personnage principal éprouve, ressent et veut nous dire, ou peut-être est-ce du aux dessins en eux-mêmes dont les traits sont fins mais qui manque de netteté pour moi, toujours est-il que je n’ai pas toujours compris le message que voulais nous faire passer l’autrice à travers son personnage. Evidemment, on comprend que la perte d’un sein chez Elizabeth va la faire passer par des moments de doutes, d’interrogations et de faiblesse quand à sa condition de femme, d’amante et de femme active. Et c’est à travers un cabaret dont elle va intégrer la troupe qu’elle va se relever, remonter la pente, s’assumer et avance pleine de joie et de vie. C’est donc vraiment la reconstruction en tant que femme que l’autrice a voulu mettre en scène en mettant l’accent sur la féminité sans jamais choquer, tout en montrant que le regard des autres, le rapport à son corps et le poids de la société sont toujours et grandement présents…

Même si tout cela est très facilement compréhensible malgré l’absence de texte, il est vrai que pour certaines illustrations et vignettes, je n’ai pas su quoi en retirer comme information. De plus, ne pas mettre de mots sur certains ressentis m’a masqué quelque peu ce sentiment touchant et émouvant attendu dans ce genre d’histoire.

En bref:

            Désarçonnée et frusquée, tels sont les sentiments qui m’animent à la sortie de la lecture de cette bande-dessinée. En effet l’absence de texte m’a étonné et m’a empêché de prendre pleinement conscience de tout ce que l’autrice a voulu nous faire partager. L’histoire est profondément féministe et se focalise sur la reconstruction en tant que femme suite à la perte d’un sein, mais la poésie et l’émotion attendues dans ce genre d’histoire n’ont pas ressorti et ne m’ont pas atteint du fait de l’absence de texte, dommage… 

La boîte à musique, tome 1: bienvenue à Pandorient




Scénario: Carbone
Illustrations: Gijé
Nationalité des auteurs: Française
Editions Dupuis (26 Janvier 2018)
56 pages
ISBN-10: 280017319X
ISBN-13: 978-2800173191
Genre: Bande-dessinée
Lu le: 6 Octobre 2018
Ma note: 16/20




L’histoire:

Pour son huitième anniversaire, Nola, petite fille espiègle, reçoit de la part de son père Martin la boîte à musique de sa mère, Annah, récemment décédée. Cette boîte est un symbole pour la petite fille, mais très vite, la fillette croit voir des signes de vie à l'intérieur. Oui, elle ne rêve pas : quelqu'un lui fait signe et lui demande de l'aide. Dès lors, en suivant les instructions d'Andréa, la fille de la boîte à musique, Nola rapetisse, entre dans la boîte et découvre le monde de Pandorient, un monde incroyable... Le temps presse cependant, car Mathilda, la mère d'Andréa et de son frère Igor, est gravement malade... Que lui arrive-t-il ? Aurait-elle été empoisonnée ? L'eau serait-elle contaminée ? Rapidement, les soupçons se confirment. En urgence, les enfants vont s'occuper de Mathilda puis remonter la piste du pollueur sans vergogne... avant que Nola ne regagne sa vie dans son monde, aux côtés de son père. 

À moins que tout cela ne fût qu'un rêve... ou pas !

Mon avis:

Je surveillais depuis un moment l’arrivée de cette bande-dessinée jeunesse dans ma bibliothèque et j’ai tellement bien fait la chose, que la bibliothécaire m’a informé que j’étais la première à l’emprunter ! J’ai aimé l’histoire (à la fois pleine d’aventures mais en même temps assez classique dans le scénario du genre fantastique) mais j’ai surtout aimé les illustrations qui ont un style bien particulier et difficile à détailler et expliquer avec une superbe colorisation qui en met plein les yeux !

Points de vue - Critiques:
L’univers déployé par les auteurs est vraiment magique et fabuleux. On retrouve des personnages appartenant plus à un univers bestiaire plus ou moins connu, où les hybrides et les inconnus ont l’air nombreux, avec un paysage hautement bariolé, pétillant et bluffant de beauté. Dans cet univers féerique riche et fourni, se déploie une histoire dont le scénario semble assez classique en matière de fantastique (mais qui promet donc de belles perspectives pour la suite, avec plein de mystères en perspective) et qui n’échappe pas à la règle du premier tome : dérouler une histoire complète et prenante avec son minima d’interrogations tout en conservant l’obligation de ne pas en dire plus afin de poser le cadre. Une fois le livre refermé, une petite pointe d’amertume est présente puisque l’impression d’être allé trop vite est là, mais c’est aussi la preuve du plaisir procuré à découvrir ces lieux fantastiques.

En bref:

            Une très belle entrée en matière pour cette nouvelle série dont il nous tarde de connaitre la suite, afin bien sûr d’évoluer dans le scénario (ici assez classique dans le genre fantastique) et voir quel chemin sera pris par les auteurs parmi les nombreux tenants et aboutissants possibles, mais surtout afin de retourner dans cet univers féerique et magique, où on en prend plein les yeux et qui est merveilleusement bien mis en valeur par une superbe colorisation et des illustrations faites de manière originale mais difficile à décrire.


L'île errante, tome 1




Titre original : Bouken Erekitetou, book 1
Traduction: Géraldine Oudin
Scénario et Illustrations: Kenji Tsuruta
Nationalité de l’auteur: Japonaise
Editions Ki-oon (7 Septembre 2017)
Collection Latitudes
190 pages
ISBN-13: 979-1032701850
Genre: Manga
Lu le: 28 Septembre 2018
Ma note: 14/20



L’histoire:

Mikura Amelia est une des rares pilotes à s’occuper des livraisons entre les îles éloignées de la préfecture de Tokyo. À bord de son hydravion, elle est un lien précieux entre les villages de pêcheurs et connaît la mer environnante comme sa poche. Élevée par son grand-père, elle se retrouve seule après sa mort, avec pour seul héritage sa maison et ses affaires personnelles. Mikura y découvre une pile de carnets de notes et un courrier adressé à une Mme Amelia, sur l’île d’Electriciteit. Sauf que cette île n’existe sur aucune carte ! Certains affirment l’avoir vue apparaître tout à coup au milieu de la mer et disparaître aussi vite, comme par enchantement… Réalité ou illusion ? Peu importe ! Mikura décide de reprendre le flambeau de son grand-père : elle se donne pour mission de retrouver l’île et de livrer le mystérieux courrier coûte que coûte !

Mon avis:

            Avec « l’île errante » on rentre un peu dans l’univers de Miyasaki et on part à l’aventure! Je n’ai pas vraiment adhéré à ce titre sélectionné pour le prix des Mordus du manga, puisqu’il est vrai que nous sommes plutôt dans le genre d’histoire un peu molle et très contemplative. En effet, on retrouve très peu de texte, ce qui fait que l’histoire avance très peu malgré un nombre de pages conséquentes pour un premier tome, au profit de très nombreuses vignettes faites uniquement de dessins ne faisant pas évoluer l’histoire. 

Le personnage de Mikura semble intéressant mais il est dommage que son histoire personnelle ne soit pas assez décrite et approfondie. Dommage également qu’elle soit toujours représentée quasi nue: elle étudie totalement nue ou voyage dans son avion en maillot de bain…En revanche, j’ai beaucoup aimé sa persévérance et son travail acharné, en l’honneur son grand-père et son histoire va donc être une invitation au voyage et une belle ode à l’aviation. 

En bref:

            Pour une entrée en matière, ce premier tome manque cruellement d’informations, que se soit au sujet du personnages principal ou de l’histoire en elle-même, puisque le peu de texte est plutôt mis à profit par des illustrations nombreuses et finement détaillées mais qui ne permettent pas de faire évoluer suffisamment l’histoire. On se retrouve plutôt dans un tome contemplatif mais qui est une belle façon de rendre hommage à l’aviation et au voyage. 

Autour du livre:
  • Livre emprunté à la bibliothèque