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dimanche 1 septembre 2019

Les adieux du rhinocéros




Scénario: Pierre-Roland Saint-Dizier
Illustrations: Andrea Mutti
Nationalité des auteurs: Française
Editions Glénat (3 Juillet 2019)
56 pages
ISBN-10: 2344035680
ISBN-13: 978-2344035689
Genre: Bande-dessinée
Lu le: 20 Août 2019
Ma note: 18/20




Résumé/4ème de couverture :

Une fable contemporaine sur la préservation des espèces menacées

Alors que la sixième extinction massive des animaux sauvages a commencé, une course contre la montre est engagée pour sauver les derniers rhinocéros noirs de la planète... Hélas, le programme de conservation auquel participe le parc zoologique des Coteaux est gravement remis en question suite à la mort de plusieurs rhinocéros abattus dans une réserve africaine. Une équipe de défenseurs de la nature mène une opération de la dernière chance pour sauver l'espèce... mais n'est-il pas déjà trop tard ?

Entre 1960 et 1995, le braconnage à grande échelle des populations de rhinocéros noirs a provoqué une chute spectaculaire de la population de 98%. A la fin du XXe siècle, on comptait seulement 2 400 individus. Le déclin se poursuit depuis dans la plupart des pays, où le rhinocéros est encore présent. Avec cette fable contemporaine, Pierre-Roland Saint-Dizier et Andrea Mutti nous alertent sur le risque d'extinction définitive de cet animal majestueux causée par le trafic et, par extension, nous sensibilisent sur la préservation des espèces menacées.

Mon avis:

            Edité en soutien de l’AFdPZ (Association Française des Parcs Zoologiques), avec un dossier de 8 pages en fin d’album, c’est au parc zoologique de Cerza que j’ai achevé cet ouvrage. Créé une bande-dessinée afin de rendre compte in situ de la situation d’extinction des rhinocéros en Afrique est un bon et différent moyen pédagogique de sensibilisation. Cette histoire sur la conservation du rhinocéros noir s’intéresse à la fois sur ce qui se passe en parc zoologique mais aussi sur le terrain, et j’ai beaucoup aimé avoir les deux aspects puisqu’il nous est bien illustré que les deux contextes sont tout aussi importants l’un que l’autre et que les deux sont intimement liés dans la survie de l’espèce. 
Le principal de l’intrigue se déroule tout de même dans un parc zoologique et les premières pages, en plus d’être très dures, sont vraiment révoltantes, comme toute l’histoire… même si dans le cas de cette fiction, pas tout à fait fictive, justice est faite à la fin. En plus de se centrer sur les actions de sauvegarde de l’espèce face au braconnage incessant, le récit aborde le sujet de façon très large en passant par la corruption du gouvernement, les « raisons » du braconnage, les emplois que génèrent les réserves et la protection des animaux, les moyens techniques et humains pour la sauvegarde, la position des populations locales ou encore la rédemption de certains braconniers et les conséquences de leurs actions sur leurs propres familles. L’histoire est vraiment très complète et permet réellement de voir tous les tenants et aboutissants que génèrent un programme de sauvegarde d’une espèce animale avec ses réussites et ses échecs. 

Le seul bémol à émettre concernant les illustrations que je n’ai pas trouvé assez soignés dans les détails, un trait beaucoup trop grossier et une colorisation trop criarde alors que de tels paysages africains peuvent permettre d’avoir quelque chose de plus doux et de plus nuancé, surtout avec une telle histoire qui crispe le coeur…

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