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mercredi 3 mars 2021

La mort d'une sirène (A.J Kazinski & Thomas Rydahl)



Titre original:
Mordet på en havfrue 
 
Traduction: Catherine Renaud 
Nationalité des auteurs: Danoise 
Editions Robert Laffont (15 Octobre 2020
Collection La Bête Noire
560 pages
ISBN-10: 2221246470 
ISBN-13: 978-2221246474 
Genre: Thriller, Historique
Lu le: 9 Février 2021
Ma note: 13/20 


Résumé/4ème de couverture:

Copenhague, 1834.

Le corps mutilé d’une jeune prostituée est retrouvé dans le port. La soeur de la victime croit pouvoir immédiatement désigner le tueur : Hans Christian Andersen, jeune écrivain en devenir qu’elle a vu quitter la maison de passe la veille. Ravie de tenir un coupable, la police le jette en cellule dans l’attente de son exécution programmée. Mais grâce à ses relations, Hans Christian obtient d’être libéré pour trois jours, durant lesquels il devra mener ses propres investigations et livrer le véritable meurtrier aux autorités. Sa quête de la vérité le conduira dans les dédales d’une ville ravagée par la pauvreté, les tensions sociales, la corruption et les crimes sordides…

Un thriller historique haletant qui offre une version inattendue de la genèse de La Petite Sirène, avec le célèbre Hans Christian Andersen en enquêteur malgré lui.

Mon avis:

        Ce thriller historique avait tout pour être alléchant puisqu'au delà de l'association de ces deux catégories, il est dit que l'histoire nous offre une version inatendue de la génèse de La Petite Sirène, étant donné que l'on retrouve son créateur et auteur, Hans Christian Andersen, comme personnage principal de ce livre. Malheureusement, je suis assée totalement à côté de ce livre. Si l'ambiance historique est bein retranscrite et m'a bien plus, en revanche, l'histoire est cousue de fils blancs et devinable dés le début, avec beaucoup de longueurs et le tout servi par des personnages mollassons.

Points de vue/Critiques:

        L'histoire nous entraine dans les bas fonds de Copenhague en 1834. Et autant dire que les auteurs n'ont pas lésiné sur les moyens pour nous immerger pleinement et totalement dans ce contexte historique, comme s'ils l'avaient véçu. Avec des décors grandeurs natures, des ambiances de l'époque parfaitement bien retrancrites, les conditions sociales multiples et même la descriptions des odeurs des lieux, tout y est pour nous faire vivre et ressentir cette atmosphère.

        N'ayant rien d'un héros, Hans Christian Andersen va devoir revêtir un costume de commissaire pour se sortir de la misère dans laquelle il s'est fourré. Que dire de ce personnage si ce n'est qu'il est presque caricatural dans ses nombreuses maladresses et qu'il pourrait être pris au second degré comme un véritable looser. Sans compter qu'il manque de volonté et de courage, il n'a rien de sympathique ni d'attachant, rien qui puisse lui fournir des excuses ou des circonstances atténaunts. Heureusement, il sera assité par Molly qui est là pour porter la culotte dans ce duo et apporter un certain dynamisme dans cette histoire qui aurait vraiment été morne sans elle! En effet, la jeune femme, à l'image de son métier de prostituée, ne se laisse pas faire, elle est débrouillarde, elle a du caractère, une fougue certaine et un élan toujours présent. Dommage qu'elle n'est pas vraiment la fibre maternelle, car sa pauvre nièce est souvent laissée pour compter dans cette histoire, voire parfois oubliée non...?

        L'intrigue de ce roman nous entraîne sur les pas d'un assassin mutilant des jeunes femmes. Mais l'histoire ne va pas porter classiquement sur la recherche de cette assassin puisque dés le début, cet assassin fait parti des personnages principaux de l'histoire, que nous suivons souvent pour savoir ce qu'il pense, ce qu'il fait pour pouvoir tuer et échapper à la police et pourquoi!! Aucune surprise donc! Les auteurs ont ainsi voulu créer la surprise à la fin du livre en nous révélant qui était véritablement l'assassin, sauf qu'en étant un peu attentif et plus ou moins amateur de thrillers, on ne peut pas se laisser duper si facilement. En effet, "le truc" est vraiment gros et grossier et se devine dés le début. Lorsque l'on est habitué à lire des thrillers ou policiers ou quand on se pose un minimum de questions, il y a des élèments qui mettent vraiment sur la voie et comme les auteurs ont toujours occultés ces "détails" pourtant logiques et importants, ils ont cru que cela crérait la surprise à la fin... Mais on est pas dupe! Ajoutons à cela, les multiples longueurs et parfois des répétitions, et vous obtenez un roman long et decevant!

        Le côté "genèse de La Petite Sirène" est un peu tiré par les cheveux et ne prend forme qu'à la fin de l'intrigue. Cette promesse permet d'attirer et d'allécher le lecteur qui se retrouve forcément déçu de ne pas avoir plus d'allusions ou de liens clairs, concrets et réguliers tout le long de l'histoire. En revanche, les toutes dernières pages m'ont véritablement surprise et montre que derrière la génèse de La Petite Sirène se cache finalement la génése d'un autre conte, qui est vraiment beaucoup plus parlant et probant (et qui aurait dû être l'accroche de ce roman à mon sens).

En bref:

        Ce thriller historique vous plonge superbement dans l'ambiance et l'atmosphère de Copenhague en 1834 comme si vous étiez! On prend plaisir à retrouver Hans Christian Andersen comme personnage principal, mais son côté très gauche et mollasson à souhait fait qu'il devient agaçant et pas du tout attachant. Heureusement, sa comparse Molly est là pour apporter un certain dynamisme, bien manquant, à ce récit! Et pour ce qui est de l'intrigue, ça ne s'arrange pas vraiment puisque c'est très decevant... Le fait de suivre dés le début l'assassin, comme n'importe quel autre personnage, est déçarsonnant et pas du tout surprenant car l'on découvre tout sans aucune surprise. Les auteurs ont ainsi voulu nous mettre sur une fausse piste, ne pas évoquer certaines choses logiques et passer outre quelques "détails" pour créée de ce fait une surprise finale tonitruante, sauf que si l'on est adepte du genre et que l'on fait preuve d'un peu de bon sens en se posant les bonnes questions, on ne peut pas être dupé... La promesse alléchante de la genèse de La Petite Sirène" est un peu tirée par les cheveux et ne prend forme qu'à la fin de l'intrigue sans avoir vraiment de choses concrétes qui fait le rappel avec le conte. En revanche, les toutes dernières pages sont véritablement surprenantes puisque la génése d'un conte peut en cacher un autre...!

Autour du livre:

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