Mes derniers avis romans:



mardi 29 janvier 2019

Toutes les histoires d'amour du monde (Baptiste Beaulieu)






Nationalité de l’auteur: Française
Editions Mazarine (17 Octobre 2018)
470 pages
ISBN-10: 286374447X
ISBN-13: 978-2863744475
Genre: Contemporain
Lu le: 20 Janvier 2019
Ma note: 17/20




Résumé/4ème de couverture:

            Lorsqu’il découvre dans une vieille malle trois carnets renfermant des lettres d’amour, le père de Jean sombre dans une profonde mélancolie. Jean, lui, tombe des nues : Moïse, son grand-père, y raconte toute l histoire de sa vie. Plus incroyable encore, Moïse adresse son récit à une inconnue  : Anne-Lise Schmidt. Qui est cette femme ? Et surtout qui était-elle pour Moïse  ? Comment quelqu’un de si chaleureux et sensible dans ses lettres a-t-il pu devenir cet homme triste et distant que père et fils ont toujours connu ? Naviguant entre les grands drames du siècle et des histoires d amour d’aujourd’hui glanées dans une tentative éperdue de faire passer un message à son père, Jean devra percer le lourd secret d un homme et lever le voile sur un mystère qui va chambouler toute une famille...

Mon avis:

            Merci à L’oeil de Luciole pour avoir organisé un très beau calendrier de l’avent qui m’a permis de gagner le dernier livre de Baptiste Beaulieu (et merci à Mazarine pour leur participation et leur envoi!). Ce dernier opus a une connotation toute particulière puisque toute l’histoire est véridique étant donné qu’elle retrace tout simplement la vie et la famille de l’auteur: son grand-père avait une vie passée totalement inconnue de sa famille, qui a été dévoilé à travers des carnets de lettres retrouvées après sa mort et adressées à une jeune femme, Anne-Lise Schmidt, dont la trace n’a toujours pas été retrouvé à ce jour. Ce livre retraçant une histoire personnelle dont l’amour sous toutes ses formes est le sujet principal, est donc une bouteille à la mer, lancée à travers le monde très large de la lecture, dont on espère qu’elle atteindra son but et son destinataire!

Points de vue/Critiques:

            Plus je lisais ce livre, et plus l’histoire m’est apparue touchante et vibrante! On tombe petit à petit, littéralement amoureux de cette histoire qui est une ode à toutes les formes d’amour et à toutes les histoires d’amour possibles et imaginables. Avec cette introduction, on pourrait alors s’attendre à quelque chose de beau certes, mais aussi à une histoire mielleuse et sans grande profondeur. Mais c’est parce que cette histoire est vraie, est réelle, que Baptiste Beaulieu nous raconte tout simplement l’histoire de sa famille, de son père, de son grand-père et de des relations personnelles avec ces deux figures masculines, que l’on ne tombe pas dans ces aspect classique et parfois cliché des histoires d’amour. 

Tout le livre se construit harmonieusement entre passé et présent. Si l’on découvre principalement les lettres annuelles que Moïse a adressé à Anne-Lise, écrites toujours à la même date du 3 avril, nous suivons aussi le quotidien actuel de Jean et ses relations tendues et difficiles avec son père. Au fur et à mesure que l’histoire du grand-père de Jean se dévoile, de nombreux petits indices sont progressivement dévoilés nous montrant que le personnage principal de Jean est en fait une projection de l’auteur lui-même. Et si on ajoute que l’on retrouve de temps en temps de réelles photos appuyant ce que nous sommes en train de découvrir dans l’histoire de Moïse, cela nous donne l’impression d’être encore plus proche des personnages et de nous sentir vraiment impliquer dans cette histoire intimiste et personnelle.

En bref:


            Avec ce nouveau livre, Baptiste Beaulieu livre ici quelque chose d’hors du commun. Il nous ouvre une porte très intime de sa vie et de sa famille, nous donnant une histoire authentique, touchante et vibrante qui ne pourra que toucher le lecteur en plein coeur, tant par l’histoire à proprement parler que par cette belle démarche sincère. Retrouver cette femme qui a tant compter dans la vie, cachée, de son grand-père et qui occupe aujourd’hui une place importante dans la famille entière est le but ultime de ce livre et de cette démarche, comme une véritable bouteille lancée dans cet océan qu’est le monde de la lecture, dont on espère qu’elle atteindra sa cible. A vous maintenant de jouer un rôle dans cette histoire: celui de passeur!

lundi 28 janvier 2019

Histoires du soir pour filles rebelles, tome 2





Auteurs: Elena Favilli et Francesca Cavallo
Nationalité des auteurs: Italienne
Traduction: Jessica Shapiro
Editions Les arènes (4 Octobre 2018)
212 pages
ISBN-10: 2352049709
ISBN-13: 978-2352049708
Genre: Album
Lu le: 20 Janvier 2019
Ma note: 19/20



L’histoire:

100 nouveaux destins de femmes héroïques du monde entier, d’hier et d’aujourd’hui.
Mieux que tous les livres de contes de fées !
Elles sont sportives, aventurières, scientifiques, créatives, courageuses ou surprenantes… La saga des Filles rebelles continue.

Mon avis:

            Que dire de plus de ce magnifique album, que ce qui a déjà était dit avec le premier opus? Car on retrouve tous les mêmes excellents ingrédients qui a fait de « histoires du soir pour filles rebelles » un véritable succès et un ouvrage tellement magnifique qu’il devrait être inclus dans le kit de naissance de toutes petites filles (et petits garçons!). 
Car oui, même si j’exagère un tant soit peu, je pense réellement que ce genre d’ouvrage peut être offert à des enfants quelque soit leur âge et/ou leur niveau de lecture. En effet, les mini biographies sont écrites de manière claire et en assez gros caractères qui rendra la lecture facile lorsque l’on début dans cet apprentissage. Et les textes étant simples, limpides et facilement compréhensibles, les parents pourront aisément raconter ces destins de femmes à leurs enfants, comme histoires du soir, lorsqu’ils sont encore trop jeunes pour débuter la lecture. 

Ces 100 nouveaux portraits de femmes sont toujours aussi hétéroclites en terme de nationalités, d’âges ou de professions, même s’il m’a semblé qu’il y avait un peu plus de femmes américaines et britanniques par rapport au premier opus. A l’opposé, au sujet des illustrations (je ne sais pas si les illustratrices du premier livre ont été reprises pour cette suite, en partie ou totalement), j’ai trouvé certaines encore plus magnifique, notamment certains dessins faits au crayon à papier (?) avec énormément de détails et de précisions, rendant le portrait de la femme vraiment bluffant comme si l’on avait une photo d’elle sous les yeux.

En bref:

            Tout comme le premier opus, ce nouvel album est d’une qualité et qu’une beauté incomparable. On y découvre 100 nouveaux portraits et destins de femmes, toutes plus inspirantes les unes que les autres quelque soit leur époque, leur pays de naissance, leur âge ou leur profession. Sans aucun doute, elles inspireront toutes les petites filles à qui il faut lire ce livre et leur mettre entre leurs mains le plus tôt possible!

Autour du livre: 

  • Tome 1 (<— chronique à retrouver ici)

dimanche 27 janvier 2019

La guerre des Lulus, 1916, la perspective Luigi, tome 1





Scénario: Régis Hautière
Illustrations: Damien Cuvillier
Nationalité des auteurs: Française
Editions Casterman (6 Juin 2018)
64 pages
ISBN-10: 2203136847
ISBN-13: 978-2203136847
Genre: Bande-dessinée
Lu le: 13 Janvier 2019
Ma note: 16/20



Résumé/4ème de couverture:

Printemps 1916. Alors qu'ils cherchent à fuir la zone occupée par l'année allemande, quatre orphelins français et une jeune réfugiée belge montent dans le mauvais train et arrivent à Berlin, capitale du Reich. Pour survivre dans une ville étrangère meurtrie par la Lamine, ils partagent le quotidien d'une bande de gosses des rues, tout en cachant leur véritable nationalité. Au coeur du territoire ennemi, ils manquent à chaque instant d'être capturés par la police ou pris dans des affrontements avec d'autres bandes !

Mon avis:

            Dans la saga « La guerre des Lulus », entre le tome 3 « Le tas de brique-1916 « et le tome 4 « La déchirure-1917 », une partie de l’histoire était restée dans l’ombre. C’est donc avec « la perspective Luigi » que les auteurs vont combler les trous (à noter, qu’avec cette nouvelle partie de la saga, le scénariste Régis Hautière s’associe cette fois-ci non plus avec Hardoc mais avec Damien Cuvillier). 
La nostalgie est donc de mise avec cette sorte de spin-off. En effet, nous retrouvons tout simplement Luigi, vieux monsieur, 20 ans après les faits, qui est contacté par un journaliste qui s’intéresse aux témoignages d’enfants sur l’Occupation Allemande. Luigi va alors lui confesser et lui raconter son histoire de gamin, son épopée avec toute la petite bande et toutes leurs aventures. 
Rebondissements et humour sont donc toujours de mise dans une histoire touchante et nostalgique qui surfe tout de même constamment sur le tragique de la situation, avec ici, la dureté des conditions de vie ou plutôt de survie durant ces moments difficiles. Mais voir le vieux Luigi raconter lui-même sont enfance est quelque chose d’apaisant, de tendre et de touchant. 

En bref:

            Dans le premier tome de ce dyptique qui s’inscrit sous des airs de spin-off à la saga des Lulus, nous retrouvons tous les ingrédients que nous avions dans les Lulus, à savoir leurs péripéties, leurs mésaventures, leur humour, leur bonne humeur et leur débrouillardise. Mais puisque nous retrouvons le vieux Luigi, vingt ans après, une énorme dose de nostalgie et d’apaisement est de mise et derrière l’innocence constante de ces enfants vivant en temps de Guerre, le côte dramatique de la situation n’est évidemment, et malheureusement, pas écartée. 

Autour du livre:

  • Livre emprunté à la bibliothèque

Sorceline, tome 1: un jour, je serais fantasticologue





Scénario: Sylvia Douyé
Illustrations: Paola Antista
Nationalité des auteurs: Française et Italienne
Editions Vents d’Ouest (21 Mars 2018)
48 pages
ISBN-10: 2749308526
ISBN-13: 978-2749308524
Genre: Bande-dessinée
Lu le: 15 Janvier 2019
Ma note: 17/20



L’histoire:

Sorceline vient d’entrer à l’école de cryptozoologie pour développer sa passion : l’étude des animaux légendaires ! Analyses de comportements, soins magiques ou dressage sont au menu. Mais les places sont chères et la compétition rude pour obtenir le précieux diplôme. En plus des gorgones, vampires et autres griffons, Sorceline va devoir apprendre à mieux connaître ses nouveaux camarades. Certains deviendront ses amis ; d’autres, ses rivaux.

Mon avis:

            Parce que j’ai adoré la base de l’histoire et que j’aurais adoré être à la place de Sorceline afin de faire des études de zoologie appliquées aux animaux fantastiques, j’ai beaucoup aimé cette bande-dessinée, malgré de nombreux défauts.

Avec un graphisme très attrayant, la base de l’histoire est très bien pensée et construite. Nous évoluons dans un pays de fantaisie, peuplé de mille et unes créatures fantastiques et l’histoire mêle à la fois le fantastique et le policier puisqu’une enquête mystérieuse s’ouvre. Entre Harry Potter, les Animaux Fantastiques et Miss Pérégrine et les enfants particuliers, cette série de bande-dessinée part sur de bonnes bases très intéressantes!
Néanmoins, sous cette surface très attrayante, de nombreuses petites choses déplaisantes viennent mettre leur grain de sable dans ce rouage initial entraînant. En effet, les personnages sont malheureusement très clichés et leur trait de caractère est vraiment poussé dans se sens, ce qui est très dommage puisque l’on se demande si ils ne sont pas caricaturaux! De plus, toujours concernant les personnages, leurs présentation sont plus que floues, car ils arrivent bien souvent comme un cheveu sur la soupe et au final, on apprend leur prénom que plus tard, un peu par hasard. 

En bref:

            Avec un très joli graphisme, la découverte de Sorceline est très prometteur puisque nous mettons les pieds dans un monde fantastique qui est très agréable à arpenter, un univers immersif à la jonction entre Harry Potter, les Animaux Fantastiques et Miss Peregrine. C’est autant ingrédients qui font de ce premier tome quelque chose de prenant et d’intéressant et un régal pour les yeux. Néanmoins, les personnages clichés et la narration parfois expéditive nous donne parfois l’impression d’avoir une histoire trop survolée qui manque de base et d’apaisement.

Autour du livre:
  • Livre emprunté à la bibliothèque