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dimanche 3 juin 2018

La fièvre du lézard (Laurent Carstens)






Nationalité de l’auteur: Française
Editions Auto-édité (7 Juillet 2016 )
560 pages (en imprimé); 431 pages (en ePuB)
Genre: Thriller
Lu le: 29 Mai 2018
Ma note: 15/20






Résumé/4ème de couverture:

Argentine, 2008.
Un gigantesque crâne de dinosaure est mis à jour dans un canyon désertique de Patagonie. Les paléontologues vont devoir l'extraire, puis identifier le magnifique spécimen. Ludovic Daussoy, spécialiste réputé de ces créatures, est convié à prendre part à l'aventure. Il s'envole avec enthousiasme, invitant l'un de ses étudiants à l'accompagner. Mais cette découverte va bouleverser leur existence. Une spirale infernale de violence et de meurtres va s'abattre sur les membres de l'équipe. Les pierres n'ont pas livré tous leurs secrets...

Un thriller comme les autres, croyez-vous ? Vous avez tort.

Du Niger à l'Argentine, mêlant habilement des faits réels et de solides bases scientifiques, Laurent Carstens signe avec ce premier roman un extraordinaire voyage qui mène aux frontières de l'impossible.

Mon avis:

            Ces derniers temps, de nombreuses propositions de lectures auto-éditées et un planning mal géré ont fait que j’ai lu cette nouvelle demande plus tard que prévue, mais je tenais absolument à découvrir l’histoire de Laurent Carstens, mêlant sciences et thriller! Et effectivement, ce mélange des genres est pour moi le gros point fort de ce livre, ce que j’ai le plus préféré car il est extrêmement bien documenté et donc maîtrisé. En revanche, le moins bon vient plutôt du côté thriller, qui effectivement rempli toutes les cases du genre, mais l’absence totale de surprises dans les révélations pêche un peu: tout se devine très précocement dans l’histoire.

Points de vue/Critiques:

            Ce qui m’avait beaucoup attiré dans ce thriller un peu particulier, c’était le fait d’y mêler le côté scientifique en y incluant la paléontologie. Et je dois dire que cet aspect est la réelle originalité du livre et qu’il est extrêmement bien maitrisé. Même si je n’y connais pas grand chose dans cette discipline, le cadre et les à-côtés entourant cette dernière, sont irréprochables de réalisme. On retrouve également dans l’histoire quelques petites notions de neurosciences en abordant les fondements de la schizophrénie et de la recherche scientifique qui sont plutôt mon domaine de prédilection, et là encore, aucune faute n’est commise et cela fait plaisir. Merci donc à l’auteur d’avoir abordé et exploité ces thèmes en ayant fait, je pense, suffisamment de recherches pour ne pas dire de bêtises et donc être dans le vrai et la crédibilité. 

Le côté thriller « pur » est aussi rondement maîtrisé. La tension est palpable du début à la fin faisant en sorte qu’il est difficile de refermer le livre, tant l’envie d’en savoir plus est là. Les codes sont thriller sont là: on connaît les enjeux, tous les doutes sont permis et nous avons même quelque fois la vision des méchants de l’histoire. 
Néanmoins, ces codes classiques du thriller sont peut-être trop bien maîtrisés dans le sens scolaire du terme. En effet, on ne sort aucunement des sentiers battus et donc, pour moi en tout ças, aucune surprise n’est apparue. Dés le début de l’histoire, j’ai rapidement identifié qui tirait les ficelles de tout cela, mais je m’étais dit que c’était forcément trop évident et donc que l’auteur allait évidemment nous créer une véritable surprise, un superbe twist afin de mettre à mal toutes nos idées préconçues. Mais non rien de tout cela, à la fin, on a seulement confirmation de ce que l’on a deviné il y a de cela 400 pages… Alors quand le résumé dit "Un thriller comme les autres, croyez-vous ? Vous avez tort », je dis qu’effectivement il est peut-être pas comme les autres, mais peut-être pas dans le bon sens du terme…

A côté du côté thriller et du côté scientifique, l’auteur inclut également une petite romance et un aspect personnel et développemental de la personnalité de Ludovic Daussoy. Cela apporte non seulement de la profondeur au personnage principal, cela permet de beaucoup mieux le comprendre, et surtout çà amène le petit côté fraîcheur nécessaire pour décompresser de cette ambiance thriller. 

Enfin, la plume de Laurent Carstens est extrêmement agréable, et elle est à l’image des sujets évoqués: totalement maîtrisée! La lecture est donc très agréable, très fluide et les touches d’humour viennent à point nommé dans les situations des personnages et sont donc d’autant plus percutantes! 

En bref:

            « La fièvre du lézard » de Laurent Carstens est un thriller à la fois original et classique. Comment cela est-il possible me direz-vous? On retrouve beaucoup d’originalité dans les thèmes scientifiques abordés (paléontologie, virologie, neurosciences) qui se mêlent au thriller. Cet aspect qui est totalement maîtrisé, approfondis et crédible, est le véritable point fort du livre. En revanche, c’est avec le côté thriller que l’on retrouve une sorte de classicisme où le suspense est haletant mais où aucune surprises n’a surgi, ayant deviné très (trop) tôt la base de l’intrigue. Ce livre reste un bon moment de lecture, notamment par la plume très agréable de l’auteur qui réussi parfaitement à nous embarquer dans son histoire. 



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