Mes derniers avis romans:



vendredi 31 août 2018

 Bilan de AOÛT: 13 romans (4319 pages) + 1 BD

Romans:

            Chacun sa vérité de Sara Lövestam
            Mort sur le Nil de Agatha Christie
            La délicatesse du homard de Laure Manel
            Comment papa est devenu danseuse étoile de Gavin’s Clemente-Ruiz
            Ragdoll de Daniel Cole
            Les petits soleils de chaque jour de Ondine Khayat
            La dernière valse de Mathilda de Tamara McKinley
            Les yeux couleur de pluie de Sophie Tal Men
            Mon midi mon minuit de Anna Mc Partlin
            Roland est mort de Nicolas Robin
            Un funambule sur le sable de Gilles Marchand
           
Sagas:

            La guerre des clans, cycle 1, tome 3 : les mystères de la forêt de Erin Hunter
            Charley Davidson, tome 1 : première tombe à droite de Darynda Jones

Bandes dessinées:

            L’univers des Schtroumpfs, tome 3 : Sacrée Schtroumpfette

Challenges:

Big Challenge Livraddict 2018: 15/10
130 romans en 2018: 109/130
Challenge des 12 thèmes : 8/12
Défi Lecture 2018 : 75/100
Défi BD 2018 : 42/50

Baby-Challenge BD : 6/20

Charley Davidson, tome 1: première tombe sur la droite (Darynda Jones)




Titre original: Charley Davidson, book 01: First grave on the right
Traduction: Isabelle Pernot
Nationalité de l’auteur: Américaine
Editions Milady (13 juillet 2012)
415 pages (en imprimé); 280 pages (en ePuB)
ISBN-10: 2811207945
ISBN-13: 978-2811207946
Genre: Bit-Lit
Lu le: 24 août 2018
Ma note: 16/20



Résumé/4ème de couverture:

            Charley Davidson est détective privée et faucheuse. Son boulot consiste à convaincre les morts « d’aller vers la lumière ». Mais ce n’est pas toujours si simple : parfois Charley doit les aider à accomplir quelque chose avant qu’ils acceptent de s’en aller, comme retrouver l’assassin de ces trois avocats. Ce qui ne serait pas un problème si Charley ne passait pas son temps à faire des rêves érotiques provoqués par une entité qui la suit depuis toujours… Or, il se pourrait que l’homme de ses rêves ne soit pas mort. Il pourrait même être tout à fait autre chose…

Mon avis:

            C’est encore une fois bien après tout le monde que je découvre cette saga qui s’avère être très plaisante et pour laquelle je me délecterais de lire régulièrement les tomes prochains. C’est les avis réguliers et unanimes de Margaud Liseuse, surtout pour l’héroïne pour laquelle elle disait qu’elle est vraiment pas commune, avec un caractère et une particularité que l’on a jamais vu jusque là, qui a fait que je me suis lancée. Et effectivement, c’est le personnage de Charley qui apporte tout à cette histoire et je rejoins tout à fait l’avis de Margaud. Je pense que par rapport aux capacités de Charley et avec les enjeux appris dans l’histoire de ce premier tome, les possibilités de scénario pour les prochains tomes sont très nombreux. En attendant, pour ce premier tome, l’histoire est à la hauteur, pas trop complexe afin d’avoir en tête les personnages et les tenants et aboutissants, idéal pour une entrée en matière. Et cela tombe bien, car ma lecture a été longue, je l’ai beaucoup fait duré, je l’ai haché, ce qui n’est pas forcément de bon augure pour un premier tome. Mais la simplicité et les singularités ont fait en sorte d’avoir toujours un cadre en tête permettant de reprendre avec facilité la lecture. 

Points de vue/Critiques:

            Difficile de ne pas apprécier grandement le personnage de Charley. Dés le début, en découvrant son métier et sa particularité (elle est détective privée et elle est aussi une faucheuse c’est-à-dire qu’elle doit accompagner les morts vers la lumière, à l’image de Melinda Gordon de Ghost Whisperer), on sent plein de failles chez elle qu’elle cache habilement par différentes manières. Ainsi, elle apparaît comme quelqu’un toujours partagé entre deux feux, entre deux émotions ou actions aux antipodes l’une de l’autre. Elle semble être constamment en lutte permanente entre sa vie « réelle » de jeune femme détective et sa vie « particulière » de faucheuse. On devine facilement que pour elle il est difficile d’y trouver un équilibre même si en façade elle dément le contraire. 
Heureusement, Charley est très bien entourée, que se soit sa famille ou ses amis (avec Cookie notamment), même s’ils ne sont peut-être pas très nombreux, mais ils ont l’avantage d’être au courant de son don inné et lui permettent donc de se soulager moralement et psychologiquement et d’avoir constamment un pied dans la réalité. C’est ce que j’ai particulièrement apprécié dans l’histoire puisque cela change des héros ou héroïnes seul(e)s face à leur pouvoir. 

En dehors de son travail de détective et des personnes qui l’entoure, pour échapper et se soulager de son travail constant de faucheuse, Charley utilise aussi beaucoup son caractère. Et quel caractère! Fonceuse, déterminée, têtue comme une mule, faisant fi des conventions, elle va à l’essentiel, utilise un humour mordant et cinglant et un sens de la repartie pétillant et elle n’emprunte pas cinquante chemins pour arriver à son but. 

L’intrigue basée sur une enquête policière est assez banale, mais l’utilisation des capacités de Charley fait en sorte qu’elle ne devient pas si banale que cela. Ainsi, le fait qu’elle puisse parler aux morts, qui sont eux-mêmes impliqués dans la recherche du coupable en lui fournissant des indices, ou le fait qu’elle puisse donc dérider une personne lors d'un interrogatoire, c’est assez jubilatoire! 
Mais l’intrigue prend aussi une part plus personnelle concernant Charley, puisqu’il est question d’un certain Reyes, qui fait grandement monté la température à chacune de ses apparitions et qui promet de belles perspectives!!

En bref:

            Ce premier tome est une belle entrée en matière pour cette saga que je continuerais de lire de temps en temps avec délectation. Le personnage de Charley, la faucheuse, apporte beaucoup par le fait qu’il ne s’agit pas d’une héroïne commune, que se soit par ses capacités ou par son caractère! L'intrigue du roman est assez classique, puisque l’on retrouve une enquête policière, mais l'originalité vient évidemment de l'exploitation des capacités de faucheuse de notre héroïne ce qui donne un résultat très agréable. Et son côté vie privée amène un petit piment et inaugure de jolis enjeux à venir pour la suite de la série qui pourront s’avérer très croustillants et entraînants! 

Autour du livre:

  • Livre lu en numérique

jeudi 30 août 2018

Les yeux couleur de pluie (Sophie Tal Men)





Nationalité de l’auteur: Française
Editions Le Livre de Poche (10 Mai 2017)
numéro 34614
253 pages
ISBN-10: 225307117X
ISBN-13: 978-2253071174
Genre: Contemporain
Lu le: 24 Août 2018
Ma note: 16/20




Résumé/4ème de couverture:

Étudiante en médecine, Marie-Lou est, du jour au lendemain, affectée à Brest. Autant dire le bout du monde pour celle qui n’a jamais quitté sa Grenoble natale. Une nouvelle existence commence alors pour elle, loin des siens, de ses montagnes  : il va falloir s’habituer au climat, à la région, à la collocation, aux collègues… Surtout, c’est l'insouciance et la légèreté de ses vingt-cinq ans qui vont être confrontées à la dure réalité du monde hospitalier. Une nuit, elle croisera Matthieu, interne en ORL. Ce loup solitaire, mystérieux et poétique, arrivera-t-il à lui faire une place dans sa vie  ?
Rencontres, passions, non-dits, péripéties drôles ou dramatiques… un plaisir de lecture, un roman sensible et plein de fraîcheur qu'on ne lâche pas.

Mon avis:

            C’est le fait d’apprendre que Sophie Tal Men est neurologue de métier, qui a faut me décidé d’acheter ce livre et découvrir enfin l’autrice (oui il m’en faut peu, et dés qu’il est question de neuro, je suis faible!). Et j’ai plus que bien fait de craquer, puisque j’ai adoré suivre cette histoire que j’ai trés rapidement avalée. Je regrette même de ne pas l’avoir découverte avant et maintenant il me tarde de découvrir les suites. Il est vrai que l’histoire s’apparente plus à une petite romance, mais j’ai vraiment été embarqué dans le quotidien de Marie-Lou que j’ai beaucoup aimé. 

Points de vue/Critiques:

            Le personnage de Marie-Lou est très attachant et j’ai très vite accroché avec elle puisque je me suis parfois retrouvée en elle, dans le fait qu’elle doit quitter sa région et sa famille pour continuer ses études et commencer son métier, qu’elle doit s’adapter à une nouvelle vie, qu’elle doit faire ses preuves au niveau professionnel et qu’elle doit se faire de nouveaux amis en gérant sa vie privée. Face à ces nouveaux défis et sans aucun repères, elle manque de confiance et c’est au premier abord ce qui la rend attachante. Et au fil de la découverte de son quotidien d’interne en neurologie et de jeune femme, on découvre sa personnalité et le charme opère toujours. 

Ce que j’ai particulièrement aimé dans ce livre, et là, la déformation professionnelle s’installe, c’est qu’en parallèle de la vie privée (et amoureuse) de Marie-Lou, on suit tout de même son quotidien d’interne en neurologie. Cet aspect ne passe pas du tout en second plan, comme un sujet présent pour meubler l’histoire. Cela apporte du poids au récit et surtout c’est logiquement prépondérant dans la personnalité de Marie-Lou qui passe tout de même un temps certain à l’hôpital. Ainsi, pour ma part, j’ai aimé retrouvé la vie d’hôpital entre les médecins chefs séniors d’un côté et les apprentis médecins de l’autre ainsi que certaines références et cas cliniques liés à la neurologie. Et pas besoin de s’y connaître, ces aspects ne sont pas détaillés ni expliqués, juste exposés et cela suffit amplement. 

En bref:


            J’ai vraiment beaucoup aimé découvrir ce premier tome de la saga de Sophie Tal Men. Au-delà de retrouver un cadre lié à la neurologie qui m’a enchanté et qui m’a fait me sentir comme un poisson dans l’eau, « Les yeux couleur de pluie » offre un moment léger et divertissant grâce notamment au personnage attachant de Marie-Lou qui offre de l’espièglerie, de la malice et de l’humour. Mais on retrouve aussi des passages plus émouvants et humains en lien avec le métier de Marie-Lou, qui ne passe pas au second plan, mais qui apporte au contraire du poids au récit. 

mardi 28 août 2018

La dernière valse de Mathilda (Tamara Mc Kinley)




Titre original: Matilda's last waltz
Traduction: Catherine Ludet
Nationalité de l’auteur: Australienne
Editions Archipoche (3 janvier 2007)
567 pages
ISBN-10: 2352870186
ISBN-13: 978-2352870180
Genre: Contemporain
Lu le: 22 Août 2018
Ma note: 15/20




Résumé/4ème de couverture:

Dans la chaleur étouffante du bush australien, Mathilda, treize ans, fait ses adieux à sa mère. Quelques voisins sont rassemblés autour de la tombe, pour rendre un dernier hommage à cette femme courageuse.

Un peu à l'écart, le père de Mathilda n'a qu'une hâte: que tout cela se termine afin qu'il puisse vendre le domaine de Churinga. Mathilda, elle, comprend que les choses ne seront jamais plus comme avant...

Cinquante ans plus tard, Jenny découvre le journal intime de Mathilda. A mesure que progresse sa lecture, l'angoisse l'assaille... A-t-elle bien fait de venir s'installer à Churinga?

Par son atmosphère envoûtante, la force de ses personnages, cette saga australienne s'inscrit dans la lignée des chefs-d'œuvre de Colleen McCullough.

Mon avis:

            « La dernière valse de Mathilda » n’est pas vraiment le genre d’histoire que j’affectionne mais le fait que plusieurs personnes m’aient poussé à lire ce livre, que j’ai en plus fait dédicacé l’année dernière par l’autrice au smep, sans compter tous les avis unanimes et le succès qui en a résulté, je me suis donc enfin mise à cette lecture. Ce que j’ai le plus apprécié dans cette histoire, c’est vraiment le dépaysement total puisque l’histoire vous entraine dans une contrée assez rare en littérature: l’Australie et en particulier le bush, qui a une connotation encore plus savoureuse puisque l’on part un peu dans le passé, dans les années 70, afin de garder une certaine authenticité. Malgré un début un peu longuet, on ne peut plus poser le livre après un certain temps tant les dernières pages sont très vite avalées. En revanche, même si j’ai préféré suivre le passé de Mathilda, d’une manière générale, j’ai trouvé l’histoire assez « glauque » et pas vraiment surprenante, ayant deviné bien en amont certaines choses, mais je ne peux en dire plus sans dévoiler tout le truc de l’intrigue, désolée… 

Points de vue/Critiques:

            Dés que vous ouvrirez ce livre, vous serez immédiatement embarqué dans un voyage vous mène rapidement dans le bush Australien, à Churinga. Le dépaysement est vraiment total et on s’imagine parfaitement les gigantesques plaines d’élevages, tellement grandes que votre plus proche voisin se trouve à plusieurs kilomètres. De plus, le fait de situer l’histoire « actuelle » de Jenny dans les années 70 fait en sorte d’apporter un petit plus dans le sens où on ne retrouve pas les nouvelles technologies (à part l’arrivée de la radio, très intéressante et importante découverte pour l’époque, qui va apporter beaucoup dans des coins aussi reculés) et dans le fait que les relations et les activités humaines ont toute leur importance, n’ayant pas d’autre choix pour vivre et travailler. Ces aspects apportent une véritable authenticité d’époque qui n’aurait pas été la même si l’histoire avait été raconté de nos jours. 
Dans ces contrées reculées d’Australie, nous allons aussi faire connaissance avec le métier d’éleveur de moutons mérinos et vendeur de laine. C’est aussi une culture assez méconnue mais qui fait pourtant partie intégrante de la culture et de l’histoire de l’Australie. Que se soit pour cette activité ou pour le paysage australien avec sa faune et sa flore particulière, il est vrai que le vocabulaire utilisé propre à tout ceci peut parfois nous être totalement inconnu et nous faire un peu buter, mais l’on comprend vite ce que l’autrice veut nous dire. Et puis, tant à être dépayser, autant l’être totalement! 

Le rythme du début du livre est assez lent. Ce sentiment est renforcé par le fait que l’histoire principale est axée autour de la nouvelle vie de Jenny dans le bush Australien, qui vit tranquillement au fil des jours, alors que la découverte des journaux intimes de Mathilda est finalement ce qui nous intrigue et nous attrait le plus. Or, il faut attendre assez longtemps pour commencer à prendre connaissance de la vie de Mathilda dans les années 20, qui est vraiment beaucoup plus intéressante et mystérieuse que celle de Jenny. Dommage que ces extraits de journaux n’aient pas été retranscris comme tels puisqu’ils sont incorporés dans le récit à la troisième personne. 

Au fil des pages, un certain turnover opére durant les 200 dernières pages, au moment où les révélations concernant Mathilda et Jenny sont révélées. Néanmoins, pour ma part, j’ai beaucoup anticipé ce qui allait se passer, et je n’ai eu aucune surprise, hormis le lien entre Mathilda et Jenny qui n’est pas si compliqué que cela. De plus, tout ce qu’on apprend de la vie de Mathilda est finalement assez glauque, tordu et dramatique… 

En bref:


            Au rythme des mots choisis avec soin par l'autrice, « La dernière valse de Mathilda » nous fait littéralement voyager au coeur de l’Australie, dans le bush australien des années 70, nous faisant prendre connaissance des sublimes paysages, de la vie et de la culture d’antan. En revanche, l’histoire de la vie de Jenny est assez lente et est beaucoup moins intéressante que celle de Mathilda, dont les journaux intimes sont mal exploités et donne un goût de trop peu. Tout les tenants et aboutissants de la vie des deux femmes sont facilement devinables et sont donc assez glauques…