Mes derniers avis romans:



vendredi 28 décembre 2018

13 à table! (Collectif)





Nationalité des auteurs: Française
Editions Pocket (8 Novembre 2018)
numéro 17272
288 pages
ISBN-10: 2266286412
ISBN-13: 978-2266286411
Genre: Nouvelles
Lu le: 16 Décembre 2018
Ma note: 15/20




Résumé/4ème de couverture:

5 ans, ça se fête !

Philippe BESSON • Françoise BOURDIN • Maxime CHATTAM • François d'EPENOUX • Éric GIACOMETTI • Karine GIEBEL • Philippe JAENADA • Alexandra LAPIERRE • Agnès MARTIN-LUGAND • Véronique OVALDÉ • Romain PUÉRTOLAS • Jacques RAVENNE • Tatiana de ROSNAY • Leïla SLIMANI • Alice ZENITER

Mon avis:

            Ce recueil de nouvelles est l’incontournable de la fin d’année publié chez Pocket, qui regroupe une douzaine d’auteurs (qui changent chaque année) qui écrive une nouvelle autour d’un thème commun. Pour rappel, l’achat de ce livre (à seulement 5 euros) permet d’offrir 4 repas aux Restos du Cœur, et sachez que l’intégralité des fonds est reversés !!! De même que toute la création (de la participation des auteurs jusqu’à la vente en librairie, en passant par toutes les étapes d’édition et de publication) est entièrement bénévole. Il n’y a donc aucun bénéfice financier fait à partir de ce livre, hormis son but final qui est d’aider les Restos du Cœur !  Autant vous dire donc que l’on se fait plaisir tout en faisant une bonne action en achetant ce livre.
Pour ses 5 ans, « 13 à table » a donc choisi pour thème : la fête ! Certains auteurs ont déjà fait parti de l’aventure, pour d’autres c’est une première et ça nous permet avant tout de découvrir des auteurs connus ou moins connus et pourquoi pas susciter une potentielle « fanitude » !

Points de vue/Critiques:

            Etonnant, efficace, tendre, amusant ou morose, tels sont les nombreuses qualifications que l’on peut donner aux différentes nouvelles, tant chaque auteur y est allé avec son idée personnelle en tête. Quoiqu’il en soit, les récits sont tous bien travaillés et offre une multitude de possibilités liées à la fête. On retrouve donc une grande fête, une histoire de cochons, une histoire de couple, une histoire de famille, une histoire de mémoire ou encore une histoire historique (je vous laisse essayer de deviner à quels auteurs se rapportent chacun de ces histoires !). En tout cas, ce format de petites nouvelles est une très bonne manière d’appréhender de nouveaux auteurs, car pour ceux dont j’ai l’habitude de lire les romans, je peux vous dire que l’on retrouve parfaitement leur plume et leur état d’esprit. J’ai donc notamment beaucoup aimé la nouvelle de Karine Giébel, tranchante et incisive comme bien souvent. Par contre, je confirme que je ne suis absolument pas fan du travail de Maxime Chattam, et même pire, puisque sa nouvelle m’a vraiment énervée et que je trouve cela affligeant de proposer quelque chose comme cela…

En bref:

            Le recueil de nouvelle de « 13 à table » est un événement attendu avec impatience chaque année, tant par son action qui est d’aider les Restos du Cœur en offrant des repas grâce au reversement intégral des bénéfices, mais aussi par sa forme, puisque ce livre nous permet de lire en un seul ouvrage plus d’une dizaine d’auteurs regroupés autour d’un unique thème, un bon moyen pour retrouver ses auteurs favoris et pour en découvrir d’autres !


jeudi 20 décembre 2018

Merveilles et légendes des Dames de Brocéliande (Sandrine Gestin)






Nationalité de l’auteur: Française
Editions Au bord des continents (23 Avril 2014)
168 pages
ISBN-10: 2919089900
ISBN-13: 978-2919089901
Genre: Livre illustré
Lu le: 11 Décembre 2018
Ma note: 17/20




L’histoire:

On trouve dans ce "grimoire ancien" le récit des fées et des princesses qui ont nourri la légende arthurienne mais aussi les grands mythes du Moyen-Age. Morgane, Guenièvre, Vivian ou encore Dahut et Mélusine, dévoilent, sous la plume de Sandrine Gestin, le secret de leur destinée.

Mon avis:

            J’ai continué d’enrichir ma collection avec ces beaux livres disponibles dans la maison d’édition « Au bord des continents » et  illustrés par Sandrine Gestin, dont je suis fan depuis un moment déjà. Comme souvent j’aimerais pouvoir le faire durer pour en prendre plein les yeux pendant un moment et pour pouvoir mieux se délecter et s’imprégner des magnifiques illustrations, mais le texte, que j’ai trouvé cette fois-ci, plus unifiée à travers les différents chapitres, a fait en sorte que j’ai rapidement dévoré ce livre.

Points de vue/Critiques:

            Dans ce nouvel ouvrage, on va partir sur les traces des mythes et des légendes qui ont façonné les récits arthuriens pour lesquels je ne suis pas vraiment familière, connaissant seulement les bases, et c’est avant tout les femmes qui sont mises à l’honneur. On joint donc  l’utile à l’agréable puisque l’autrice nous entraine véritablement dans un monde voyage et de rêveries pures, tant par les magnifiques illustrations que par l’histoire en elle-même. En effet, alors que dans les autres livres de l’autrice dans la même collection, qui m’avaient parfois dérouté en termes d’histoire (dans le sens où je ne trouvais pas ou n’arrivait pas à voir ou à suivre le fil conducteur), dans celui-ci, je n’ai jamais lâché le scénario original. On suit donc Ada, une vieille femme qui souffre totalement d’amnésie, qui va rentrer dans un autre monde et qui va être amenée à rencontrer successivement différentes créatures qui sont les différentes dames de Brocéliande. Et ces différentes rencontres vont l’amener progressivement sur les chemins de son identité réelle. Ces différentes personnes qu’elles soient fées ou magicienne (telle que Viviane, Guenièvre, Yseult, etc… ) vont constituer les différents chapitres de ce livre et vont raconter à Ada leur différente histoire personnelle en lien plus ou moins les unes aux autres et avec Arthur (ou Lancelot, la Table Ronde et Excalibur).
J’ai donc été surprise dans le bon sens et j’ai adoré la construction de ce livre : les histoires fournies sur qui était vraiment cette « dame de Brocéliande » sont parfaitement inclues dans une histoire romancée qui m’a en plus, beaucoup et agréablement surprise à la fin. J'ai été tout simplement fascinée et emportée dans un monde magique et merveilleux.

Un petit mot sur les illustrations ? Que dire de plus qu’elles sont justes splendides ! On en prend plein les yeux à chaque page. Quel que soit la technique utilisée (la peinture à l’huile, une aquarelle ou un dessin au fusain), c’est la magie qui prédomine. Les représentations de toutes ces femmes sont tellement belles qu’on les prend presque pour des portraits et l’on s’imagine très bien ces femmes telles quelles ! Sans compter que les illustrations sont partout dans le livre jusque dans le moindre détail. De quoi vous plonger facilement dans ce monde merveilleux ou au moins de rendre cette lecture très féerique !

En bref:

            Avec ce nouvel ouvrage de Sandrine Gestin, les illustrations nous font voir une nouvelle fois mille et une merveilles tant elles sont toutes plus magnifiques les unes que les autres. Mais ce livre m’a également enchanté de part son histoire et sa construction très bien trouvée dans laquelle on retrouve des histoires (celles de ces Dames de Brocéliande) dans une histoire (celle d’Ada comme fil conducteur) qui nous offre en plus une belle surprise finale. Les mythes et les légendes arthuriennes n’ont donc plus de secrets après cela ! Bref, une lecture magique et féerique !

Autour du livre:
  • De la même autrice :
    • Merveilles et légendes des fées (ß chronique à retrouver ici)
    • Merveilles et légendes du petit peuple (ß chronique à retrouver ici)

mercredi 19 décembre 2018

Crapule, tome 2






Scénario et Illustrations: Jean-Luc Deglin
Nationalité de l’auteur: Française
Editions Dupuis (2 Novembre 2018)
128 pages
ISBN-13: 979-1034733576
Genre: Bande-dessinée
Lu le: 8 Décembre 2018
Ma note: 17/20




L’histoire:

            Crapule est un chat, un vrai. Le genre qui porte bien son nom. Une catastrophe sur pattes, mais tellement mignon qu'on lui pardonne tout. Il a d'ailleurs un succès fou, au point que Jean-Luc Deglin lui a consacré un nouveau tome pour ses péripéties félines : câlins griffus, accidents de litière, bêtises en pagaille... Mais comment Crapule réagira-t-il face au nouveau compagnon de sa maîtresse ? Du "100 % vécu" par tous les propriétaires de machines à ronrons, dont on raffole !

Mon avis:

            Heureusement que je ne m’étais pas plus attardée sur cette petite boule de poils qu’est « Crapule » lorsque je l’avais un peu vu passer !! Et je dois donc remercie ma petite boule de poils à moi, qui, grâce à mes publications des photos de lui sur Instagram, m’a permis d’être contacté par les éditions Dupuis afin de savoir si j’étais intéressée pour m’envoyer une petite box à l’occasion de la sortie du tome 2 de « Crapule ». Autant vous dire qu’il n’y a pas à tergiverser longtemps, et je remercie donc chaleureusement (et Kalaweit s’associe à moi) les éditions Dupuis pour cet agréable moment de lecture ! (bon pour Kalaweit, ça continue toujours grâce au super pointer laser projetant un poisson !).

Points de vue/Critiques:

En plus du pointeur laser et d’une pelote de laine, le tome 2 de « Crapule » était donc au centre de la box. Si vous n’avez pas lu le tome 1 comme moi, pas de panique, vous pouvez tout à fait lire et comprendre cette suite, néanmoins, vous aurez l’envie irrémédiable de vous procurez le tome 1 !
Quand vous faites partie de ceux qui font devant un chat, alors non seulement vous fonderez devant Crapule, mais en plus, si vous êtes l’heureux propriétaire d’un de ces petits félins, vous reconnaîtra incontestablement certaines situations de votre vie quotidienne avec votre compagnon à quatre pattes (leur nonchalance d’un côté et leur comportement pot-de-colle de l’autre lorsque cela les arrange, les « bêtises » qu’ils peuvent faire, leur neutralité ou leur réaction inverse face à nos états d’âmes, etc…) .Et ce n’est pas seulement en Crapule que j’ai pu reconnaître des vérités, mais aussi dans la maîtresse de Crapule, dont on sait peu de choses sur elle, mais dont je me suis tout de suite sentie très proche ! Et même si certaines situations ne vous parlent pas forcément, elles font feront penser à quelqu’un d’autre. En lisant cette bande-dessinée mon cerveau a fusé, a percuté et j’ai vraiment rigolé !

En seulement 4 cases par page et donc par saynètes, l’auteur arrive parfaitement à condenser le tout pour nous offrir quelque chose de drôle et/ou de percutant et surtout d’attendrissant, avec seulement des teintes blanches, bleues et noires. J’ai voulu lire le livre doucement, de temps en temps pour mieux m’en délecter, mais c’est impossible !

En bref:

            Une petite bande-dessinée doudou ultra plaisante qui ne pourra que ravir tous les amoureux et/ou maîtres (ou esclaves^) de leur petit compagnon à quatre pattes, tant les situations, décrites de manière condensée et belle, sont vraiment réalistes, voire inspirantes ! C’est drôle, c’est tendre, bref ça fait du bien, c’est à lire, à relire et/ou à offrir !



mardi 18 décembre 2018

Faute de preuves (Harlan Coben)




Titre original: Caught
Traduction: Roxane Azimi
Nationalité de l’auteur: Américaine
Editions Pocket (1er Mars 2012)
Collection Thriller
numéro 14943
470 pages
ISBN-10:  2266221329
ISBN-13: 978-2266221320
Genre: Thriller
Lu le: 5 Décembre 2018
Ma note: 15/20


Résumé/4ème de couverture:

Wendy Tynes traque les prédateurs sexuels. Elle n'est pas flic, elle présente un show télé. Une journaliste féroce au service d'une mécanique impitoyable : faire tomber en direct ceux qui croyaient échapper à la justice.
Sa prochaine cible : Dan Mercer

Mon avis:

Même s’il m’arrive souvent de lire plusieurs (deux) livres en même temps, je ne lis jamais le même genre en simultané. Ne jamais dire jamais, puisque cette fois-ci j’ai fait l’erreur de lire « Faute de preuves » en même temps qu’un autre thriller (à savoir « l’écorchée » de Donato Carrisi). J’ai donc eu du mal à distinguer les deux histoire au tout début de chacune d’entre elles et je me suis donc rapidement aperçue de c’était plus le livre de Harlan Coben qui retenait plus mon attention et que je trouvais plus entraînant. Ces impressions ont été gardées jusqu’à la fin de ma lecture même si le final m’a un peu déçue puisque l’auteur ne m’a absolument pas surprise. Une bonne lecture donc, mais qui est loin des meilleurs livres de l’auteur.

Points de vue/Critiques:

            Dans cette nouvelle histoire, l’auteur se base sur une thématique assez basique que l’on peut rencontrer malheureusement au quotidien dans les faits divers : une histoire de pédophilie. De ce fait, de nombreuses choses peuvent découler de ce sujet comme la vision journalistique, le point de vue et les actions des familles et bien sur le roman traite comment des accusations (à tort ou à raison) aussi gravissismes peuvent briser des vies (surtout la vie des innocents) puisque l’adage est de dire que la personne est présumée innocente jusqu’à preuve du contraire, à moins que l’on se dise qu’elle soit présumée coupable… jusqu’à preuve du contraire… !!!

De nombreux personnages gravitent autour de cette histoire. Ce large éventail permet à l’auteur d’aborder d’autres thèmes autour de toute cette affaire de pédophilie, comme les jeunes et l’alcool, la sensibilisation des écoles et le rôles laxistes ou restrictifs des parents, la rumeur et sa propagation, le chômage, la reconversion professionnelle, le travail et le pouvoir des journalistes ou encore le lobbying des avocats. Malgré cette multiplicité, Harlan Coben fait toujours en sorte de ne jamais perdre son lecteur dans toutes ces pérégrinations et d’être toujours concentré sur le sujet principal. Et le fait d’avoir beaucoup de personnages qui sont tous reliés, qui communiquent tous, fait en sorte d’avoir un roman composé essentiellement de dialogues. Le récit est donc ultra dynamique, on va à l’essentiel, c’est percutant et attrayant.

Comme bien souvent, prise par l’engouement de l’histoire, j’arrive à la fin du récit où le dénouement a de quoi me surprendre. Pour ce livre là, il y avait eu chose qui était assez souvent répété et qui induisait quelque chose de tellement évident, que je me suis dit que ce n’était pas possible et que cela ne consistait pas le twist final ! Et bien si… D’où ma déception : le livre est bon avec une histoire prenante qui tient la route, mais un final trop prévisible. A noter cependant, que le petit clin d’œil à Win est très plaisant !

En bref:


            Comme toujours avec Harlan Coben (en particulier un petit peu plus quand il ne s’agit pas d’un livre de la saga de Myron Bolitar, mais ce n’est qu’un avis personnel), l’histoire de « faute de preuves » est prenante, et haletante. Au-delà de son sujet principal qu’est la pédophilie et ce qui peut en découler lorsqu’une personne est jugée sans tribunal et sans preuves, l’auteur aborde également de nombreux autres thèmes sociétaux. Avec les nombreux personnages présents, le récit s’appuie essentiellement sur des dialogues qui dynamisent parfaitement le tout. En revanche, pour une fois, la fin m’a déçue puisque le twist final est trop facilement devinable.