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mercredi 9 décembre 2020

Le chat qui mangeait de la laine et autres enquêtes de Jim, Koko et Yom Yom (Lilian Jackson Braun)



Titre original: The Cat Who Ate Danish Modern 
Traduction: Marie-Louise Navarro 
Nationalité de l’auteur: Américaine 
Editions 10/18 (18 Octobre 2018) 
480 pages
ISBN-10: 2264073942 
ISBN-13: 978-2264073945 
Genre: Policier
Lu le: 18 Novembre 2020
Ma note: 15/20 



Résumé/4ème de couverture :

En entrant au Daily Fluxion, Jim Qwilleran n'imaginait pas que sa vie de journaliste serait aussi mouvementée. Ni qu'il lui faudrait endosser mille casquettes – tour à tour chasseur d'artistes, reporter culinaire, responsable décoration... Mais quelle que soit la rubrique, cet ancien chroniqueur ès crimes a surtout le chic pour attirer les ennuis. Qu'il suive un critique d'art féroce et férocement détesté, rencontre un excentrique collectionneur de jades malchanceux ou s'immerge dans le milieu interlope des brocanteurs, à chacun de ses reportages, disparitions et morts subites jonchent sa route. Heureusement, le journaliste à la moustache foisonnante peut compter sur le flair de Koko et Yom Yom, ses deux astucieux chats siamois, pour démêler ces drôles d'affaires, d'un coup de patte de velours...

Mon avis:

Je ne connaissais pas du tout cette série d’enquêtes « Le chat qui… » servie à la façon Hercule Poirot mais accompagnée de chats qui donnent un bon coup de patte pour la résolution affaires, mais un cadeau du père Noël du club de lecture entre copines m’a fait découvrir cette vieille série. Ce livre remis au goût du jour par les éditions 10/18 regroupe les trois premiers tomes de la série qui ont été écrits dans les années 60-90. J’ai bien apprécié cette lecture, et je suis contente d’avoir pu découvrir les trois premiers tomes dans l’ordre puisque cela permet de voir l’arrivée des deux chats siamois après avoir découvert Jim Qwilleran et les enquêtes dans lesquelles il est impliqué. 

Points de vue - Critiques:

            Si l’on aime les œuvres d’Agatha Christie avec les enquêtes d’Hercule Poirot, on peut trouver satisfaction dans celles de Jim Qwilleran si ce n’est que l’on ajoute des chats au tableau et que l’on ne retrouve pas la plume et la complexité de Agatha Christie. Dans la première histoire de ce livre qui correspond au premier tome de la série, « Le chat qui lisait à l’envers » nous plonge dans l’univers de l’art et nous permet de découvrir le personnage principal de Jim Qwilleran, sans oublier le chat Kao K'o Kung – Koko, mais sans que ce dernier soit encore associé à l’ancien chroniqueur qui mène involontairement l’enquête. Le deuxième tome « Le chat qui mangeait de la laine » entraîne cette fois-ci le journaliste dans le domaine de la décoration et enfin, « Le chat qui aimait la brocante » amène tous les apprentis enquêteurs dans le domaine de la brocante comme son nom l’indique. 

            J’ai beaucoup aimé le fait d’avoir les trois premiers volumes dans un seul livre puisque cela permet de bien voir une certaine continuité dans le changement d’affectation professionnelle et/ou déménagement de Jim Qwilleran et dans l’apparition des fameux chats enquêteurs. En effet, du fait de son travail de journaliste, on lui affecte des sujets d’articles qui l’entraine dans différents domaines. Sauf qu’à chaque fois, un meurtre arrive et l’ancien chroniqueur criminel ne peut s’empêcher de mener l’enquête. Sans véritable attaches, ses différents articles et affaires vont amener Jim à loger au cœur de là où se passe l’enquête. Et c’est aussi ainsi qu’il va devenir le maître de ses apprentis enquêteurs félins, Koko et Yom Yom, qui étaient ainsi les chats appartenant successivement aux défunts des affaires résolues.

            Ces histoires ont été écrites à une époque où la technologie moderne n’était pas de mise, les enquêtes se font donc à l’ancienne, basées essentiellement sur les questions, les interrogatoires, les détails, les hypothèses et les déductions. C’est ainsi que l’on pourrait faire le rapprochement avec les affaires d’Hercule Poirot. Mais si l’on nous promet l’intervention des chats de Jim dans les résolutions des affaires, il faut avouer que l’on pourrait s’attendre à plus d’importance concernant les chats dans leur intervention d’enquêteurs. Mais comme l’autrice s’est contentée de garder des chats au comportement vraiment félin (on n’a pas de chats humanisés qui parleraient, penseraient ou qui mèneraient réellement l’enquête), cette bonne chose fait que finalement, le hasard de leurs actions et pérégrinations félines vont mettre la puce à l’oreille de Jim et le faire ainsi progresser dans ses déductions. 

En bref:

Remis au goût du jour dans un style moderne et stylisé et en regroupant les trois premiers tomes de la série, « Le chat qui mangeait de la laine et autres enquêtes de Jim, Koko et Yom Yom » est une lecture bien agréable. Les amateurs de policiers à la façon d’Hercule Poirot et les fans de chats y trouveront largement leur compte. Les enquêtes à l’ancienne, sans technologie moderne repose ainsi sur les interrogatoires entre hypothèses et déductions. On ne s’étonnera pas par compte que les chats ne sont pas de véritables acteurs dans les enquêtes à résoudre puisque l’autrice a choisi de garder des chats au comportement félin, sans humanisation aucune. Leurs interventions sont plutôt ponctuelles et anecdotiques. Les enquêtes de Jim Qwilleran reposent toute sur la même base, mais le regroupement de ces trois premières affaires permet d’avoir une continuité intéressante et prenante et donc de suivre l’évolution professionnelle, et personnelle, de Jim sans compter le fait que l’on peut ainsi mieux comprendre comment les chats enquêteurs sont entrés dans sa vie !


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