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mardi 15 décembre 2020

Il faut flinguer Ramirez, tome 1





Scénario et Illustrations: Nicolas Petrimaux 
Nationalité de l’auteur: Française 
Editions Glénat (30 mai 2018) 
144 pages
ISBN-10: 2344011889 
ISBN-13: 978-2344011881 
Genre: Bande-dessinée
Lu le: 22 Novembre 2020
Ma note: 17/20 



Résumé/4ème de couverture :

Jacques Ramirez est l’exemple parfait de l’intégration des personnes handicapées dans le milieu professionnel. Le fait d’être muet ne l’a pas empêché de devenir le meilleur technicien chez Robotop, le leader de l’aspiration des poussières. Ponctuel, efficace et aimable, son nom a même été avancé pour recevoir le titre d’employé de l’année (chut, ce n’est encore qu’une rumeur). Par contre, le cartel mexicain de la drogue l’a dans le collimateur et un contrat court sur sa tête.

Mon avis :

        Je remercie tout chaleureusement les éditions Glénat pour la proposition de cette bande-dessinée, qui m'a totalement sortie de ma zone de confort et pour laquelle j'ai passé un excellent moment de lecture. Si l'histoire de mafieux, de règlements de comptes et d'armes à feux sur fond de western n'est pas de prime abord ce que j'apprécie, j'ai été indéniablement attiré par les illustrations très comics et cinématographiques. Au final, j'ai tout adoré dans cet ouvrage! J'ai hâte de découvrir la suite!

Points de vue - Critiques :

       L'histoire prend clairement, rapidement et majoritairement des allures de règlements de comptes, avec gros bras, armes et jolies filles. On sent que l'auteur s'inspire, voire rend hommage aux films d'action à la Quentin Tarantino où récit choral, violence grandiloquente et humour saignant sont au rendez-vous. Mais tout cela qui pourrait être réservés aux initiés et amateurs du genre, reste finalement très accessible à tout-un-chacun, moi la première qui ne suis pourtant pas du tout adepte de ce genre initial. Mais la solidité et le professionnalisme du récit font que le lecteur est immédiatement pris par l'engouement pour son plus grand plaisir. Le récit va ainsi à cent à l'heure, le roulement entre les différentes lignes narratives se font naturellement, le petit côté rétro apporte une touche nostalgique et le casting est solide. Le héros discret, qui a un handicap et qui est parfaitement inséré dans la société tout en n'échappant pas à quelques brimades et impossibilités, font que l'on a envie de le prendre sous son aile mais il cache finalement et parfaitement bien son jeu et ce jeu de dupe n'est pas pour nous déplaire. Les rôles secondaires sont assez caricaturaux entre le duo de gangsters pas toujours malins ou le duo de stars féminines plantureuses mais hors la loi. Tout ce petit monde se flingue les uns les autres avec application et plus ou moins de succès, et ses grandes frasques nous emportent dans l'aventures sans nous laisser sur le bord de la route. 

            L'emballage graphique se devait d'être à l'unisson et à la hauteur de cette atmosphère et ce récit. Et pas de déception non plus sur ce point, car l'auteur nous livre un objet livre très beau, graphiquement irréprochable à la reconstitution bien documentée. On plonge dans l'univers rétro des USA made in Hollywood, sur fond de comics. Ainsi, les rues, les voitures, les bâtiments, les vêtements, les objets, jusqu'au publicités vintages et les reconstitutions de journaux sont autant d'incroyables éléments qui parsèment l'album avec un découpage digne de l'époque et des comics. Avec une colorisation flamboyante, on aime s'attarder sur les doubles pages purement graphiques. On ne peut donc pas reposer cet album avant la dernière page (maudit soit le cliffhanger final!).

En bref :

            "Il faut flinguer Ramirez" c'est une histoire à la fois déjantée et sérieuse qui raviera tous les fans de l'univers d'un Quentin Tarantino, mais pas seulement puisque le tout est très accessible à tout-un-chacun, moi la première qui ne suis pourtant pas du tout adepte de ce genre à la base. Que se soit le côté narratif ou graphique, le tout est d'une qualité irréprochable qui fait que l'on veut connaitre chaque instant de cet album jusqu'à la dernière page qui, en plus d'un cliffhanger, anéantie notre frénésie mais pas notre envie de connaître la suite. Le récit nous entraine dans une action incessante entre violence grandiloquente et humour saignant qui sont au rendez-vous au milieu de personnages mafieux mais attachants. L'emballage graphique est particulièrement plaisant car, sur fond de comics, l'univers rétro des USA made in Hollywood est fidèlement reproduit jusque dans les moindres détails, comme les coupures de journaux ou les affiches publicitaires, qui offrent un vrai bonheur visuel.

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