Mes derniers avis ROMANS: 

Mes derniers avis BD & Mangas

  Mes derniers avis BD et MANGAS:  


vendredi 17 avril 2020

Retour d'Afrique (Corinne Hofmann)





Titre original: Zurück aus Afrika
Traduction: Gemma d’ Urso
Nationalité de l’auteur: Suisse
Editions Presses du Belvédère (2 Mars 2007)
200 pages
ISBN-10: 2884190988
ISBN-13: 978-2884190985
Genre: Autobiographie
Lu le: 6 Avril 2020
Ma note: 17/20



Résumé/4ème de couverture:

" Retour d'Afrique " est la suite du best-seller mondial " La Massaï blanche ". Il a été écrit, comme l'explique Corinne Hofmann elle-même, sur les insistances des lecteurs du premier livre qui souhaitaient savoir ce que cette ex-épouse d'un guerrier Samburu était devenue après son retour à la " civilisation ". Corinne et sa fille Napiraï, alors âgée de 15 mois, arrivent en Europe. C'est le 6 octobre 1990, une " froide " journée d'automne. Corinne pèse moins de 50 kilos pour 1.80 mètre. Elle est malade, désemparée et n'ose pas dire à sa mère qu'elle est rentrée pour ne plus repartir. Après sa vie chez les Massaïs, le retour en Suisse n'est pas exempt de difficultés. Grâce à la volonté, au courage et à l'optimisme qui l'ont aidée à survivre au Kenya, Corinne et Napiraï doivent apprendre ou réapprendre à vivre au rythme frénétique d'un Occident stressé et peu tolérant face à qui a osé être différent.

Mon avis:

            Il y a plusieurs années, je découvrais le témoignage et la vie incroyable de Corinne Hofmann, cette femme qui a tout plaqué pour vivre auprès des massaïs, après être tombée amoureuse de l’un d’entre eux. Seule blanche au milieu d’une culture africaine très particulière, Corinne y a décrit sa vie hors norme et courageuse, jusqu’à ce qu’elle ne puisse plus supporter les difficultés et la jalousie de son mari. C’est en emmenant sa fille qu’elle a quitté définitivement le Kenya. Mais après cette vie et ce retour, nous n’avions plus de nouvelles de Corinne Hofmann pour savoir comment s’était passé ce retour d’Afrique. Dans cette suite, elle raconte comment elle a retrouvé une vie normale avec sa fille auprès des siens, tout en ayant le coeur et l’esprit en Afrique.

Points de vue/Critiques:

            Dans « Retour d’Afrique », Corinne Hofmann nous raconte sa vie d’après, avec sa fille Napirai, depuis le moment à l’aéroport en Afrique où elle présente son passeport et l’autorisation de sortie de son mari, jusqu’au jour où elle a bouclé la boucle avec sa vie Africaine.
La sortie du continent Africain n’a pas été simple comme première étape. A la fois savamment préparé et réfléchi, en ayant sa fille et le papier d’autorisation signé de son mari, Corinne se présente à l’aéroport en ayant laissé toutes ses affaires, son magasin et son argent sur place pour ne pas faire croise à un départ définitif. Mais dans sa tête, elle est certaine de ne jamais retourner auprès de la famille de son mari, pour son bien moral et physique mais aussi pour Napirai, à qui elle veut offrir une éducation et une vie loin de l’excision et du mariage à l’adolescence. 
C’est donc sans ressources, faible, extrêmement amaigrie et malade qu’elle peut compter sur ses parents qui l’attende en Suisse et qui seront là pour subvenir à ses besoins. En effet, elle se retrouve non seulement sans ressources, mais également sans identité nationale puisque son droit avait été déchu lors de son installation au Kenya. Heureusement que Corinne a pu compter sur le soutien de sa famille, car sans toits ni ressources élémentaires elle n’aurait pas eu de base pour retrouver une identité et des papiers, afin ensuite de vivre une vie normale. Et ce retour à la réalité s’est déroulé de manière progressive puisque les premiers temps, il a fallu que Corinne « réapprenne » à manger, psychiquement et physiquement, et à se réhabituer à toutes les commodités et technologies modernes comme l’accès à l’eau potable…

            Il faut avouer que Corinne a eu énormément de chance dans toutes les étapes qui ont accompagnés son retour. En effet, ses démarches administratives n’ont déjà pas été entravé pour retrouver sa nationalité. Ensuite, parce qu’elle est une personne qualifiée et du fait que l’on se situe dans les années 90, elle a pu rapidement trouver un emploi, et même successivement plusieurs, chacun étant meilleur que le précédent. Une fois le pied mis a l’étrier, tout peut alors se dérouler avec une relative simplicité et logique: Corinne a pu bien gagner sa vie en grimpant les échelons, trouver un appartement, et faire vivre sa fille dans les meilleures conditions comme elle l’espérait.

            Sa vie de retour d’Afrique a été rendu moins compliquée que ce que l’on aurait pu imaginer, pour la simple et bonne raison, qu’elle a toujours entretenu une belle et saine relation avec sa famille restée en Afrique. En effet, le courrier entre Corinne et l’Afrique n’a jamais cessé. C’est par le biais de son beau-frère, lettré et enseignant que Corinne a pu avoir toujours des nouvelles de son mari, de sa famille Africaine et aussi leur donner à eux des nouvelles. Que se soit son mari ou toute la famille, attachée aux valeurs Massaï, on se rend vite compte que Corinne était largement appréciée et faisant partie intégrante de la famille puisque aucun d’entre eux n’a eu de rancoeur ou de griefs envers elle. La compréhension et l’acceptation ont étaient de mise. C’est grâce à leur soutien qu’elle a pu maintenir le lien pour sa fille et surtout avoir toutes les informations et papiers nécessaires pour obtenir son identité et le divorce d’avec son mari. Dans l’autre sens, Corinne a été un énorme soutien financier pour toute la famille Africaine: en ouvrant un compte bancaire spécialement pour eux, elle alimentait régulièrement ce compte afin de faire vivre et sortir de la misère, suivant les différentes crises, l’ensemble de la famille de son ex-mari. 

En bref:

            On avait découvert Corinne Hofmann il y a quelques années, durant sa nouvelle vie au coeur de la savane Africaine du Kenya, parmi les guerriers massaïs, après avoir épouser l’un d’entre eux. Mais face à l’adversité et pour la protection de sa fille, le retour en Europe sonnait le glas de cette vie Africaine. C’est donc dans cette suite qu’elle revient sur son retour difficile, entre réadaptation au confort moderne, que se soit au niveau psychologique ou physique, et réinsertion dans la société avec la quête d’une identité nationale et la recherche de travail et de logement. Mais face à ce retour d’Afrique, Corinne et sa fille n’ont jamais coupé les liens avec leur famille africaine, avec qui les échanges ont été constants. Encore un joli témoignage et une belle suite après « La Massaï blanche » qui permet de boucler la boucle. 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire