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mercredi 12 août 2020

Sur le toit de l'enfer (Ilaria Tuti)




Titre original: Fiori sopra l'inferno
Nationalité de l’auteur: Italienne
Editions Pocket (10 Octobre 2019)
numéro 17644
424 pages
ISBN-10: 2266293168
ISBN-13: 978-2266293167
Genre: Thriller
Lu le: 22 Juillet 2020
Ma note: 15/20



Résumé/4ème de couverture:

Dans les montagnes sauvages du Frioul, en Italie, le commissaire Teresa Battaglia, la soixantaine, la langue acérée et le cœur tendre, est appelée sur les lieux d'un crime pour le moins singulier : un homme a été retrouvé mort, les yeux arrachés. À côté de lui, un épouvantail fabriqué avec du cuivre, de la corde, des branchages... et ses vêtements ensanglantés.
Pour Teresa, spécialiste du profilage, cela ne fait aucun doute : le tueur frappera à nouveau. Elle va devoir rassembler toute son énergie et s'en remettre à son expérience pour traquer cette bête humaine qui rôde dans les bois. 
Si tant est que sa mémoire ne commence pas à lui faire défaut...

Mon avis:

            Si les deux livres des auteurs français en lice pour le Prix Nouvelles Voix du Polar me plaisaient et m’ont beaucoup plu suite à leur lecture, les deux livres des auteurs étrangers m’étaient beaucoup moins avenants… Pour « Sur le toit de l’enfer », même si le résumé était tentant, je partais dans l’idée, que je retrouverais l’atmosphère froide de l’histoire dans la plume de l’autrice, comme la froideur et le despotisme que l’on peut retrouver chez les auteurs nordiques. Mais force est de constater que je me suis totalement fourvoyée, car j’ai passé un très bon moment de lecture !

Points de vue/Critiques:

            Dès les premières pages, j'ai été embarquée par l'histoire. La plume de l'auteure est agréable à lire et addictive à souhait. C'est bien écrit, fluide, prenant et pleins de rebondissements. On ne s'ennuie pas une seule seconde et les pages se tournent toutes seules, tellement on a envie de connaitre le fin mot de l'histoire. L’intrigue est glaçante à souhait et leurs meurtres bien sanglants et macabres font parfaitement rentrer ce livre en thriller ! De plus, au milieu des nombreux rebondissements qui nous tiennent en haleine et qui donnent une certaine frénésie, il y a ces petits détails qui sont bien calés étant donné que, lorsque toutes les pièces du puzzle s’emboitent, on découvre que rien n’était laissé au hasard.

            Un meurtrier bien sadique, des enfants impliqués, un lieu reculé : tout est bien sombre dans cette atmosphère froide ! A travers son personnage principal, l’autrice n’a pas limité son histoire à du glauque et du macabre. On retrouve effectivement une grande part liée à la psychologie avec le fait de s’attarder sur les travers de l’être humain et sur les expérimentations qui y sont associées, qu’ils soient contemporains (grâce au commissaire avec l’analyse fine des tueurs à traquer) ou d’époque (grâce au meurtrier avec l’éducation qu’il a reçu).

            Si je n’ai rien à redire concernant l’intrigue, les personnages m’ont par contre laissé de marbre… En effet, la commissaire Teresa Battaglia ne l’a pas emballé. Sa fausse indifférence et son semblant de méchanceté envers ses collègues masculins plus jeunes ne m’ont pas paru crédibles et compréhensibles. Je ne vois pas pourquoi elle se donne cette façade (surtout que l’on nous fait bien comprendre qu’il ne s’agit que de faux-semblants) car cela la décribilise totalement. Surtout qu’elle n’est plus toute jeune, qu’elle est commissaire et qu’elle connaît donc parfaitement son métier : pourquoi doit-elle donc jouer le faux rôle d’une supérieure austère ? Et s’ajoute à sa personnalité cette maladie dont elle est touchée. Si durant longtemps, on sait qu’elle est malade et qu’on ne nous révèle pas exactement de quoi elle est atteinte cela se devine à des milliers de kilomètres, tant le sujet a été employé, vu et revu. Et même avec cette maladie, je ne vois pas ce que cela apporte à l’histoire ou à la personnalité de Teresa…

En bref:

            Sans jamais délaisser le côté humain de l’histoire, Ilaria Tuti nous offre un thriller bien sombre et glauque à souhait avec « Sur le toit de l’enfer » qui nous plonge dans un univers aussi glaçant que peut être l’atmosphère froide du récit. On est tenu en haleine dans cette intrigue passionnante qui nous fait parfois remonté dans le passé afin de mieux comprendre les liens et de rassembler toutes les pièces du puzzle où rien n’est laissé au hasard. Si l’histoire m’a totalement embarqué avec sa frénésie de rebondissements, la commissaire Battaglia m’a laissé de marbre puisque je n’ai pas compris et accroché à sa personnalité. Cela n’entache en rien à la belle surprise de j’ai eu en lisant ce thriller !

Autour du livre:

Fait parti de la sélection des auteurs étrangers pour le Prix Nouvelles Voix du Polar Pocket 2020

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