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mercredi 14 octobre 2020

Bleu de Delft (Simone Van der Vlugt)



Titre original: Nachtblauw 
Traduction: Guillaume Deneufbourg 
Nationalité de l’auteur: Hollandaise 
Editions 10/18 (4 Avril 2019) 
numéro 5433
336 pages
ISBN-10: 2264074051 
ISBN-13: 978-2264074058 
Genre: Historique
Lu le: 17 Septembre 2020
Ma note: 17/20 



Résumé/4ème de couverture:

    Au XVIIe siècle, après la mort mystérieuse de son mari, la jeune Catrijn quitte sa campagne néerlandaise pour tenter sa chance à la ville. Le hasard des rencontres la mène à Amsterdam où elle est engagée comme intendante dans une famille. Passionnée de peinture, Catrijn aide la maîtresse de maison à parfaire son apprentissage. Elle fera même la rencontre de Rembrandt dans son atelier. Mais, poursuivie par son passé, en la personne d'un ancien valet de ferme qui menace de révéler les circonstances de la disparition de son mari, la jeune femme doit fuir à Delft où elle est engagée dans une faïencerie, et formée par un ami de Vermeer. Le grand peintre voit d'un oeil bienveillant le succès fulgurant de Catrijn lorsqu'elle met au point le célèbre bleu de Delft.

Mon avis:

        J’avais tellement aimé et adoré « La jeune fille à la perle » de Tracy Chevalier, qui a d’ailleurs été l’élément déclencheur au fait de créer mon blog, que je ne pouvais pas passer à côté de « Bleu de Delft » qui s’inscrit dans la même lignée. En effet, dans ce livre, on retrouve l’univers des peintres Hollandais du 17ème siècle, avec notamment Johannes Veemer. Il ne m’en fallait pas plus pour retourner avec grand plaisir dans l’histoire de ce siècle d’or néerlandais. J’ai été happé par les premières pages de ce livre puisque je retrouvais tout ce que j’avais adoré dans « La jeune fille à la perle ». Puis, non pas que mon engouement a été freiné mais ma surprise par l’angle pris par l’histoire m’a un poil (un chouia) désappointé. Quoiqu’il en soi, « Bleu de Delft » a été une formidable lecture, un petit coup de cœur.

Points de vue/Critiques:

        Les premières pages de « Bleu de Delft » reprennent les éléments majeurs de « La jeune fille à la perle ». On retrouve ainsi une jeune femme venant de sa campagne néerlandaise natale, qui va tenter de sa chance en ville. Et parce qu’à cette époque, c’est l’apogée de l’art de la peinture, c’est chez de grands maîtres que les emplois de domestique sont monnaie courante. Notre jeune Catrijn va ainsi devenir intendante chez une noble famille où elle va pouvoir commencer à développer son talent artistique. Mais cela, va la mener dans une autre contrée. Dés lors, l’angle pris par l’histoire m’a surprise, je ne m’attendais pas à cela. En effet, en commençant ce livre, et en découvrant les premières pages qui ont confirmé mon a priori, je pensais que notre héroïne se découvrira une passion, un talent et un métier dans la peinture à travers ses différentes rencontres avec les grands maitres. Mais hormis ces premières pages, à partir du moment où Catrijn rejoint la ville de Delft, on retrouve une histoire plus romanesque avec un virement de cap dans la dimension artistique, puisqu’il ne sera plus question de tableaux, mais plutôt de peinture sur faïencerie. Ce qui est logique quand il est question de « bleu de Delft », mais personnellement je ne connaissais pas cette référence, donc ceci explique cela... !

        On va donc suivre la vie de Catrijn qui est une vraie épopée historique. Car cette jeune femme talentueuse va devoir continuellement se faire une place dans ce monde d’hommes. Entre amis et ennemis, elle va devoir faire face aux ragots, aux manigances, aux préjugés et aux codes sociaux en vigueur qui s’abattront sur elle. Mais chaque fois, elle va y faire face et surmontera tous ces obstacles. Catrijn est donc une femme inspirante, travailleuse et déterminée que j’ai adoré suivre. Les péripéties de sa vie, professionnelle ou amoureuse, font en sorte que l’on a une histoire très romanesque dans les faits et qui fait que l’on a par moment, l’impression de s’éloigne des faits historiques. C’est l’élément qui fait s’écarter ce livre de la comparaison avec « La jeune fille à la perle ».

        La force d’un tel roman c’est tout de même l’aspect historique. On retrouve bien évidemment cette thématique dans l’art de la peinture puisque l’on y croisera notamment Rembrandt et Veermer. Et par rapport à ce dernier et à la découverte de sa vie dans « La jeune fille à la perle », « Bleu de Deft » se place en amont comme un préquel, puisque Veermer vient de finir son apprentissage et qu’il travaille encore dans l’auberge de sa mère, n’ayant pas encore commencer sa grande destinée d’artiste peintre. J’ai adoré ce clin d’œil. Et puis la thématique historique va se retrouver dans les faits et évènements généraux comme les créations peintes avec le célèbre de Delft sur la faïencerie, l’explosion de la poudrière qui ravagea la ville de Delft en 1654 ou encore l’épidémie de peste.

En bref:

            Pour les adeptes du genre du roman historique (et particulièrement pour ceux qui ont fortement apprécié comme moi « La jeune fille et la perle » de Tracy Chevalier), il faut absolument lire et découvrir ce livre, qui se passe en amont et qui est tout aussi formidable. Dans un récit parfaitement rythmé, Simone van der Vlugt raconte avec brio l'histoire du Siècle d'or néerlandais en suivant la vie de la jeune Catrijn. On découvre le magnifique portrait d'une femme artiste, travailleuse, déterminée et ambitieuse, qui cherche à se faire une place dans un monde d'hommes en dépit des préjugés et des codes sociaux de l’époque. L’histoire prend à un moment donné une dimension plutôt romanesque, mais l’aspect historique est prédominant et continu dans ce récit, que ce soit à travers la dimension artistique ou à travers les faits et évènements d’époque. Un roman captivant et magnifique que je vous recommande !


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