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lundi 19 février 2018

Mille baisers pour un garçon (Tillie Cole)




Titre originalA thousand boy kisses
Traduction: Charlotte Faraday
Nationalité de l’auteur: Anglaise
Editions Hachette (25 Octobre 2016)
274 pages (en imprimé); 157 pages (en ePuB)
ISBN-10: 2013918127
ISBN-13: 978-2013918121
Genre: Romance
Lu le: 11 Février 2018
Ma note: 10/20




Résumé/4ème de couverture:

Poppy et Rune sont amoureux depuis l'enfance. Ils pensaient que rien ni personne ne pourrait jamais les séparer. Jusqu'au jour où Rune est parti deux ans dans sa Norvège natale...

Pourquoi Poppy cesse-t-elle alors de répondre aux appels de Rune ? Pourquoi avoir coupé les ponts, sans raison, sans explication ?

Rune a le sentiment qu'on lui a arraché le cœur. Poppy, elle, a le cœur brisé par un secret bien trop lourd. 

La vie leur laissera-t-elle le temps de se retrouver et de s'aimer ?

Mon avis:

            Il arrive parfois que certains livres, et en particulier les romances, dégoulinent de bons sentiments mais que cela « passe », parce que l’on retrouve une singularité, des personnages attachants, une plume particulière ou quelque chose d’autre qui fait que l’on ne se sent pas mal et au bord de l’overdose dans cet océan de moments mielleux et terriblement sucrés.
Or là, dans « Mille baisers pour un garçon », les bons sentiments tout beaux et tout roses sont tellement poussés à l’extrême, sans avoir quelque chose de plus profond et sensé auquel se raccrocher, que l’on en vient à avoir des maux de coeur!

Points de vue/Critiques:

Une romance entre adolescents on a déjà vu, mais dans tout les cas, il y avait un minimum d’histoire et d’aventures. Or ici, l’histoire d’amour entre Poppy et Rune est l’unique sujet du livre, malgré le fait que Poppy soit malade. On se concentre exclusivement sur la relation entre ces deux personnages et cette relation est tellement irréaliste et poussée au plus profond dans le romantisme que cela tombe irrémédiablement dans tous les clichés possible et imaginables que cela en devient vraiment ridicule, limite risible, à vous faire lever les yeux (combien de fois durant ma lecture je l’ai fait, et ai dû m’arrêter pour me dire que ce n’était pas possible).
Peut-être penserez-vos que j’exagère, surtout que ce livre a de très belles notes et qu’il plutôt apprécié par ses lecteurs, mais tous les clichés sont là: on s’embrase sous un soleil couchant, leur endroit préféré est une cerisaie où leurs baissiers ont plus de goût quand tombent les fleurs volant sous la brise printanière, nous sommes faits l’un pour l’autre et nous nous retrouverons dans nos rêves, tu es l’amour de ma vie pour toujours, etc… Et ici, je ne retranscris pas les idées du livre, ce sont littéralement les phrases que l’on peut textuellement retrouvées, mais ma « préférée » reste:
« - Mes lèvres t’appartiennent pour toujours », réponse: « Et les miennes t’appartiennent pour la vie ». Voilà, voilà…

Il n’y a donc aucune histoire autour de la relation de Rune et Poppy, le seul objectif est de réussir à se faire milles baisers… De plus, les personnages sont très fades sous leur carapace de miel et surtout la plume de l’auteur est loin d’être digne du prix Nobel ou du Pulitzer! En effet, il n’y a quasiment aucune narration au profit de dialogues dont les échanges se limites à de très courtes phrases ne dépassant pas 8 mots. D’ailleurs, cette dernière caractéristique se retrouve dans la narration constituée essentiellement de phrases ni n’en sont pas, puisqu’elles sont composées de 1 ou 2 mots. Pour les plus « grandes » elles ne dépassent pas deux lignes.
De plus, les situations dans lesquelles nous retrouvons le jeune couple se répètent et sont toujours les mêmes, à croire que l’auteure manque véritablement d’idées pour étoffer et enrichir son histoire. Ainsi, non seulement le fait que Rune et Poppy soit ensemble depuis leur très jeune âge soit tout le temps répété, mais le fait aussi de les retrouver continuellement sous la cerisaie ou regardant le soleil se couchait, devient vraiment répétitif.

Le seul point positif que j’ai aimé dans ce livre, ce sont les personnages des pères des deux protagonistes et leur évolution dans leur relation avec leur enfant. Cela est vraiment très intéressant puisque leur relation sont différentes et en plus, cet aspect parental est d’habitude plutôt axé du côté de la mère. 

En bref:

            Un livre que je ne conseillerais pas (ou peut-être pour rigoler si on le prend comme un navet) tant il regorge de clichés amoureux et de trop bons sentiments qui nous donne la nausée et nous font lever les yeux au ciel. En effet, l’histoire d’amour entre Rune et Poppy est vraiment peu crédible et ces personnages sont véritablement fades, à la hauteur de leurs échanges qui sont à la limite du risible. De plus, leur relation est uniquement au coeur de l’histoire sans avoir rien d’autre de plus profond ou à côté et l’auteure offre une plume insipide sans véritable syntaxe ou phrases!

Autour du livre:
  • Livre lu en numérique



dimanche 18 février 2018

Les Schtroumpfs, tome 8: Histoires de Schtroumpfs





Nationalité de l’auteur: Belge
Editions Dupuis (9 Novembre 1972)
54 pages
ISBN-10: 2800101156
ISBN-13: 978-2800101156
Genre: Bande-dessinée
Lu le: 12 Février 2018
Ma note: 15/20





L’histoire:

Dans cet album, à la différence des autres albums de la série, on trouve une cinquantaine de courtes histoires d'une page ou d'une demi-page.

Mon avis:


            Une cinquantaine de petites scénettes compose ce huitième tome. Chacune de ces petites histoires illustre et met en scène une sorte de proverbe, de dicton, bien connu de notre langage humain et mis à la sauce « Schtroumpf », que l’on retrouve en haut de chaque page. Les gags de ces histoires viennent surtout d’une logique implacable, mais il est surtout intéressant de retrouver vraiment toute une multitude de Schtroumpfs, au delà des Schtroumpfs que l’on retrouve le plus souvent. Ainsi, nous retrouvons le Schtroumpf Frileux (qui est sa première apparition), le CosmoSchtroumpf, le Schtroumpfs Bêta, le Schtroumpf Poête, le Schtroumpf Sculpteur.

Communardes! Tome 1: les éléphants rouges




Scénario: Wilfrid Lupano
Illustrations: Lucy Mazel
Nationalité des auteurs: Française
Editions Vents d’Ouest (30 Septembre 2015)
56 pages
ISBN-10: 2749307090
ISBN-13: 978-2749307091
Genre: Bande-dessinée
Lu le: 11 Février 2018
Ma note: 16/20




Résumé/4ème de couverture:

Hiver 1870. Prélude de la Commune. Alors que Paris, assiégée par l'armée prussienne, subit le froid et la famine, Victorine, onze ans, passe le plus clair de son temps à s'occuper de Castor et Pollux, les deux éléphants du Jardin des plantes. Cette passion pour les pachydermes a le don d'énerver sa mère, engagée dans le mouvement des femmes qui veulent s'impliquer dans la défense de la ville. Mais Victorine est bourrée d'imagination, et elle veut être à la hauteur des ambitions de sa mère. Nourrie par les exploits des célèbres éléphants d'Hannibal, elle élabore un plan pour libérer Paris. Un plan génial, démesuré, contre lequel Bismarck ne peut rien. Un plan de petite fille livrée à elle-même dans un monde d'adultes...

Mon avis:

            Je découvre avec ce premier tome, une très bonne série qu’il sera intéressant de suivre. En plus de nous emmener dans les méandres de l’histoire, c’est par le biais de femmes révolutionnaires que l’histoire nous est raconté. A priori, les histoires des différents tomes ne sont pas liées mais ont toutes le thème commun de la Commune de Paris et des femmes en chef de file.
Dans ce premier tome, c’est à travers le regard de Victorine et aussi celui de sa mère que nous avons une vision du siège de Paris par les Prussiens lorsque l’on est une enfant, une femme et que l’on n’appartient pas à la meilleure caste. Beaucoup de choses sont donc abordées dans cette histoire: la quête de nourriture et de toit par manque d’argent et par temps de rationnements, le sort des animaux de zoos, les réunions des Amazones féministes, le travail dérisoire mais absolument nécessaire pour avoir quelque pièces, la vie d’enfant déchiré entre plaisir et nécessité, le fait d’être une fille au milieu de garçons ou encore la prostitution comme moyen sûr et durable d’avoir de l’argent et un toit en ces temps difficiles.

En bref:

            Une très belle découverte et retranscription de la place et de la vie d'une femme, adulte ou enfant, durant la Commune de Paris à la fin du 19ème siècle, tant au niveau du scénario qui regorge d’informations tout en nous offrant une belle histoire, qu’au niveau des illustrations de belle qualité. 

Autour du livre:
  • Livre emprunté à la bibliothèque


Dans la forêt




Scénario et Illustrations: Lionel Richerand
Nationalité de l’auteur: Française
Editions Soleil Productions (16 Janvier 2013)
Collection Métamoprhoses
103 pages
ISBN-10: 2302023536
ISBN-13: 978-2302023536
Genre: Bande-dessinée
Lu le: 12 Février 2018
Ma note: 15/20




L’histoire:

Angleterre, fin du XIXe siècle. Anna est une petite fille âgée de 11 ans, qui habite un domaine isolé au milieu des bois. Elle y vit seule avec sa mère, qui très protectrice, lui défend d’en sortir. Mais un jour, une bande de crapauds cocasses kidnappe Rose, sa poupée, et oblige ainsi Anna à s’enfoncer dans la forêt... Un seul espoir pour la revoir : embrasser l’un de ces crapauds, et soyez en sûrs, ce baiser ne la transformera pas en jolie princesse ! Un parcours initiatique commence pour la jeune fi lle, ponctué par d’étonnantes rencontres : un loup qui chaperonne un enfant sauvage, d’étranges animaux fantastiques, des monstres mi-animaux mi végétaux, sans oublier... 
la sorcière de la forêt. Anna parviendra-t-elle à retrouver Rose ? Et finira-t-elle par découvrir le secret autour de sa naissance, et la véritable raison de sa présence dans la forêt ?

Mon avis:

            La première chose qui frappe dans cette bande dessinée, c'est son graphisme, et c’est véritablement la chose la plus positive à ressortir de cette bande-dessinée, composée d’une histoire à l’image d’un conte fantasmagorique et d’un guide cryptozoologique façon encyclopédie. 
Le fond de l’histoire n’est pas foncièrement très original. De plus, on a du mal à savoir où l’auteur veut nous emmener et lorsque l’on finit par saisir, l’histoire se termine rapidement. Il manque donc quelque chose de plus, plus de corps ou de profondeur pour instaurer un final à la hauteur de l’ambition portée par les illustrations  Quoiqu’il en soit, l'histoire instaure vraiment une atmosphère sombre et glauque contre-carrée par les facéties des nombreuses créatures tout droit sorties de l’imagination de l’auteure mais tout en étant basées sur de véritables animaux. Ainsi, c’est vraiment un foisonnant bestiaire qui compose l’histoire et qui sont davantage détaillées en fin d’ouvrage sous forme d’encyclopédie. On prend alors conscience, non seulement de tout le travail graphique de l’auteur tant les détails sont nombreux, petits et minutieux, mais aussi de tout le travail scientifique faits avec ces créatures bibliques puisque de nombreuses associations ou symbiose sont présentées. C’est une deuxième lecture qui se présente afin d’apprécier au mieux toute la richesse de cette faune imaginaire.

En bref:

            Ce one-shot poético-gothique qui mixe histoire et encyclopédie de monstres et autres créatures est d’une étonnante qualité en ce qui concerne le graphisme et les dessins qui sont très détaillés et très techniques. Tout l’ouvrage baigne dans une atmosphère fantasmagorique mêlant horreur et humour. Néanmoins, l’histoire en elle-même nous laisse un peu sur notre faim avec une impression d’inachevée, l’ensemble manquant peut-être de corps. 

Autour du livre:
  • Livre emprunté à la bibliothèque


Catlyn, tome 1: les vieux qui détestaient la pizza





Scénario et Illustrations: Francis Sapin
Nationalité de l’auteur: Française
Editions Vents d’Ouest (4 Mai 2011)
48 pages
ISBN-10: 2749306116
ISBN-13: 978-2749306117
Genre: Bande-dessinée
Lu le: 8 Février 2018
Ma note: 15/20



L’histoire:

            La maman de Catlyn est cuisinière et vient de trouver un emploi dans une maison de retraite. L'idée de vivre au milieu des retraités n'enchante  guère la jeune adolescente, mais il s'agit d'une maison un peu particulière où les pensionnaires cachent des pouvoirs extraordinaires... Ce sont les descendants des créatures magiques qui peuplent secrètement le monde depuis la nuit des temps : sirène, loup-garou, homme invisible… Les retraités sont ravis des talents de la nouvelle cuisinière et vont tout faire pour la garder auprès d’eux ! À commencer par secourir la jeune Catlyn qui se trouve dans une situation délicate après avoir fugué pour rejoindre son père, un homme peu recommandable…

Mon avis:

            Le premier tome de cette petite série s’inscrit dans un cadre fantastico-humoristique est tout à fait sympathique et ravira tous les plus jeunes lecteurs. Même si le scénario se déroule très très rapidement en seulement 48 pages (présentation des personnages humains et magiques, déroulement de l’intrigue, dénouement), il y a de l’action, des gangsters, des couleurs, des secrets, une petite fille au caractère bien campé, de la magie et un style à mi chemin entre manga et dessin animé, donc tout est réuni pour divertir comme il se doit les moins de 12 ans.

En bref:

            Moderne et dynamique, l’auteur a parfaitement su mettre tous les ingrédients nécessaires pour plaire et divertir un jeune public qui trouvera du plaisir à suivre une nouvelle série où se mêle le fantastique et la magie dans notre vie quotidienne actuelle. Néanmoins, pour les plus grands et les adultes, même si cela est divertissant, rien n’est présent pour créer quelque chose de nouveau et d’attachant. 

Autour du livre:
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Les secrets de Brune, l'amie parfaite



Titre original : Quando tudo começou
Traduction: Fernando Scheibe
Scénario: Bruna Vieira
Illustrations: Lu Cafaggi
Nationalité des auteurs: Brésilienne
Editions Sarbacane (3 Mai 2017)
83 pages
ISBN-10: 2848659882
ISBN-13: 978-2848659886
Genre: Bande-dessinée
Lu le: 10 Février 2018
Ma note: 15/20



Résumé/4ème de couverture :

C'est bientôt la rentrée et Brune change de collège... Son angoisse grandit à mesure que le jour fatidique approche. À quoi ressemblera sa nouvelle vie ? Son histoire commence...
Brune est une adolescente timide et secrète, qui s'interroge sur sa vie, sur le monde qui l'entoure. Ses copains de classes, ses professeurs, sont autant d'énigmes qu'elle peine à résoudre.
Comment trouver la clé ?

Mon avis:

            Il est difficile de cerner cette bande-dessinée, mais procure tout de même une lecture toute en douceur. En effet, au scénario, l’auteure nous livre son histoire de manière autobiographique au moment où elle doit changer d’école livrant ses angoisses et ses interrogations. Elle aborde différentes problématiques comme le harcèlement scolaire, la difficulté d’être soi-même et de s’intégrer, le peur de ne pas avoir d’amis et d’être mal-aimé, l’apparence et le regard d’autrui.
Et pour amener les lecteurs dans ses réflexions et les partager avec eux, l’album est parfois interactif. A travers Brune, le lecteur est sollicité verbalement mais aussi graphiquement, où des emplacements sont réservés pour que le petit lecteur puisse y inscrire ses propres ressentis comme un journal intime. On peut donc basé ce livre comme un échange entre lecteurs et auteurs dans lequel on échange sentiments, réflexions, recettes de cuisine, playlist… 

Au dessin, l’auteure nous offre des illustrations toutes légères et tout en douceur avec un style très aérien nous donnant tout le temps une impression de légèreté. Les traits sont flous avec un petit côté rétro, conférant véritablement un style particulier et atypique donnant une parenthèse enchantée collant parfaitement à l’univers de Brune, petite fille renfermée vivant presque dans son monde. 

En bref:

            Porté par des illustrations tout en douceur et en rondeur, une atmosphère douce et poudrée se dégage à la lecture de cette bande-dessinée nous coupant du monde pendant un temps, afin de suivre les états d’âmes de la jeune Brune, pour laquelle on ressent vite de l’affection. L’album de ces deux auteurs est particulièrement réussi puisqu’il est basé sur l’échange en étant à moitié interactif, et sonnera juste aux oreilles de nombreuses petites filles qui sauront se retrouver en Brune. 

Autour du livre:
  • Livre emprunté à la bibliothèque