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jeudi 10 septembre 2020

Le petit garçon qui voulait être Mary Poppins (Alejandro Palomas)





Titre original: Un hijo
Traduction: Vanessa Capieu
Nationalité de l’auteur: Espagnol
Editions Le Cherche Midi (2 Janvier 2020)
224 pages
ISBN-10: 274915863X
ISBN-13: 978-2749158631
Genre: Contemporain
Lu le: 13 Août 2020
Ma note: 16/20



Résumé/4ème de couverture:

C’est l’histoire d’un petit garçon débordant d’imagination qui voue un amour sans bornes à Mary Poppins. L’histoire d’un père un peu bougon, qui vit seul avec ce fils sensible et rêveur dont il a du mal à accepter le caractère. D’une institutrice qui s’inquiète confusément pour l’un de ses élèves qui vit un peu trop dans ses rêves. D’une psychologue scolaire à qui on envoie un petit garçon qui a l’air d’aller beaucoup trop bien. Quel mystère se cache derrière cette apparence si tranquille, et pourtant si fragile ?

Mon avis:

            Depuis sa sortie et ses avis unanimes, je me retenais de ne pas me procurer ce livre, en me disant que j’attendrais sa sortie poche. Mais en le voyant à la bibliothèque… et l’envie d’une petite lecture jeunesse rapide et doudou ont eu raison de moi. Je m’attendais à plus de surprise et de magie dans cette histoire, mais elle reste vraiment belle, poétique et qui colle parfaitement à tout ce que représenter l’enfance.

Points de vue/Critiques:

            Ce petit garçon qui voulait être Mary Poppins c’est Guillermo, Guille, âgé de 9 ans et qui vit seul avec son père Manuel, en raison de l’absence mystérieuse de la maman. Dés le début du roman, on sent une situation familiale floue et incertaine, mais pas du tout à connotation malsaine ou suspicieuse. C’est grâce à l’intervention très perspicace de sa maîtresse Sonia, et ensuite au professionnalisme de la psychologue scolaire Maria, que Guillermo va nous dévoiler tout ce qu’il cache. J’ai beaucoup aimé découvrir le travail de décorticage et de conclusion de Maria qui a su mettre le doigt sur certains éléments majeurs de la vie et du mal-être de Guille, grâce aux dessins. Elle est un peu la bonne fée moderne dans l’univers merveilleux et enchanteur de Guille.

            Ce livre est un roman chorale où l’on découvre le point de vue de la maîtresse, de la psychologue et du père de Guille, en plus de ce dernier. Le changement de plume entre la vison d’un adulte et d’un enfant est remarquablement maîtrisé comme jamais je n’ai vu, étant donné que le point de vue de Guille est tellement bien retranscrit que cela en est bluffant! On a vraiment l’impression d’avoir un enfant de 9 ans qui s’exprime en face de soi. Sans retrouver de fautes d’orthographes puisque nous ne sommes pas dans une retranscription de son écriture, on retrouve les pensées décousues d’un enfant, l’incompréhension de certaines expressions ou choses d’adulte qui ne sont pas logiques, l’imagination débordante et le comportement et les paroles des adultes pas toujours en phase avec celle d’un enfant. On découvre alors en Guillermo, un petit garçon extrêmement sensible et qui déborde de rêves en tout genre et qui imagine quantité de choses face à la souffrance de son père et face à l’absence de sa mère. 

            La maman et Mary Poppins sont des personnages importants de cette histoire même si elles ne sont là réellement. On se doute d’un lien entre elles deux. Et je dois avouer que concernant la maman de Guille, j’ai rapidement deviné ce qu’il en était en multipliant les hypothèses pour les détails mais la finalité est tellement évidente que je pense que cet aspect facilement devinable est fait exprès. Le but de cette histoire n’est ainsi pas de maintenir un suspense insoutenable sur cette disparition maternelle. L’intérêt vient de la poésie de la plume qui se dégage également du récit, ainsi que du point de vue d’un enfant face à tout ceci. 

En bref:

            Le petit garçon qui voulait être Mary Poppins est un livre bouleversant qui regroupe tout ce que peut représenter l’enfance. C’est au travers de l’histoire de Guillermo, neuf ans, que l’on assiste à une sorte de conte moderne qui mêle la tendresse, la sensibilité mais également de la gravité et de la pudeur. Face aux actions et aux paroles des adultes parfois totalement incompréhensibles pour un enfant mature et sensible tel que Guille, la création d’un univers merveilleux et enchanteur comme celui de Mary Poppins est alors un réel échappatoire. Ce roman ultra poétique incarne donc la magie de l’enfance confrontée à la réalité de la vie.

Autour du livre:

Livre emprunté à la bibliothèque

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