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lundi 11 novembre 2019

Le bonheur n'a pas de rides (Anne-Gaëlle Huon)






Nationalité de l’auteur: Française
Editions Le Livre de Poche (3 Avril 2019)
365 pages
ISBN-10: 2253906808
ISBN-13: 978-2253906803
Genre: Contemporain
Lu le: 24 Octobre 2019
Ma note: 15/20




Résumé/4ème de couverture:

Paulette a 85 ans, un caractère bien trempé, et pas toute sa tête. Enfin, à ce qu’elle prétend. Lorsqu’elle se retrouve bien malgré elle la nouvelle pensionnaire de l’Auberge de Monsieur Yvon, elle n’a qu’une obsession : en partir ! Mais c’est sans compter sur l’étrange fascination que les autres habitants et leurs secrets vont bientôt exercer sur elle. Que contiennent ces lettres mystérieuses trouvées dans la chambre de Monsieur Georges ? Qui est l’auteur de ce carnet abandonné dans la bibliothèque ? Une chose est certaine : Paulette est loin d’imaginer que ces rencontres vont changer sa vie et peut-être, enfin, lui donner un sens. Des morceaux de vie qui enchantent, des chagrins, des joies, des confidences. Un roman tendre et lumineux qui nous parle d’amour et d’amitié à l’heure où on ne s’y attend plus. Un roman qui fait aimer la vie. « Un livre qui nous émerveille autant qu’il nous captive, avec humour et délicatesse, nous donnant à voir la fragilité des êtres humains tout autant que leur soif de bonheur. Un pied-de-nez à la morosité qui vous parle au cœur. »

Mon avis:

            Anne-Gaëlle Huon faisait partie de ces autrices françaises que je souhaitais découvrir, dont je voyais de plus en plus souvent les livres passer avec de bons retours dessus. Ce livre feel-good promet de passer un bon moment de lecture teinté de bons sentiments et d'une douce nostalgie propre à ceux que les personnes âgées peuvent nous apporter. Et ce livre tient toutes ses promesses puisqu'il est pétillant d'amitié, d'amour et de rires.

Points de vue/Critiques:


            Lorsqu'il est question d'histoire avec des personnes âgées comme personnages principaux, il y a tout de suite cette petite clochette de l'humour, de la tendresse et de la leçon de vie qui teinte. Et c'est précisément tout ce qui résonne dans ce livre, léger, mais pas simpliste, et rempli de bons sentiments, mais pas culcul pour autant. Grâce au caractère bien trempé de chacun des personnages, et en particulier celui de Paulette, les situations cocasses et les reparties ne sont pas rares et procurent de bons moments de rire. Mais au fur et à mesure, on découvre que pour chaque protagoniste de l'auberge de Monsieur Yvon, le rire se transforme en tendresse, et parfois même, en tristesse. Et puis, tous portent leurs secrets et leur petits mystères que l'on a hâte de découvrir : quels sont  les secrets de Monsieur Georges ? Et ceux de Nour ? Qui est donc Hypolite ? A qui appartiennent les lettres ?  Car si certaines réponses à ces questions sont assez facilement devinables (et dans ces cas-là, le voile est levé rapidement : ce qui est toujours agréable de constater que l'autrice est restée logique et sur la même longueur d'onde qu'un lecteur), d'autres nous font gamberger pendant presque tout le roman, jusqu'à vraiment nous surprendre.

            Le fait que l'on ai pas uniquement des personnages du troisième âge dans cette histoire, fait que les liens intergénérationnels sont mis en avant, et donc, que ces personnes ont toujours quelques chose à nous transmettre et qu'il faut en prendre soin. Avec tout ce petit monde à l'auberge, on se retrouve nettement dans une ambiance familiale, parfois chaleureuse et parfois fâcheuse, mais quoiqu'il en soit, que l'on a pas envie de quitter.

En bref:

            Le bonheur n'a peut être pas de rides d'après Anne-Gaëlle Huon, mais il y en a tout simplement dans ce roman ! En effet, dans cette histoire simple (dans le bon sens du terme), peuplée de bons sentiments et bourrée d'humour grâce aux caractères forts et engageants des locataires de l'auberge de monsieur Yvon, on passe un très agréable moment, tout en ayant cette douce nostalgie emprunte de douceur, de tendresse et parfois de tristesse propres aux personnes âgées. Et le fait que chacun d’entre eux cache une part de mystère sous leurs carapaces, on part à la chasse aux secrets. Bref, « le bonheur n'a pas de rides » tient toutes ses promesses puisqu'il est pétillant d'amitié, d'amour et de rires.

jeudi 7 novembre 2019

Au crépuscule (Anthony Yno Combrexelle)






Nationalité de l’auteur: Française
Editions 404 (5 Septembre 2019)
320 pages
ISBN-13: 979-1032402795
Genre: Fantastique, Jeunesse
Lu le: 19 Octobre 2019
Ma note: 14/20





Résumé/4ème de couverture:

Paris, 1893. Quatre adolescents orphelins appartiennent à la Garde de l'éther, une organisation secrète chargée de retrouver des objets magiques. Lorsque les enfants de leur ancien orphelinat disparaissent en même temps que les gargouilles de Notre-Dame, les quatre jeunes gardes se lancent à leur recherche, affrontant de dangereuses créatures.

Mon avis:

            Après avoir lu et beaucoup apprécié l'univers de « Presque minuit » l'année dernière, la surprise a été très agréable de constater et de recevoir cette « suite » indépendante. En effet, même si l'auteur a repris ce même univers du Paris du 19ème siècle avec sa touche de fantastique, on retrouve les mêmes jeunes héros. Mais pas de panique, ce livre peut très bien se lire indépendamment du « premier ». Si l'histoire et l'univers m'ont une nouvelle fois embarqué, la plume ne m'a vraiment pas satisfaite, voire énervée. On passe lorsqu'il s'agit d'un premier livre, mais pas pour le deuxième, d'autant plus que cela est vraiment frustrant étant donné que ça dessert énormément une histoire captivante.

Points de vue/Critiques:

            Tout comme dans « Presque minuit », « Au crépuscule » nous embarque dans un univers fascinant : celui de Paris, au 19ème siècle avec un cadre steampuck / fantasy. J'aime vraiment beaucoup cet univers, parfaitement maîtrisé, que l'on imagine très facilement au niveau graphique. C'est vraiment un plaisir de naviguer dans une ville connue, qui nous dévoile ses mystères d'époque donnant une touche d'Histoire mais que nous redécouvrons grâce à une touche de magie, touche tout de même assez prédominante mais parfaitement équilibrée. Et cet univers ne serait pas aussi attachant sans ses personnages phares que nous connaissons :  Bègue, Allumette, Fleur et Morve. Les jeunes que nous avons découvert dans « Presque minuit » ont un peu grandi et sont maintenant devenus des adolescents. Et leur personnalité et leur psychologie évoluent aussi, donnant du corps à l'histoire. Ainsi, fini le temps de l'enfance et place aux épreuves. L'auteur explore ainsi les failles et les démons de l'être humain, tout en conservant l'idée du pardon (et des excuses) qui est possible pour tous. C'est une belle mise en scène de la dualité et de l'équilibre fragile entre le bon et le mauvais qui est en chacun, qui est d'autant plus d'actualité au moment de l'adolescence.

            En revanche, tous ces points forts du livre m'ont paru de plus en plus occulté par une plume qui ne m'a absolument pas convaincue, voire énervée, au point de plutôt me convaincre d’en finir au plus vite avec ce livre. Quel dommage !!! En effet, j'ai eu le sentiment d'une écriture pas assez fluide et naturelle, beaucoup trop réfléchie et travaillée, dans le sens où l'on devine parfois l'auteur se dire « ha non là je vais mettre un adjectif ou un ensemble de mots descriptifs plutôt que le prénom, pour faire genre, pour faire bien ». Car je ne compte plus (où plutôt si, j'ai commencé à compter), le nombre de fois, où un chapitre (ou des paragraphes) commençait par « l'adolescent/e » (avec quelque fois, quelques petits adjectifs descriptifs en complément). On est ainsi amené à lire, parfois durant 1 page et demie (avec parfois, 6 fois ce nom d'adolescent sur 2 pages), les aventures d'un des personnages, sans jamais avoir 1 seule fois son prénom écrit de façon claire et nette !!! On doit deviner ! Et quand on a plusieurs personnages (ici les jeunes ne sont plus que 4, ils étaient plus nombreux avant, sans compter les personnages secondaire), personnellement, je n'ai pas leur image caractéristique en tête et en plus fidèle à ce que l’auteur lui-même en fait ! Utiliser des adjectifs et/ou des synonymes des personnages pour créer du changement et éviter les répétitions des prénoms, oui bien sûr, mais on doit nécessairement avoir le prénom après, pas très loin dans le récit, pour avoir des certitudes et ne pas se poser de questions sur l'identité des personnages durant la lecture de l'histoire. Je ne comprends pas comment tout ceci à pu être valider, ne pas être retravaillé, d'autant plus que l'on cible un public jeunesse avec ce livre.

En bref:

            Dans cette suite indépendante de « Presque minuit », le premier tome, on retrouve avec un grand plaisir et un réel intérêt l'univers totalement maîtrisé et plaisant de ce Paris du  19ème siècle avec sa touche de steampunk et fantasy. Une nouvelle histoire pleine d'aventures avec des personnages fétiches et attachants qui grandissent et qui se retrouvent confrontés à certains coups durs dû à l'adolescence. Cette maturité et ces questionnements sont bien exploités. En revanche, tous ces bons éléments se sont retrouvés occultés par une plume qui ne m'a pas convaincue et qui m'a énervée. En effet, pourquoi la rendre non naturelle, en la travaillant trop de manière à répéter sans cesse des noms et des adjectifs qualifiant et décrivant les personnages, sans donner leurs prénoms ? Quand on cible un public jeunesse, pourquoi en faire trop et pourquoi ne pas employer les prénoms et ensuite les synonymes à bon escient ? A trop vouloir bien faire, c'est dommage...

Autour du livre:

Du même auteur :
- Presque minuit (ß chronique à retrouver ici)

Your name




YOUR NAME, TOME 1

Scénario: Makoto Shinkai
Illustrations: Ranmaru Kotone
Nationalité des auteurs: Japonaise
Editions Pika (5 Juillet 2017)
180 pages
ISBN-10: 2811635866
ISBN-13: 978-2811635862
Genre: Manga
Lu le: 7 Octobre 2019
Ma note: 17/20


Résumé/4ème de couverture :

Mitsuha, une jeune fille élevée dans une famille traditionnelle, s'ennuie dans ses montagnes natales et voudrait connaître la vie excitante d'une grande ville. À Tokyo, Taki est débordé, entre le lycée, son travail à temps partiel et ses amis.
Un jour, Mitsuha rêve qu’elle est un jeune homme à Tokyo, tandis que Taki se voit en rêve dans la peau d’une adolescente du Japon rural… Contre toute attente, leurs rêves respectifs sont devenus réalité : leurs corps se sont échangés et chacun vit la vie de l’autre !
Attirés de façon inexplicable, Mitsuha & Taki vont tout faire pour se retrouver bien que le temps et l’espace semblent les séparer…


YOUR NAME, TOME 2

Scénario: Makoto Shinkai
Illustrations: Ranmaru Kotone
Nationalité des auteurs: Japonaise
Editions Pika ( 30 Août 2017)
180 pages
ISBN-10: 2811636978
ISBN-13:: 978-2811636975
Genre: Manga
Lu le: 27 Octobre 2019
Ma note: 15/20


Résumé/4ème de couverture :

L’échange des corps s’est arrêté. Taki, désemparé, cherche un moyen de joindre Mitsuha. À l’aide des photos qu’il a vues à l’exposition Nostalgie, il essaie de retrouver l’endroit où Mitsuha pourrait vivre dans l’espoir de partir la retrouver…


YOUR NAME, TOME 3

Scénario: Makoto Shinkai
Illustrations: Ranmaru Kotone
Nationalité des auteurs: Japonaise
Editions Pika (18 Octobre 2017)
180 pages
ISBN-10: 2811638156
ISBN-13: 978-2811638153
Genre: Manga
Lu le: 27 Octobre 2019
Ma note: 16/20



Résumé/4ème de couverture :

Il faut sauver Itomori ! Afin que Mitsuha et tous les habitants échappent à la chute de la comète Tiamat, Taki met en œuvre le plan d'évacuation de la ville avec Tessie et Sayaka. Il est prêt à tout pour la protéger. Mais pourra-t-il enfin la retrouver ?

Mon avis:

            Je n’ai pas vu le film animé créée à partir de ce manga, mais les quelques images que j’ai pu en voir ainsi que les très jolies couvertures des livres m’ont convaincu de découvrir cette histoire. En seulement trois tomes, nous avons une bonne petite série (qui m’a tout le long rappelé le film « Entre deux rives ») même si individuellement, chaque tome m’a plus ou moins plu. 
Le premier tome m’a très vite emballé puisque nous ne restons pas dans un tome contemplatif et introductif. Lorsque nous découvrons Taki et Mitsuha, l’histoire avance alors très vite et possède de temps en temps son petit comique de situation qui permet de prendre régulièrement une petite bouffée d’air dans ce scénario prenant et intrépide. Face à cette densité du premier tome, le deuxième tome est quand à lui tout à l’opposé avec beaucoup de pages vierges et très peu de texte. On est clairement dans un tome de transition qui est présent pour rallonger l’histoire et permettre de valider le contrat et de clôturer la saga en trois volumes. Et puis le tome 3 donne la clé à ce mystérieux échange de corps dont je n’avais absolument pas vu venir l’élément principal et pour lequel j’ai aimé l’explication. Une fois que l’on comprend d’où vient ce phénomène étrange, j’ai aimé le fait que l’auteur continue vraiment son histoire et qu’il ne s’arrête pas sur cette explication en faisant en sorte que les deux personnages se rencontrent ou ne se rencontrent pas et puis terminer.