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jeudi 18 juin 2020

Les jours brûlants (Valérie Peyrin)







Nationalité de l’auteur: Française
Editions Calmann-Lévy (25 Mars 2020)
425 pages
ISBN-10: 2702165648
ISBN-13: 978-2702165645
Genre: Contemporain
Lu le: 1er Juin 2020
Ma note: 14/20





Résumé/4ème de couverture:

            À 37 ans, Joanne mène une vie sereine à Modesto, jolie ville de Californie, en cette fin des années 1970. Elle a deux enfants, un mari attentionné, et veille sur eux avec affection. Et puis… alors qu’elle rentre de la bibliothèque, Joanne est agressée. Un homme surgit, la fait tomber, l’insulte, la frappe pour lui voler son sac. Joanne s’en tire avec des contusions, mais à l’intérieur d’elle-même, tout a volé en éclats. Elle n’arrive pas à reprendre le cours de sa vie. Son mari, ses enfants, ne la reconnaissent plus. Du fond de son désarroi, Joanne comprend qu’elle leur fait peur. Alors elle s’en va. Laissant tout derrière elle, elle monte dans sa Ford Pinto beige et prend la Golden State Highway. Direction Las Vegas.
C’est là, dans la Cité du Péché, qu’une main va se tendre vers elle. Et lui offrir un refuge inattendu. Cela suffira-t-il à lui redonner le goût de l’innocence heureuse ?

Mon avis:

            J’espérais secrètement recevoir le tout dernier livre de Laurence Peyrin et Calmann-Lévy a dû entendre ma petite prière puisqu’ils ont eu la gentillesse de me l’envoyer: une jolie réception surprise qui fait d’autant plus plaisir. Si j’ai toujours trouvé la plume de Laurence Peyrin assez particulière, très travaillée, ce qui rend la lecture pas toujours fluide, ici je n’ai pas retrouvé cette petite complexité d’écriture. En ce qui concerne l’histoire, je n’ai pas particulièrement compris le personnage de Joanne. Parmi tous les livres de l’autrice, c’est donc « les jours brûlants » que j’ai le moins apprécié. 

Points de vue/Critiques:

            Entre son mode de vie et ce qu’elle traverse, il est difficile de s’identifier au personnage de Joanne. Cette dernière est une mère de famille épanouie dans sa famille, dans sa fonction et dans son confort quotidien. Ainsi, le jour où elle se fait agresser, sa vie toute (et trop?) tranquille vole en éclats. Dés lors, la première phase de son traumatisme va se « limiter » à se lancer des défis au supermarché. Jusqu’au jour où cela ne sera plus suffisant: elle prend alors la décision d’abandonner homme et enfants sur un coup de tête pour partir… 
Je n’ai absolument pas compris le personnage de Joanne, entre sa réaction face à son agression et son cheminement pour aller mieux lors de sa fuite. En effet, son agression, même s’il n’y a pas de grade dans ce domaine, est « mineure »: il s’agit d’un vol à l’arrachée. Ainsi, je me suis demandais si son effondrement psychologique et sa fuite n’étaient pas excessifs par rapport à cette agression, élément déclencheur. N’a-t-elle pas une vie trop belle, lisse et parfait pour n’avoir vécu aucun autre drame? Ne pouvait-elle pas trouver des aides plus logiques pour la soutenir? D’autant plus, qu’elle est parfaitement conscience qu’elle a un problème et qu’elle n’agit pas raisonnablement. 

            Au bout de sa fuite, Joanne trouve refuge à Las Vegas dans un lieu inattendu. C’est dans ce lieu auprès de personnes atypiques loin des standards habituels qu’elle a l’habitude fréquenter, elle va reprendre pieds. Et je dois avouer que je n’ai réellement pris conscience de quelle manière elle a pu remonter la pente, qu’elles avaient été les choses qui ont fait qu’elle sorte la tête de l’eau et qu’elle surpasse son traumatisme puisqu’il n’y pas de choses folichonnes durant ce passage, qui a presque paru tourner en rond. N’ayant donc pas eu d’attachement pour Joanne, je ne l’ai pas comprise du début à la fin. Néanmoins, je pense comprendre que le but de Laurence Peyrin était de transmettre à travers ce récit, une histoire remplie d’humanité et de bienveillance.

En bref:

            Si Laurence Peyrin nous a habitué à mettre en avant des femmes de tout horizons et de tout caractères, Joanne, que l’on suit dans « Les jours brûlants » est sûrement celle qui m’a le moins convaincu… En effet, nous la découvrons comme une bonne petite épouse et mère de famille bien sous tous rapports, qui a une belle vie toute lisse, bref le genre de destin peu enviable. Alors quand un évènement (relativement) dramatique survient, elle perd complètement pied et sa vie personnelle vole en éclats. Ne comprenant pas ses choix et ses réactions, je ne me suis absolument pas attachée à elle. Ainsi, son cheminement vers sa reconstruction n’est ni palpitante, ni claire et limpide. Un roman prônant l’humanité, la bienveillance et la reconstruction pour lequel je suis passée à côté…

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