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jeudi 7 mai 2020

L'aile des vierges (Laurence Peyrin)





Nationalité de l’auteur: Française
Editions Pocket (7 Mars 2019)
numéro 17405
480 pages
ISBN-10: 2266289799
ISBN-13: 978-2266289795
Genre: Historique
Lu le: 27 Avril 2020
Ma note: 15/20




Résumé/4ème de couverture:

" L'aile des vierges ", c'est ainsi que l'on surnomme les chambres réservées aux domestiques à Sheperd House, illustre manoir du Kent où est engagée Maggie Fuller au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Petite-fille de suffragette, fille d'une sage-femme féministe, Maggie aurait pu prétendre à mieux que cette place de femme de chambre. Mais, en ces temps difficiles, la jeune femme cultivée et émancipée n'a d'autre choix que d'intégrer la petite armée d'intendants semblant vivre au siècle précédent. Elle aspire pourtant à un autre destin. Et elle n'est pas la seule au sein de Sheperd House... Contre toute attente, ce pourrait être le début de son long chemin vers l'amour et la liberté.

Mon avis:

            Avec « L’aile des vierges », Laurence Peyrin nous entraine une fois de plus dans une histoire romanesque historique avec une figure féminine forte en tête de proue. Avec une plume assez caractéristique car parfois assez soutenue, l’autrice nous fait voyager entre l’Angleterre et les Etats-Unis dans une histoire où se mêle le destin et l’importance des choix que l’on peut donner à sa vie. Une bonne lecture et un bon moment passé avec Maggie Fuller.

Points de vue/Critiques:

            La première partie du roman nous fait plonger au coeur de la campagne Anglaise, à Sherperd House, juste après la Seconde Guerre Mondiale. Pour servir et entretenir la maison de ce riche couple de propriétaire, de multiples personnages composent le personnel. A la découverte de tout ce petit monde et de leur mode de vie, cela fait littéralement pensé à Dowtown Abbey.

Nous faisons la connaissance de Maggie, une jeune femme de caractère et de convictions. En effet, contrairement aux femmes et aux moeurs de son époque, Maggie avance à contre-courant, comme si elle était en avance sur son temps. C’est une femme profondément sensible à la lutte pour les droits des femmes (lui venant de sa mère et grand-mère, féministes et combattantes bien avant l’heure) et son caractère est en accord avec ses convictions et combats. C’est ainsi qu’elle accepte ce travail de femme de chambre à la mort de son mari, son indépendance prévaut sur sa condition de domestique. J’ai beaucoup aimé Maggie dans toute cette première partie, droite en toute circonstance, dans son travail, ses idées et ses paroles. Elle montre même qu’elle n’a pas froid aux yeux et que ses combats ne sont pas une façade puisqu’elle n’hésite pas à répondre au maître de maison. Associé à son aplomb, elle a un humour qui est plus que le bienvenu. Et toujours pour le bien de toutes les femmes en générale, elle n’hésite pas à tendre la main et à prendre sous son aile celles qui ont besoin d’un coup de pouce, et Maggie ne les oubliera jamais.

            La deuxième partie du roman nous fait faire un bon de quelques années plus tard, en 1950, et se situe aux Etats-Unis. Maggie est alors devenue une jeune femme plus mûre, toujours aux mêmes convictions mais encore plus indépendantes. Dans cette partie, j’ai perdu la Maggie forte, drôle et affirmée que j’aimais au tout début. Je dirais que malheureusement, elle est presque devenue une femme ordinaire de son époque, elle a perdu non seulement tout son charme mais en plus, elle devient parfois incompréhensible par rapport à celle qu’elle était avant. 

            On se laisse très facilement porté par l’histoire qui nous entraîne avec plaisir. Néanmoins, je trouve que toute l’histoire de Maggie est assez prévisible et que finalement aucune surprise n’est présente. Il n’y a donc pas vraiment de révolution et de révélations dans cette histoire romanesque historique qui reste classique dans ses codes. On met l’accent sur la destinée et surtout sur le fait de l’importance des choix à prendre, parfois assez rapidement, qui seront décisifs et déterminants sur le chemin que peut alors prendre une vie.
Heureusement, la plume de Laurence Peyrin, que je trouve particulière avec un langage un minimum soutenu qui fait que la lecture n’est pas entièrement facile et rapide, fait en sorte d’apporter un poids et une crédibilité supplémentaire, et qui est tout à fait raccord avec la temporalité du récit. 

En bref:

            Dans « L’aile des vierges », dans une société d’après-guerre qui s’achemine vers des changements majeurs, Laurence Peyrin nous fait découvrir Maggie Fuller, son héroïne, une femme indépendante, téméraire et avant-gardiste dans son combat et ses convictions pour les droits des femmes. Avec un fort caractère qu’elle n’hésite pas à dévoiler, son humour fait également mouche. C’est une plaisir de la découvrir et de la suivre dans son chemin de vie dans lequel se mêle son destin et où parfois les décisions à prendre ouvre différentes voies. Une histoire agréable et tout à fait plaisante, même si on reste clairement dans une sorte de classicisme. Dommage que l’évolution de Maggie dans la deuxième partie du roman est déconcertante au point de ne pas retrouver la femme décisive du début. 

2 commentaires:

  1. Je n'ai encore jamais lu Laurence Peyrin mais L'aile des vierges est son roman qui me tente le plus, surtout pour son contexte historique je dois dire. Je l'avais un peu laissé de côté mais l'envie de le lire est revenue en lisant ta chronique donc je pense l'ajouter rapidement à ma PAL. :)

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    1. Je te conseille également "miss cyclone" de l'autrice! ;)

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