Mes derniers avis romans:



dimanche 30 septembre 2018

 Bilan de SEPTEMBRE: 11 romans (3 198 pages) + 6 BD

Romans:

            Un merci de trop de Carène Ponte
            Miss Cyclone de Laurence Peyrin
            Hier encore, c’était l’été de Julie de Lestrange
            Entre mes doigts coule le sable de Sophie Tal Men
            Criminal loft de Armelle Carbonel
            42 jours de Silène Edgar
            De tes nouvelles de Agnès Ledig
            L’enfermement de Florence Henry
            « A peine entré dans la librairie.. » de Collectif
            Dans les bras de Verdun de Nick Dybek

Bandes dessinées:

            Les enfants de la résistance, tome 1 : premières actions
            L’île errante, tome 1
            Reine d’Égypte, tome 3
            Princesse Sara, tome 10 : la guerre des automates
            A silent voice, tome 3
            A silent voice, tome 4

Autres:

            La librairie de tous les possibles

Challenges:

Big Challenge Livraddict 2018: 15/10
130 romans en 2018: 119/130
Challenge des 12 thèmes : 9/12
Défi Lecture 2018 : 77/100
Défi BD 2018 : 42/50

Baby-Challenge BD : 6/20

42 jours (Silène Edgar)





Nationalité de l’auteur: Française
Editions Castelmore (14 Juin 2017)
309 pages (en imprimé)
ISBN-10: 2362312518
ISBN-13: 978-2362312519
Genre: Jeunesse
Lu le: 13 Septembre 2018
Ma note: 15/20





Résumé/4ème de couverture:

            Été 1942. Sacha, douze ans, et Jacob, son petit frère, sont à la fois surpris et très contents de partir en vacances avant la fin de l’année scolaire. D’autant qu’ils auront la chance de séjourner dans la pension de leur oncle Jean, un manoir breton au bord de la mer ! Une fois sur place, ce n’est pas tout à fait la colonie de vacances qu’ils s’imaginaient – les pensionnaires sont de drôles d’adultes qui se prennent pour Victor Hugo, Louis XIV, Néfertiti… –, mais les garçons ne s’y ennuient pas une minute avec les jumeaux Éléanore et Léandre. Sans compter que le manoir abonde en secrets sur lesquels enquêter : qui fait ces bruits étranges dans le grenier ? Que sont ces loups qui rôdent dans les parages ?…

Mon avis:

            Tout comme pour « Criminal Loft », je me suis procuré ce titre lors d’une opération promotionnelle de Kobo afin de découvrir cette autrice jeunesse, qui a la particularité de lier des sujets historiques à ses histoires. Effectivement « 42 jours » est un bon roman historique jeunesse permettant aux enfants de découvrir ou mieux connaître les facettes de cette sombre période de l’Histoire, qu’est la Seconde Guerre Mondiale. Le mélange fiction-réalité est donc très bien orchestré et le fait que voir tout cela à travers les yeux d’un enfant est une bonne idée afin de faire vivre pleinement l’histoire aux jeunes lecteurs.

Points de vue/Critiques:

            Pour un lecteur adulte, on peut évidemment trouver l’histoire assez simple et sans aucune surprise. Mais pour un public de jeunes lecteurs, le public visé, ce roman est un formidable moyen pédagogique puisqu’il conçu pour leur être totalement accessible. Et l’autrice va directement au cœur du conflit, puisque contrairement à d’autres histoires que l’on pourrait plus communément retrouvées, dans celle-ci, on ne commence pas par le contexte du début de la guerre, sa mise en place etc mais on se retrouve directement au cœur de la Guerre. Et puisque nous n’avons aucun repères temporels et historiques précis dans l’histoire, le lecteur prend conscience de ce cadre en même temps que Sacha est mis au courant de sa situation. Car le début de l’histoire joue beaucoup sur ces mystères : pourquoi les parents de Sacha de Jacob décident de les envoyer en vacances, alors qu’ils n’ont pas d’argent ? Pourquoi si loin et si précipité ? Pourquoi ne viennent-ils pas ? Quel est ce travail qui les retient ? Pourquoi sera-t-il difficile de communiquer ?
Une fois qu’un semblant de réponse à ces questions émerge, les jeunes lecteurs vont être indirectement au coeur du conflit et vont vivre tout cela, de façon intense, à travers les yeux de Sacha. Ils pourront alors prendre connaissance de l’occupation nazis, de ses conséquences sur les personnes juives, malades etc, de cette notion de non-acceptation quelque soit les convictions ou la religion des individus puisque seul compte le pedigree, et des libertés individuelles très amoindries.

Grâce à son oncle et à tous ses loufoques pensionnaires, Sacha va trouver un véritable refuge, un moyen de continuer de vivre sa vie de petit garçon comme une sorte de bulle protectrice, certes non pérenne, mais dans lequel il trouvera aussi une seconde famille. Dans cette bulle hors du temps, Sacha va également y découvrir une nouvelle facette à la guerre : celle de la résistance, qui lui donnera certaines idées.

En bref:


            Tout en traitant un sujet très grave, l’autrice réussi parfaitement à retranscrire des faits historiques réels pour les intégrer harmonieusement dans une histoire de fiction, très bien rythmée, racontée de manière accessible pour la destiner aux plus jeunes. A travers les yeux de ce petit garçon du même âge que le public visé, les lecteurs pourront s’immerger dans ce pan de l’Histoire et y découvrir toutes les notions et valeurs associées.

Criminal Loft (Armelle Carbonel)





Nationalité de l’auteur: Française
Editions Milady (18 Novembre 2016)
462 pages (en imprimé);
ISBN-10: 2811218300
ISBN-13: 978-2811218300
Genre: Thriller
Lu le: 9 Septembre 2018
Ma note: 16/20





Résumé/4ème de couverture:

Sanatorium de Waverly Hills. Six hommes et deux femmes, reconnus coupables par la justice américaine et enfermés dans le couloir de la mort. Huit candidats sélectionnés pour participer au reality show le plus brûlant qui ait jamais existé. Chacun d'eux devra vous convaincre qu'il mérite de vivre.

Mon avis:

« Criminal loft » c’est un peu l’ovni littéraire dont je suis passé à côté au moment de sa sortie et de son gros succès, en parti parce que tout le monde en parlait beaucoup et aussi parce qu’il s’agissait d’un grand format donc… Et puis ce livre qui relatait une histoire à la « big brothers » bon… Et puis, des années après, grâce à une petite promotion des livres numériques Kobo, je me suis dit pourquoi pas, après tous les avis (dont ceux des copines) étaient tous très bons ! Même si je n’ai été que très rarement surprise par ce livre, j’en ressors tout de même avec une très bonne impression puisque j’ai beaucoup aimé le sujet traité (et le parallèle que nous pouvons faire avec notre société actuelle) et l’ambiance instaurée tout le long du récit.

Points de vue/Critiques:

Le sujet choisi par Armel Carbonel est non seulement très original, car c’est du jamais vu je crois, mais en plus, il fait extrêmement réfléchir car il est très percutant par rapport à notre société actuelle (enfin depuis les années 2000 en l’occurrence par rapport au sujet de la télé-réalité). En effet, dans cette histoire, huit détenus, qui sont dans le couloir de la mort pour différents crimes commis, sont choisis pour participer à une télé-réalité (« Criminal Loft ») afin qu’un seul d’entre eux ressorte vainqueur et libéré… Le sujet et la « création » de cette nouvelle émission peuvent paraître totalement absurdes et irréalistes (surtout en France où nous n’avons pas la peine de mort, mais ce principe peut tout aussi bien s’appliquer aux condamnés à perpétuité), mais après tout, en constatant toutes ces émissions affligeantes dans le même genre et les gens qui y participent (qui ne sont pas certes des criminels au sens strict mais qui pourraient l’être par certaines de leurs actions ou de leurs propos désobligeants ou irrespectueux envers les autres et la langue française !) qui pullulent depuis les années 2000, on se dit que l’on ait peut-être pas très loin de ce futur par si irréaliste… ! Et ça, ça fait encore plus peur, ça s’ajoute à l’angoisse propre à l’histoire et quelque part c’est magique ! Bref, cette histoire est merveilleusement bien tordue et ficelée !

L’histoire nous est racontée à la première personne par John T. et j’ai trouvé que c’était un très bon moyen pour s’immerger totalement (puisque contrairement aux « téléspectateurs », nous n’avons pas les écrans pour suivre), d’être proches des candidats et de suivre de l’intérieur le jeu. Ainsi, même en tant que lecteur, on va avoir ce sentiment malsain et étrange de voyeurisme et d’attrait pour les candidats, puisque nous voulons savoir ce qui les a amenés dans le couloir de la mort et dans le jeu. L’autrice nous fait donc entrer dans le jeu malsain et c’est là toute la réussite de Armelle Carbonel !

J’ai été agréablement surprise par la tournure que prenaient le jeu et l’histoire. En effet, dans ce genre d’émission on s’attend à une certaine longueur puisqu’un candidat doit être éliminé chaque semaine. Mais ici, des rebondissements en tout genre (règles du jeu, phénomènes étranges, personnel employé…) vont modifier ce schéma de base et donnent ainsi un rythme parfait et dynamique ne faisant pas traîner en longueur le récit. En revanche, pour ce qui est du dénouement et savoir qui tire les ficelles derrière toute cette mascarade mise en scène, je n’ai pas été surprise, mais je n’est pas été déçue non plus, de ma non-surprise.

En bref:

            Avec « Criminal Loft » Armelle Carbonnel nous offre une magnifique version de la télé-réalité mais une version glauque, sombre, malsaine, noire et angoissante. A travers cette histoire originale, elle met aussi l’accent sur les travers de ce genre d’émission, sur les dérives qu’elles peuvent prendre et même si cela peut paraître hors d’atteinte de la réalité, l’est-elle vraiment au vue de ce que l’ont peut constater dans notre société actuelle… ? C’est pas si sûr et cela rajoute de l’angoisse ! Cette histoire est donc majestueusement bien pensée et écrite !

Autour du livre:

  • Livre lu en numérique

mercredi 26 septembre 2018

Entre les doigts coule le sable (Sophie Tal Men)





Nationalité de l’auteur: Française
Editions Le Livre de Poche (2 Mai 2018)
numéro 34944
320 pages
ISBN-10: 2253074098
ISBN-13: 978-2253074090
Genre: Contemporain
Lu le: 9 Septembre 2018
Ma note: 15/20




Résumé/4ème de couverture:

Pas facile de concilier médecine et vie privée quand on est internes à l’hôpital ! Marie-Lou, qui a quitté sa Savoie natale pour Brest, et Matthieu, le ténébreux surfeur, sont tombés amoureux au premier regard. Mais entre leurs stages en psychiatrie et en neurochirurgie, les nombreuses gardes à effectuer, les apéros au « Gobe-mouches » et les fêtes carabines, leur histoire d’amour n’est pas un long fleuve tranquille. C’est plutôt la valse des sentiments… Surtout quand leurs proches deviennent leurs patients. Matthieu parviendra-t-il à vaincre ses peurs et à laisser Marie-Lou entrer dans sa vie ? Marie-Lou apprendra-t-elle à laisser glisser le sable entre ses doigts ?

Mon avis:

            Après avoir fortement apprécié le premier tome des aventures de Marie-Lou, je me suis empressée d’acheter la suite et de la lire dans le même temps! En pinaillant un peu, j’ai peut-être un poil moins apprécié cette suite, mais ça a été un véritable bonheur de retrouver Marie-Lou et Matthieu que l’on suit dans un cadre professionnel un peu différents parfait pour amener un petit changement nécessaire pour ne pas se lasser, mais qui reste tout de même en plein accord avec ce que l’on retrouvait dans le premier tome. Hâte d’avoir le troisième tome en format poche! 

Points de vue/Critiques:

            L’histoire du premier tome se concentrait uniquement sur Marie-Lou, personnage avec lequel on se prend tout de suite d’affection. La fin de cette première histoire introduisait un nouveau personnage qui allait prendre une place importante dans la vie de Marie-Lou: Matthieu, c’est pourquoi, on le retrouve avec grand plaisir dans ce second tome au centre de l’histoire aux côtés de Marie-Lou. Les chapitres alternent donc selon leur point de vue. Mais contrairement au premier tome, j’ai trouvé que dans cette suite, d’autre personnages prenaient une place plus importante, notamment avec le tendre patron de Marie-Lou (que l’on aimerait tous avoir!) et Josic, leur ami alcoolique très attachant, qui nous émeut et nous apporte beaucoup d’espoir.

Comme dans le premier tome, l’autrice a choisi d’instaurer une intrigue qui va à l’essentiel, et c’est ce que j’ai encore aimé retrouvé. Certains trouveront que les situations vont trop vite, mais personnellement j’y accroche pleinement et c’est ce que j’aime. Et en plus cela permet d’être encore plus accord à l’histoire et donc faire en sorte que les pages défilent à une vitesse folle!

Je pense que cette chronique ressemblera à ce que j’ai dit dans celle du premier tome puisque là aussi le domaine de la médecine est vraiment travaillé, et c’est un personnage à part entière! Entant donné que Marie-Lou et Matthieu changent de disciplines apporte véritablement le petit regain d’intérêt qui arrive à point nommer pour explorer de nouveaux horizons, qui sont tout aussi intéressants!

En bref:

            Si vous avez aimé le premier livre de Sophie Tal Men « Les yeux couleur de pluie », alors vous aimerez tout autant ce second tome, qui se révèle être sur la même trame. On retrouve Marie-Lou, mais aussi maintenant Matthieu, qui nous continuons de suivre dans leurs (més)aventures relationnelles et médicales. L’aspect médical est tout aussi présent et les nouvelles spécialités des protagonistes apportent du renouveau et le dynamisme nécessaire à une suite. Et comme on retrouve de manière plus importante d’autres personnages que l’on prend plaisir à suivre et à mieux connaître, on aime encore plus cette grande famille qui s’agrandit et qu’il nous tarde de retrouver!

Autour du livre:
  • De la même autrice:
    • Tome 1: Les yeux couleur de pluie (<— chronique à retrouver ici)