Mes derniers avis romans:



mardi 31 juillet 2018

 Bilan de JUILLET: 13 romans ( 5973 pages) + 10 BD

Romans:

            100 pages blanches de Cyril Massarotto
            Une seconde chande de Harlan Coben
            La dernière des Stanfield de Marc Lévy
            Le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie de Virginie Grimaldi
            Les oubliés du dimanche de Valérie Perrin
            Dernier été pour Lisa de Valentin Musso
            Embruns de Louise Mey
            La première fois que j’ai été deux de Bertrand Jullien-Nogarède
            Le soleil des rebelles de Luca Di Fulvio
            Lontano de Jean-Christophe Grangé
           
Sagas:

            Le protectorat de l’ombrelle, tome 1 : sans âme de Gail Carriger
            A la place du cœur, saison 2 de Arnaud Cathrine
            Le pays des contes, tome 2 : le retour de l’enchanteresse de Chris Colfer

Bandes dessinées:

            Tombé dans l’oreille d’un sourd
            Les deux vies de Baudouin
            Isabella Bird, femme exploratrice, tome 1
            Isabella Bird, femme exploratrice, tome 2
            Isabella Bird, femme exploratrice, tome 3
            Les filles au chocolat, tome 3 : cœur mandarine
            Les filles au chocolat, tome 5 : cœur vanille
            La quête d’Ewilan, tome 5 : Al-poll
            Les nombrils, tome 6 : un été trop mortel !
            L’univers des Schtroumpfs, tome 6 : les Schtroumpfs font du sport

Challenges:

Big Challenge Livraddict 2018: 14/10
130 romans en 2018: 96/130
Challenge des 12 thèmes : 7/12
Défi Lecture 2018 : 71/100
Défi BD 2018 : 42/50

Baby-Challenge BD : 6/20

lundi 30 juillet 2018

A la place du coeur, saison 2 (Arnaud Cathrine)






Nationalité de l’auteur: Française
Editions Robert Laffont (23 Mars 2017)
Collection R
291 pages
ISBN-10: 2221197291
ISBN-13: 978-2221197295
Genre: Jeunesse
Lu le: 17 Juillet 2018
Ma note: 16/20



L’histoire:

            Cette saison est celle de l'éprouvant retour de Caumes à la vie. Il est raconté par son cousin, Niels, depuis la côte Atlantique : tout un été à tenter de sortir Caumes de sa torpeur muette et rageuse. Puis c'est Esther qui prend la parole : elle dont Caumes s'est peu à peu éloigné ; elle dont l'amour ne lâche pas ; elle qui, faute de pouvoir tourner la page, s'est persuadée qu'un après était possible dans ses bras. Mais ces jeunes adultes sont aussi les enfants de novembre, les enfants du Bataclan, du Carillon, du Petit Cambodge. La vie n'a pas fini d'être mise à l'épreuve. La vie n'a pas fini d'être à réinventer.

Mon avis:

            La saga « A la place du cœur » de Arnaud Cathrine est une saga jeunesse un peu particulière puisque l’histoire retrace et suit la vie d’adolescents de nos jours avec leurs tracas liés à leur âges, leurs études, leur avenir, leurs amours et bien entendu, parce que malheureusement notre société actuelle est comme cela, avec la menace et la réalisation d’attentats. Ainsi, dans le premier tome, nous suivions Côme, lycéen de 17 ans touché comme tous, par les attentats de Charlie Hebdo et tout ce qui en découlé ensuite. Dans ce deuxième tome, nous suspectons la suite des évènements puisque l’histoire se passe en 2015… C’est une très belle suite, en continuité et en accord parfait avec le tome 1.

Points de vue/Critiques:

            Afin de démarquer et d’apporter une touche d’originalité dans ce deuxième tome par rapport au premier, Arnaud Cathrine a eu la très bonne idée de faire intervenir d’autres acteurs majeurs de l’histoire comme narrateur, tout en conservant Côme comme personnage principal que l’on suit. Ainsi, le livre se découpe en trois parties : dans la première partie, nous suivons le point de vue de Niels, le cousin de Côme, dans la seconde partie, nous retrouvons Esther, et enfin dans la dernière partie Côme est de nouveau le narrateur. Cette construction m’a beaucoup plu et en plus, elle apporte sa petite surprise que j’ai trouvé parfaite.

De plus, cette surprise fait le lien avec Côme et sa difficile reconstruction. Les attentats et surtout la mort de son ami Hakim, tué par « simple » racisme suite aux idées qui découlent des attentats, a profondément marqué Côme, au point d’entrer dans une véritable dépression. Il ne voit pas le bout du tunnel et déplore la perte de son ami assimilé à la perte d’une partie de lui-même, un trou au fond de son cœur. C’est donc par l’intermédiaire de l’écriture que Côme va refaire surface : le fait de coucher sur papier tout ses ressentis est sa thérapie personnelle.

Lorsqu’il est question d’adolescents et de sentiments, difficile de ne pas tomber dans les clichés, les niaiseries et le ridicule. Et je ne sais pas précisément comment s’y prend l’auteur, mais il parvient à rendre les personnages sympathiques et normaux et à décrire des situations banales mais justes, sans mélodrames, sans bons sentiments mielleux et sans exagération. L’attitude d’Ester est belle et humble, le cheminement et la reconstruction de Côme est émouvante, l’amitié naissante entre Côme et Amin est simple et touchante et les disputes entre Niels et Côme sont réalistes.

En bref:


            Tout comme pour le premier tome, Arnaud Cathrine a su garder toute les valeurs phares de la saga à savoir la vie, l’humanité, racontées de façon simple et réaliste et vue à travers des yeux et des esprits adolescents, sans complaisance, dénonciation ou mélodrame. La continuité entre les deux tomes est logiquement respectée et on retrouve toujours la plume à la fois crue et poétique de l’auteur capable de décrire la jeunesse et la vie avec justesse.

Autour du livre:
  • Saison 1 (ß chronique à retrouver ici)

dimanche 29 juillet 2018

Embruns (Louise Mey)





Nationalité de l’auteur: Française
Editions Pocket (24 Mai 2018)
numéro 17273
368 pages
ISBN-10: 2266286439
ISBN-13: 978-2266286435
Genre: Thriller
Lu le: 18 Juillet 2018
Ma note: 13/20




Résumé/4ème de couverture:

            Ils sont beaux, sportifs, complices. Mangent local. Achètent cher, mais pour durer. Un bon goût à toute épreuve. Monsieur et Madame Parfait et leurs enfants. Quand les Moreau prennent possession, pour le week-end, d'une belle maison bretonne, sur cette île perdue en forme de haricot, tout annonce des vacances idéales. C'était compter sans la tempête, la disparition de Marion, le sang sur le couteau... Et l'étrange collaboration des habitants, pour lesquels " les Parisiens " font par-dessus tout un gibier parfait...

Mon avis:

            Deux raisons m’ont amener à lire ce livre, que j’aurais même pu lire bien avant ! La première c’est que j’ai pu rencontré l’autrice lors d’un événement organisé par Pocket et qu’elle nous avait très bien vendu l’histoire qui interpelle tout de suite. Et la deuxième c’est que ce titre fait parti des deux finalistes français pour la nouvelle édition du Prix Nouvelles Voix du Polar Pocket 2018. Le cadre et l’ambiance promettaient de belles choses et l’on pouvait imaginé tout un tas de choses. Et cela est à la hauteur de mes attentes puisque le final est très osé, à couper le souffle ! Néanmoins, je ressors de cette lecture en me disant que je n’ai pas aimé ce livre

Points de vue/Critiques:

            Même si la découverte du pot-aux-roses est magistral et à la hauteur d’un bon et grand thriller, il ne permet pas de relever mon impression générale ressenti tout au long de lecture et même après coup : je n’ai pas aimé l’histoire, ni la plume de l’autrice… On peut certes parfois se « raccrocher » ou se « rattraper » à l’un ou à l’autre, mais ici seule l’explication finale m’a plu mais elle ne permet pas de rattraper le tout.

J’ai eu pas mal de soucis avec la plume de l’autrice. Je ne l’ai pas trouvé fluide du tout, elle est même hachée par de phrases ultra courtes, si tant est qu’on peux appeler une succession de un à trois mots sans verbe, une phrase… Cette hachure associée parfois à beaucoup de descriptions non nécessaires qui s’éternisent, font en sorte que le récit de véhicule aucune émotions. Le tout donne véritablement quelque chose de très froid. J’ai également pu remarquer qu’assez souvent lorsqu’un dialogue s’ouvrait ou quand un personnage disait quelque chose (le récit passe alors dans l’actif), la chose dite est en fait en lien avec le paragraphe de récit passif jusque au dessus… C’est un lien très étrange qui s’instaure donc entre le personnage et le récit, et on se demande vraiment à qui parle ou répond le personnage.
On peut également noter de nombreuses incohérences dans le texte. En effet, l’autrice insiste fortement sur le fait que dans leur galère, les membres de la famille sont démunis puisqu’ils n’ont plus… leurs couteaux et leurs montres !!! (petit 1 : oui un couteau peut être très utile dans leur situation mais quand on sait qu’ils ont chacun un opinel à porter de ceinture, c’est tout de même très louche et original et petit 2 : en quoi avoir leur montre à leur poignée pourrait les aider ?). On sait également au début que leurs portables ne fonctionnent pas puisqu’il n’y a aucun réseau, mais le sujet du portable disparaît ensuite totalement de l’histoire alors que même s’il n’y a pas de réseau, on peut toujours contacter les urgences…

L’histoire en elle-même ne m’a pas non plus convaincue, hormis encore une fois le cliffhanger de l’intrigue qui est magistral et inédit, mais pas suffisant pour prendre le poids sur presque 400 pages de narration. Je n’ai pas du tout aimé le personnage principal de l’histoire, à savoir toute la famille Moreau ! En effet, ils ne sont absolument pas réalistes : ils sont bourrées de clichés et sont l’archétype de la famille parfaite. La famille est composée de deux enfants, une fille et un garçon, qui ont 18 et 22 ans mais qui nous sont présentés sans cesse et textuellement comme des ados et ont le comportement qui va avec (ils se chamaillent gentiment en s’envoyant des piques de bas étage et en se tirant la langue) sauf qu’en réalité ils s’adorent comme les bisounours. Toute la famille mange bio, équitable et ont un intérieur feng-chui à la décoration scandinave hype et branchée. Ce sont de véritables citadins et voir un champ d’herbe est pour eux un vrai dépaysement. Et parce qu’ils savent qu’ils sont tous parfaits, la prétention est présente et elle s’exprime dans le fait que l’on découvre beaucoup de méchanceté chez chacun d’entre eux envers les personnes qui ne sont pas de leur rang et ils s’en expriment avec beaucoup de grossièreté et de vulgarité. Cet aspect m’a vraiment beaucoup déplu. Et lorsque l’on prend individuellement chaque membre de la famille, on s’aperçoit que, comme la narration, ils ne véhiculent aucune émotion. Ainsi, par exemple, lorsqu’ils se retrouvent tous en très fâcheuse position, ils n’expriment même pas de la surprise ou de la peur, mais vont plutôt continuer leur conversation de manière tout à fait normale et avec humour (« tiens t’es là toi aussi ? »).

Je suis très acerbe dans ma critique, mais il faut dire aussi que par rapport à cette famille particulière, de nombreuses choses que j’ai pu citées prennent tous leur sens avec le dénouement final. Il est vrai que cette explication est assez hallucinante et nous retourne le cerveau et c’est brillant. On ne voit pas venir les tenants et les aboutissants et c’est peut-être ça qui fait au final que l’on veut absolument tourner les pages. Mais encore dommage que la toute fin tombe à l’eau…

En bref:


            « Embruns » nous procure un sentiment haletant pendant la lecture jusqu’à ce dénouement final qui nous offre un retournement de situation que l’on n’a pas vu arriver et qui nous vrille le cerveau. Malgré cela, ça n’a pas été suffisant pour moi pour rattraper l’histoire générale (des incohérences et une famille froide et absolument pas réaliste) et la plume de l’autrice (problèmes de construction et rythme très haché) que j’ai presque tout deux, détestés.