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mercredi 13 mai 2020

Surface (Olivier Norek)





Nationalité de l’auteur: Française
Editions Pocket (12 Mars 2020)
Collection Thriller
numéro 17309
390 pages
ISBN-10: 2266287990
ISBN-13: 978-2266287999
Genre: Thriller
Lu le: 25 Avril 2020
Ma note: 17/20



Résumé/4ème de couverture:

Noémie Chastain, capitaine en PJ parisienne, blessée en service d’un coup de feu en pleine tête, se voit parachutée dans le commissariat d’un village perdu, Avalone, afin d’en envisager l’éventuelle fermeture. 

Noémie n’est pas dupe : sa hiérarchie l’éloigne, son visage meurtri dérange, il rappelle trop les risques du métier... Comment se reconstruire dans de telles conditions ? 

Mais voilà que soudain, le squelette d’un enfant disparu vingt-cinq ans plus tôt, enfermé dans un fût, remonte à la surface du lac d’Avalone, au fond duquel dort une ville engloutie que tout le monde semble avoir voulu oublier..

Mon avis:

            « Surface » » a reçu de très nombreux prix l’année de sa sortie, en 2019 et il me tardait de le voir arriver en poche pour le découvrir enfin. Pour ce one-shot, qui nous fait sortir de la saga « Victor Coste », le suspense haletant est présent tout le long du roman et c’est une super belle réussite et une excellente lecture.

Points de vue/Critiques:

            Dés le début du roman, Olivier Norek envoie du lourd avec ce qui arrive à son personnage principal, Noémie Chastain. Retrouvé déjà une héroïne comme personnage principal et comme flic change un peu les codes, cela fait du bien et cela permet aussi de bien dissocier cette histoire de celles de Victor Coste, où aucun parallèle ne pourra être fait… à quelques exceptions prés, mais j’y reviendrais plus tard. Et ce qui arrive à Noémie dés les premières pages nous plonge non seulement immédiatement dans l’horreur et dans le vif du sujet, mais en plus, cet élément qui aurait pu être un élément de conclusion explosif est finalement exploité comme point de départ et c’est là une excellente idée. 

A l’image des premières pages et des premières scènes, tout le roman s’inscrit dans un rythme haletantl’action est omniprésente. Celle-ci se retrouve dans l’arc narratif où les péripéties et les rebondissements sont nombreux et se succèdent les uns aux autres, mais cette action est aussi retrouvée dans la plume de l’auteur, qui mise avant tout sur les dialogues. Avec une histoire qui est prenante et captivante, tout ceci créer un rythme effréné de lecture qui fait défiler les pages à vitesse grand V. 

L’histoire nous entraîne au fin fond de la campagne française, dans laquelle les villages sont tellement petits, que pour toute gestion, il est nécessaire de regrouper les infrastructures, y compris le poste de police dont Noémie est dépêchée sur place afin de conclure si oui ou non, un tel poste avec ses « nombreux » policiers n’est pas un peu trop pour ces communes rurales et s’il ne faut pas alors réduire les effectifs et déclasser le poste de police. Cet aspect de la désertification rurale est intéressant et il est bienvenue qu’il soit mentionner, autre que l’aspect médical. 
C’est donc dans ce coin reculé de la campagne que Noémie va appréhender sa nouvelle équipe. Entre ces lieux reculés et les personnes qui les peuplent et qui se connaissent tous car ayant grandit ensemble, on plonge dans une sorte de grande famille et cela apporte une sorte de cocon familial réconfortant, qui est la bienvenue surtout dans une histoire assez sombre. Et c’est d’ailleurs un aspect que percevra très vite l’héroïne, une citadine endurcie, qui va vite oublier la ville pour accueillir les bienfaits des coins reculés qui apportent finalement de beaux avantages. 

Si d’un côté on découvre un aspect un peu enclavant de ces petits villages de campagnes, l’auteur met aussi en avant le fait qu’un regard et une personne extérieure peuvent eux aussi apporter quelque chose. L’arrivée de Noémie va donc permettre de faire renaître une vieille affaire, un « cold-case » afin de la résoudre. L’enquête nous plonge dans l’histoire de toute une ville, à laquelle se mêle le problème que peut pose la nécessité et le besoin d’évolution et de modernisme.
Côté personnages, on imagine parfaitement tous les individus, qu’ils soient flics ou civils, souvent avec un trait de caractère bien défini, qui pourrait paraître vite cliché mais qui correspond parfaitement aux « vraies » personnes campagnardes. Une mention particulière pour le psychologue qui suit Noémie à distance. Même s’il n’est pas un personnage majeur, j’ai trouvé qu’il était vraiment marquant et extraordinaire par son professionnalisme qui colle extrêmement bien aux personnalités de policiers forts à l’extérieur mais tout bonnement humains sous leur carapace. Son humanisme et sa compréhension parfaite du métier de flic fait en sorte qu’il casse les codes dans ma manière de pratiquer et de parler. 
Quoiqu’il en soit, avec tous ses personnages et son décor attachants, on espère que « Surface » ne soit que le premier tome d’une saga, à l’image de celle de Victor Coste. 

Et pour nous faire sourire dans toute cette histoire sombre et prenante, Olivier Norek ne manque pas de nous faire sourire de temps en temps par les toutes petites allusions disséminées ça et là dans le récit et pour lesquels il faut être attentifs. On se prenant alors au jeu et on trouve ici et là, l’inspecteur Ronan de la saga Victor Coste, ou encore des personnages portant le nom de Favan ou de Lebel! ;)
(Bon par contre, encore dans ce roman, et sûrement plus par rapport aux autres, les mauvais traitements sur les animaux sont légions et sont parfois rudes à lire lorsqu’ils sont en plus rescrits: seul bémol pour moi). 

En bref:

            « Surface » d’Olivier Norek mérite tout les prix qu’il a pu obtenir car une fois plongé à l’intérieur de cette histoire prenante, accrocheuse et addictive, difficile d’y refaire surface (oui, elle était facile celle-là!). Avec un personnage féminin atypique qui sort des codes par ce qu’elle a vécu et qui nous frappe aussi en plein visage dés les premières pages, on part au fin fond de la campagne française. L’auteur a parfaitement su retranscrire la vie rurale que se soit par ses habitants conférant une atmosphère particulière mais aussi par ses affaires criminelles parfois étouffées et non résolues. On met également l’accent sur un aspect de la désertification sociale en opposition avec parfois la nécessité de changer drastiquement les choses pour maintenir un minimum d’évolution et de modernité. « Surface » est donc un excellent thriller, prenant et haletant, dont les pages défilent à une vitesse folle tant les actions sont constantes. 

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