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dimanche 4 octobre 2020

La petite reine







Scénario et Illustrations: Jean-Claude Servais 
Nationnalité de l'auteur: Française
Editions Dupuis (21 Août 2020) 
112 pages 
ISBN-13: 979-10347531230
Genre: Bande-dessinée
Lu le: 11 Septembre 2020
Ma note: 16/20


 

L’histoire:

Quand une ruche essaime, la vieille reine s'en va avec ses abeilles, laissant la ruche à la nouvelle reine encore vierge qui se prépare à accomplir son vol nuptial. Elle sera fécondée par plusieurs mâles qui perdront la vie. Le naturaliste Jean-Claude Servais, signature pionnière de la collection Aire Libre, construit son intrigue en miroir des insectes. Un thriller politico-apicole autour d'une lutte de pouvoir et de femmes-abeilles, aux accents romantiques et écologiques très actuels. Tout commence dans une ville du Nord quand, à l'issue d'une présentation sur des abeilles himalayennes, l'espèce la plus grosse et la plus agressive du monde, la ruchette est volée : les abeilles libérées assassinent. Une aubaine pour le patron de l'usine locale, M. Raymackers, qui décide de se présenter contre le maire sortant, Marcel Clément, en ordonnant l'extermination de son rucher dont s'occupent ses deux filles, Aude et Diane, très proches des abeilles. Peut-être même trop ?

Mon avis:

Après le magnifique album « Le fils de l’ours » pour lequel on tombe littéralement en pamoison devant la beauté des illustrations de l’auteur, je ne pouvais pas passer à côté de ce nouvel album, qui promet d’aussi beaux dessins. « La petite reine » est une réédition (augmentée je crois) de l’album paru en 1992. Cette histoire même une fois de plus les hommes et les animaux. Dans celle-ci, il est question de sœurs et d’une espèce d’abeille particulière.

Je ne sais pas si c’est le but de l’auteur, mais personnellement, étant plus passionné par les animaux que par les humains, autant j’ai aimé le côté entomologie de l’histoire, autant j’ai été dérangé par les personnages. En effet, la relation entre les sœurs est assez malsaine, et j’ai eu beaucoup de mal à les appréhender : la bichromie (noir et blanc) des planches et les traits ressemblants font en sorte que j’ai eu beaucoup de mal à les distinguer l’une de l’autre. Et avec leur relation particulière, il m’a fallu arriver à une bonne moitié de l’album pour m’éclaircir les idées. Concernant l’histoire, on retrouve quelque chose d’assez mystique, proche du fantastique. Niveau rationalité, il ne faut pas trop chercher. J’ai passé un assez bon moment puisque je me suis davantage attardé, et retenu, la leçon de morale concernant l’importance de telles petites bêtes pour la nature et le bien-être des hommes et leurs préjugés dévastateurs.

Encore une fois, le gros point fort de cette bande-dessinée, ce sont ses illustrations. Elles sont justes magnifiques, elles foisonnent de détails, on s’y attarde assez longuement pour en retirer toute la beauté, bref on en prend plein les yeux. Le fait de n’avoir pas de couleurs mettent encore mieux en lumières les dessins, puisque l’on peut pleinement voir et apprécier les traits. Et même si l’histoire ne fait pas l’unanimité, les illustrations sont tellement splendides que l’on prend plaisir à feuilleter et feuilleter encore et encore un tel ouvrage.


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