Mes derniers avis ROMANS:






Mes derniers avis BD & Mangas

  Mes derniers avis BD et MANGAS:  

 

lundi 31 mars 2025

Bilan de mars 2025

 Bilan de MARS : 13 romans  (4 365 pages) + 8 BD (1 046 pages) + 1 Manga (160 pages)


Romans:


La fille de Jonathan Baker (Antoine Renand)

La fille au pair (Sidonie Bonnec)

In extremis (Anouk Shutterberg)

La femme de ménage (Freida McFadden)

Hollywoodland (Zoé Brisby)

La fugue (Aurélie Valognes)

Villa Gloria (Serena Giuliano)

L’homme qui écoutait battre le coeur des chats (Mathias Malzieu) 

A couper le souffle (Alexis Laipsker)

Le coeur invincible (Laurence Peyrin)

Au train où va la vie (Cynthia Kafka)

La tendresse des autres (Sophie Tal Men)

Et si tu revenais (Coralie Janne)


BD:


Les enfants Sabletemps, tome 1 : de l’autre côté du miroir

Le vaisseau d’Amelia, tome 1 : Capitaine Erroway

Les mondes perdus, tome 2 : la danseuse d’Angkor Vat

Le club de cinq, tome 3 : le club des cinq contre-attaque

Le club de cinq, tome 4 : le club des cinq en vacances

Le club de cinq, tome 6 : le club des cinq et le cirque de l’étoile

Heartstopper, tome 4 : choses sérieuses

Heartstopper, tome 5 : premières fois


Mangas:


Ochibi et ses amis, tome 1


Challenges:


Challenge des 12 thèmes : 3/12

Challenge 120 mots pour 120 livres : 73/120

Challenge XYZ: 9/26

Expédition Livresque: 29/50

Case ta Lecture 2024 : 33/100


La fille de Jonathan Becker (Antoine Renand)




Nationalité de l’auteur: Française

Éditions Harper Collins (5 Mars 2025)

Collection Noir

464 pages

ISBN-13:979-1033920038

Genre: Thriller

Lu le: 3 Mars 2025

Ma note: 16/20 




Résumé/4ème de couverture:


Elle est la fille de l’un des pires tueurs en série emprisonnés.

Elle fut, enfant, impliquée dans son mode opératoire.

Elle a refait sa vie, cherchant à oublier… et à se faire oublier.

Mais lorsque le sang se remet à couler Jessica Becker se trouve de nouveau au cœur de l’orage.


Mon avis:


        Même si je n'ai lu finalement qu'un seul livre de Antoine Renand, j'ai cette impression d'avoir tout lu, tant il est rapidement devenu une valeur sûre des auteurs de thrillers français. Je suis donc ravie de continuer à le découvrir avec ce nouvel opus qui pose clairement la base de son histoire : comment vivre et comment qualifier la fille d'un tueur en série? Ce thriller s'inscrit davantage dans une dimension psychologique plutôt que purement noir et violent, mais il n'en reste pas moins prenant et haletant, étant donné que l'histoire va se décortiquer au fur et à mesure. Et il y a de quoi devenir paranoïaque avec le récit car j'ai finit par soupçonner tout le monde en imaginant des choses encore plus importantes que ce qu'a imaginé l'auteur. Mais il a réussi a parfaitement mêlé l'enquête policière avec l'intrigue plus personnelle de Jessica Becker, que j'ai beaucoup aimé. Fille d'un tueur en série, elle ne possède aucun repère et face au regards des autres et à son implication minime dans les meurtres de son père, on doute sur sa crédibilité. Mais elle a cette partie touchante du fait qu'elle soit assez naïve et qu'elle doit se construire entre sa part de responsabilités que nous fait questionner l'auteur et ce potentiel héritage génétique funèbre. Le roman nous plonge donc dans une quête de vérité, que ce soit dans le passé ou plus personnellement dans le présent et cette double casquette tient parfaitement le lecteur en haleine, dans une atmosphère emprunte de paranoïa.


Merci aux éditions Harper Collins et à Babelio pour l'envoi de ce livre!


 Points de vue/Critiques:


        Le point de départ de ce récit est clair comme de l'eau de roche : on va suivre Jessica Becker, fille de Jonathan Becker et célèbre tueur en série emprisonné depuis longtemps mais qui va refaire parler de lui et indirectement de sa fille, le jour où une journaliste qui enquêtait sur l'affaire de ces meurtres se retrouve également tuée de la même manière... On ne sait pas exactement quelle est cette affaire de meurtres commis dans le passé et quelle est l'implication exacte, que l'on sait réelle, de Jessica dans les méfaits de son père lorsqu'elle était jeune. Mais dés le début, j'ai ressenti de la compassion pour Jessica, qui m'a immédiatement touchée. En effet, difficile pour la jeune femme de vivre une vie comme tout le monde où trouver un travail où l'employeur ne vous juge pas sur votre nom et vous fait confiance n'est pas simple, tout comme faire confiance envers les personnes qui vous entoure au quotidien. Et puis, Jessica a aussi ces interrogations plus personnelles : a quel moment peut-on la considérer comme coupable suivant son degré d'implication et son âge? ou existe-t-il une sorte d'affiliation génétique qui la rendrai capable des mêmes atrocité qu'a fait son père? Antoine Renand fait donc questionner de manière très intéressante son héroïne sur sa part de responsabilités et sur sa difficultés à se construire dans la crainte et dans les préjugés de cet héritage funeste et médiatique. Mais Jessica m'est rapidement apparu comme une femme vulnérable et naïve, à qui on a envie de faire ouvrir les yeux, et jamais comme une femme énigmatique et intrigante sur laquelle j'aurais des doutes concernant sa crédibilité et son implication dans les crimes actuels. 


        Le rythme et la construction du roman est très bien maitrisé puisque si l'histoire du présent nous tient en haleine, il y a aussi des bons dans le passé afin de découvrir petit à petit les atrocités commis par le père de Jessica, et le rôle réel que cette dernière a joué. Avec une tension qui s'accrois au fil des pages et une atmosphère ancrée dans la paranoïa et la méfiance constante, ce thriller est captivant et se dévore très rapidement. On retrouve finalement du suspense dans différentes petites choses, qu'elles soient liées au présent ou au passé. Je dois avouer que je n'ai pas été très surprise au fil des révélations et en ce qui concerne le vrai visage des personnages, puisque je les avait plutôt bien cernés dès le début. J'ai même imaginé des choses plus lointaines mais si l'auteur n'a pas été jusque là, il signe là un très bon roman, prenant et intense, qui apporte d'intéressants questionnements et qui mêle parfaitement bien l'enquête policière avec une intrigue plus intime.


En bref:


        "La fille de Jonathan Becker " est un thriller qui s'inscrit davantage dans une dimension psychologique plutôt que purement noir et violent, mais il n'en reste pas moins prenant et haletant. Ce roman nous plonge dans une quête de vérité, que ce soit dans le passé ou plus personnellement dans le présent et cette double casquette tient parfaitement le lecteur en haleine, dans une atmosphère emprunte de paranoïa et de méfiance constante. C'est avec l'intrigue plus intime de Jessica Becker que l'auteur a parfaitement réussi a mêler l'enquête policière. J'ai beaucoup aimé cette héroïne, qui est une femme vulnérable, touchante et naïve. Avec elle, Antoine Renand la fait se questionner de manière très intéressante sur sa part de responsabilités et sur sa difficultés à se construire dans la crainte et dans les préjugés que l'héritage funeste et médiatique de son père a pu créer. L'histoire se décortique au fur et à mesure et la tension s'accrois au fil des pages grâce à du suspense présent dans différentes petites choses, qu'elles soient liées au présent ou au passé. J'ai imaginé des choses plus lointaines que ce que l'auteur a été et j'avais plutôt bien cerner le vrai visage des personnages, mais on a là un très bon roman, prenant et haletant.

L'empoisonneuse de Palerme (Cathryn Kemp)



Traduction : Agnès Jaubert

Nationalité de l’auteur: Anglaise 

Éditions Hauteville (5 Février 2025)

407 pages

ISBN-10:2381229957

ISBN-13:978-2381229959

Genre: Historique

Lu le: 28 Février 2025

Ma note: 14/20 






Résumé/4ème de couverture:


Dans la Rome du XVIIe siècle, les hommes tombent comme des mouches sans que nul ne puisse l’expliquer. Caché dans les ruelles et les ténèbres de la Ville éternelle vit un mystérieux cercle d’empoisonneuses qui œuvrent derrière la façade d’une boutique d’apothicaire. Depuis son enfance à Palerme, Giulia consacre sa vie à aider les femmes brisées, brutalisées. Tantôt guérisseuse, avorteuse ou empoisonneuse selon les jours. Quelques gouttes mortelles d’un poison indétectable lui ont permis de faire un millier de victimes, tous des hommes. Mais avec un pape nouvellement élu, déterminé à chasser les hérétiques et les sorcières, jamais Giulia n’a couru plus grand danger – et les femmes qu’elle a prises sous son aile.

Mon avis:


     J'étais ravie d'avoir l'occasion de découvrir ce livre inspirée d'une histoire vraie, celle de Giulia Tofana, une femme italienne du 17ème siècle, qui a été célèbre et condamnée à mort pour avoir créer un poison qui a tué des centaines d'hommes. Ce roman historique nous plonge dans cette Italie gangrénée par la peste et où la société est entièrement régie par l'Eglise qui détient le pouvoir. L'histoire retrace ainsi cet aspect politique, sociétale et religieuse de l'Italie lorsque l'on suit notamment les chapitres concernant le Pape. Mais cette histoire, c'est avant tout l'histoire des femmes et de celle de Giulia, qui permet de mettre en lumière son destin tragique qui reflète la condition féminine de l'époque où les femmes sont les victimes et où les hommes détiennent le pouvoir. Le parcours de ces femmes subordonnées et totalement prisonnières du pouvoir des hommes est assez intéressant. Néanmoins, le roman souffre de beaucoup de désagréments. Après une première partie assez captivante, tout le reste du roman s'essouffle rapidement avec une redondance des crimes commis qui ne sont pas suffisamment "pimpés" et qui finissent par lasser et ennuyer. Il est également difficile de ressentir une certaines empathie pour les personnages, même pour Giulia et sa fille donc c'est un roman prometteur et intéressant mais pas très bien exploité pour rendre le tout vraiment exaltant et accrocheur. 


Merci aux éditions Hauteville pour cet envoi!


Points de vue/Critiques:


     Cette histoire de fiction reprend le destin tragique de Giulia Tofana, qui a réellement existé au 17ème siècle, en Italie et qui est connue pour avoir été une célèbre empoisonneuse et qui a été condamnée à mort pour avoir ainsi tuer des centaines d'hommes. Giulia, de part sa qualité de femme mais aussi de part son savoir pour maîtriser les différentes plantes et décoctions est le reflet que la société de l'époque se fait des femmes. Celles-ci sont clairement cantonnées au rang de subordonnées et de servantes, à devoir obéir au doigt et à l'œil des hommes, qui détiennent le pouvoir. Les femmes sont ainsi quasiment toutes victimes de violences, d'injustices et de soumissions forcées. Une femme comme Giulia, intelligente, forte, déterminée et émancipée est alors immédiatement cataloguée comme paria, putain, sorcière et empoisonneuse. Et en effet, celle-ci va se venger des hommes et aider toutes les femmes qui vont lui demander de l'aide en confectionnant et en leur donnant de "l'acqua", un poison incolore et inodore dont quelques gouttes suffisent pour délivrer une femme d'un mari violent ou infidèle, en faisant croire à une mort naturelle. Aidée par quelques autres femmes et sa fille, Giulia va voir sa côte de popularité explosée auprès des femmes de la ville, jusqu'à ce qu'autant de morts d'hommes deviennent suspectes...


        La vie de Giulia est assez intéressante à suivre, notamment dans une première partie qui permet de découvrir son enfance et de comprendre d'où lui viendront ses racines d'empoisonneuse et sa volonté d'aider les autres femmes face au patriarcat. Mais dés lors que le roman aborde la vie adulte et d'empoisonneuse de Giulia, l'histoire finit par devenir très vite lassante. En effet, on assiste à un enchainement de demande de femmes, d'hésitations et de peur de la part de Giulia et de son entourage qui vivent constamment dans un climat de peur et de dénonciations, puis de la mort finale de l'homme ciblé. Face à l'image et au rôle des femmes de l'époque, de tels agissements permettent de se poser la question sur ces empoisonneuses : sont-elles sorcières, justicières ou meurtrières? Si cette interrogation majeure que l'on peut ressortir de cette histoire est pertinente, c'est le seul gros point positif que je ressortirai du roman. En effet, je me suis très rapidement désintéressée de ce livre pour différentes raisons.


        Tout d'abord, les différents forfaits s'enchaînent sans qu'il y ait de différences ou de choses faisant en sorte de rendre cela un peu plus dynamique, avec un enjeu ou un certain suspense. Tout s'effectue de manière linéaire et plate et cette redondance de ces actes criminels essouffle considérablement le roman. Ensuite, je n'ai pas ressenti d'affection ou d'émotions particulières pour Giulia et son cercle restreint d'empoisonneuse, si ce n'est de l'antipathie pour sa fille. Enfin, le roman est entrecoupé de chapitres qui sont les réflexions du pape. Si cet aspect permet d'avoir la vision des hommes et de l'Eglise, qui détiennent tout le pouvoir et qui contrôle toute la société italienne de l'époque, il n'apporte finalement pas grand chose de plus au récit. En manquant de dynamisme et d'enjeu puisque l'on connaît la finalité de l'histoire, je n'ai pas trouvé ce livre très palpitant. 


En bref:


      Cette histoire de fiction reprend le destin tragique et véridique de Giulia Tofana, connue et condamnée à mort pour avoir été une célèbre empoisonneuse, en Italie au 17ème siècle. Dans cette société entièrement régie par l'Eglise et par les hommes qui détient le pouvoir, Giulia détonne par son intelligente, sa force, sa détermination et son émancipation. Elle mène alors un combat pour la liberté et pour les femmes cantonnées au rang de subordonnées et de servantes en leur offrant un poison leur permettant de se délivrer d'un mari violent ou infidèle. L'interrogation du rôle de ces empoisonneuse face au patriarcat de l'époque en tant que sorcières, justicières ou meurtrières est très intéressant. Malheureusement, hormis cette réflexion majeure, je suis passée à côté du récit qui m'a de plus en plus ennuyée. Le roman s'essouffle rapidement de part la redondance des crimes commis qui s'enchaînent et pour lesquels il n'y a aucun enjeu, dynamisme ou suspense et qui deviennent lassants. Il est également difficile de ressentir une certaines empathie pour les personnages, même pour Giulia et sa fille donc c'est un roman prometteur et intéressant mais pas très bien exploité pour rendre le tout vraiment exaltant et palpitant. 

lundi 24 mars 2025

Dernière soirée (Lisa Gardner)



Titre original : One Step Too Far 

Traduction : Cécile Deniard 

Nationalité de l’auteur: Américaine

Éditions Le Livre de Poche (2 Janvier 2025)

457 pages

ISBN-10:2226476768

ISBN-13:978-2226476760

Genre: Thriller

Lu le: 25 Février 2025

Ma note: 16/20





Résumé/4ème de couverture:

Timothy O'Day était un pro de la randonnée en forêt. Pourtant, il y a disparu sans laisser de traces lors de son week-end d'enterrement de vie de garçon, laissant derrière lui deux parents inconsolables, une fiancée désespérée et quatre garçons d'honneur rongés par la culpabilité.

Frankie Elkin ne connaît rien à la forêt. Elle a en revanche un flair unique pour retrouver les disparus. Lorsqu'elle apprend qu'une ultime opération de recherches est organisée cinq ans après la disparition de Timothy, elle prend la route pour les montagnes du Wyoming et se joint à l'équipe. Mais à mesure que l'expédition s'enfonce dans ce territoire sauvage, il devient évident que quelqu'un est prêt à tout pour faire échouer les investigations...

Avec Frankie Elkin, Lisa Gardner compose l'un de ses plus beaux personnages de femme. Dernière soirée est une immersion dans les méandres de l'âme humaine que vous n'êtes pas près d'oublier.

Mon avis:


     Lisa Gardner fait partie de ces auteurs référence en matière de thrillers que je n'avais pas encore eu l'occasion de lire et de découvrir. Je me suis donc laissée tentée par "Dernière soirée" même si ce livre est le deuxième tome de la série de Frankie Elkin. Et j'ai passé un excellent moment de lecture avec cette histoire, pleine de rebondissements et de scènes mythiques, le tout laissant une jolie empreinte en mémoire. On assiste à une sorte de huis clos en forêt avec un petit groupe de personnages, seuls en pleine nature mais où chacun cache ses secrets et va devoir éviter un mystérieux tueur pour pouvoir survivre. L'histoire m'a pleinement tenue en haleine de bout en bout et Frankie Elkin est une héroïne attachante et touchante, que l'on a envie d'apaiser et de prendre dans ses bras. L'ambiance particulière de ce thriller qui mélange les grands espaces et le plein air avec cette lourdeur et cette angoisse qui s'accentue de plus en plus, fait vivre une expérience intense au lecteur. Le final est particulièrement stressant et si je m'attendais à une révélation plus surprenante, je ne suis pas déçue de cette histoire intense en sensations fortes.


Merci Albin Michel pour l'envoi de ce livre!


Points de vue/Critiques:


     Si l'histoire se déroule en pleine forêt du Wyoming, au coeur de la Nature et des grands espaces, Lisa Gardner a su parfaitement prendre en otage et emprisonner son lecteur avec son intrigue. On assiste donc à une sorte de huis, dans une nature aussi belle que dangereuse. Il y a cet aspect de randonnée que l'autrice a parfaitement su retranscrire en décrivant les paysages, les sensations des protagonistes, les bruits de la forêts ou encore tout les moyens et les équipements afin d'établir des campements. On a vraiment l'impression de partir en exploration en lisant tout ceci, c'est un dépaysement garanti. Mais le côté beauté sauvage est progressivement véhiculé aux côté d'une certaine angoisse et tension qui s'accentue au fil des pages. Le côté huis clos prend alors le dessus et la nature devient vite inhospitalière avec la présence d'un redoutable prédateur. L'expédition de recherche se transforme en expédition de survie en milieu hostile. On ressent de plus en plus cette atmosphère lourde, oppressante et surtout menaçante au fil des pages qui révèle de plus en plus des situations et des scènes phares dans lesquelles on retient son souffle. Elles dynamisent parfaitement l'intrigue et lui permette de monter crescendo dans la peur et l'horreur. L'ambiance suffocante et anxiogène atteinte son paroxysme avec le dénouement. Même si celui-ci présente quelques facilités, que l'on peut voir venir et qui sont parfois assez grossières, il nous fait retenir notre souffle puisque l'intensité du combat des personnages pour leur survie atteint un niveau maximal. Je m'attendais peut-être à plus de surprises dans ce final quand à l'identité du prédateur mais c'est un joli point culminant à toute cette angoisse.


       Tout cet aspect anxiogène de l'histoire et du huis clos est aussi apporté par les personnages en eux-mêmes. J'ai tout d'abord beaucoup aimé découvrir l'héroïne de la série, Frankie, qui a une personnalité atypique. Elle n'est pas inspectrice, détective privé ou encore une ancienne flic : il s'agit simplement d'une jeune femme lambda mais totalement hantée par son passée et qui refuse de se poser et de s'accorder le droit de vivre simplement. Elle cherche une sorte d'exutoire et consacre son existence à rechercher les personnes disparues, sans aucune arrière pensée. J'ai beaucoup aimé son calme extérieur qui contraste avec ses démons intérieurs, ce qui fait qu'elle dégage beaucoup de gentillesse et de dévotion et que l'on a envie de la réconforter et de la prendre dans ses bras. Les autres personnages qui compose le groupe de recherche sont beaucoup plus nuancées et même si le groupe semble bien soudé au début, il est difficile de bien cerner le caractère de chacun. Au fil de l'avancée et des menaces de plus en plus fortes et présentes, le groupe se fracture sous le coup des vraies personnalités qui se révèlent au grand jour. Si chacun semble innocent, ils sont tous potentiellement coupables de plus de choses qu'ils ne laissent voir. L'autrice sait donc parfaitement bien mener son intrigue, à la fois pour connaître ce qu'il est arrivé à Tim, ce jeune homme disparu et qui est à l'origine de cette expédition, mais aussi pour ajouter un psychopathe dont on cherche autant à éviter que connaître son identité.


En bref:


     "Dernière soirée" est une sorte de huis clos en pleine nature, dans les forêts inhospitalières du Wyoming. Lisa Gardner a su parfaitement prendre en otage et emprisonner son lecteur avec son intrigue. Car si on a vraiment cette sensation de dépaysement avec la retranscription très immersive de la nature, ce côté beauté sauvage est progressivement véhiculé aux côté d'une certaine angoisse et tension qui s'accentue au fil des pages. Avec plein de rebondissements et surtout des scènes marquantes qui dynamisent parfaitement l'intrigue et qui permettent de monter crescendo dans la peur et l'horreur, l'atmosphère lourde, oppressante et surtout menaçante au fil des pages s'accentue. On retient notre souffle jusqu'au dénouement, qui malgré quelques facilités et en étant moins surprenant que ce que j'espérais, est un joli point culminant à toute cette angoisse. Tout cet aspect anxiogène de l'histoire et du huis clos est aussi apporté par les personnages en eux-mêmes, puisque chacun cache un secret et leur véritable personnalité. J'ai beaucoup aimé découvrir l'héroïne de la série, Frankie, qui a une personnalité atypique, attachante et touchante, que l'on a envie d'apaiser et de prendre dans ses bras. L'histoire m'a pleinement tenue en haleine de bout en bout,  je ne suis pas déçue de cette histoire intense en sensations fortes, qui laisse une jolie empreinte en mémoire.

Histoires de Veillées



TOME 1 : Le bois de Caruos


Nationalité des auteurs: FrançaiseÉditions Presses d’Île de France (14 novembre 2024)

40 pages

ISBN-10:2708882104

ISBN-13:978-2708882102

Genre: Album

Lu le: 9 Janvier 2025

Ma note: 15/20 




Résumé/4ème de couverture:


Théo, sa soeur Myla et leurs amis scouts partent à la recherche du bois de Caruos pour aider le roi Feu, très malade. Ils vont alors vivre une aventure extraordinaire dans le monde magique du grand arbre, aidé par leur nouvel ami le sylphe Blogane, un être surnaturel.

Mon avis:


   "Histoires de Veillées" est une petite collection d'album pour les plus petits, à leur lire le soir avant de s'endormir. Le but étant de transporter l'enfant dans un monde onirique, l'alliance entre le monde réel et le monde des rêves est parfaitement réussi dans cette histoire. Les petits héros vont donc vivre des aventures extraordinaires avec leurs amis de la Nature, ici dans le monde de la forêt. De la magie, de l'aventure, des animaux, tous les éléments phares sont réunis pour faire vivre une jolie histoire aux enfants tout en leur montrant ce qu'est l'entraide, l'amitié et la bienveillance. Le format, le texte, la grammaire, la longueur tout est très bien pensé et adapté pour le public visé. Mention spéciale pour la colorisation des illustrations que j'ai adoré et qui est vraiment magnifique. Une très sympathique collection à surveiller car c'est le genre d'album à avoir dans sa bibliothèque pour initier les plus petits à la lecture avant de s'endormir...






TOME 2 : La journée à l'envers


Nationalité des auteurs: Française

Éditions Presses d’Île de France (27 Février 2025)

40 pages

ISBN-10: ‎ 2708882112

ISBN-13: ‎ 978-2708882119

Genre: Album

Lu le: 24 Février 2025

Ma note: 15/20 




Résumé/4ème de couverture:


La petite Myla veut devenir cheftaine. En utilisant la magie du grand arbre, elle souhaite inverser l'ordre des choses pour arriver à ses fins. Seulement, rien ne se passe comme prévu. De nouvelles aventures attendent nos amis, qui se retrouvent miniaturisés, à la merci des insectes. Mais contrairement aux apparences, les petites bêtes de la forêt s'avèreront de précieux alliés. Que ce soit à dos de fourmi ou transportés par des abeilles, un voyage extraordinaire attend les enfants pour rentrer sains et saufs chez eux.

Mon avis:


   "Histoires de Veillées" a vu sortir son deuxième album pour les plus petits, à leur lire le soir avant de s'endormir. Dans cette nouvelle aventure où l'on retrouve Théo et Myla, le frère et la sœur dans lesquels n'importe quel enfant pourra se retrouver, partent dans un nouveau monde plein de magie. C'est au milieu d'une ribambelle d'animaux en tout genre que les petits héros en herbe vont vivre leur aventure, qui les amènera à conclure qu'il faut être patient dans la vie, qu'il faut vivre l'instant présent et que chaque arrive en son temps. Ce voyage au milieu des petites bêtes n'est pas sans rappeler "Arthur et les Minimoys". Encore une fois, tout l'album s'adapte parfaitement aux plus petits avec notamment les représentations des animaux, pas toujours très beaux de base, voire effrayants, qui sont faites de manière harmonieuse et de façon à les rendre plus mignons et esthétiques. Et je suis toujours aussi fan de la colorisation et de la palette de couleurs utilisées qui apporte une singularité indéniable. 


Merci aux éditions des Presses d'Île de France pour l'envoi de ces livres!