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mercredi 9 mai 2018

Communardes! Tome 3: nous ne dirons rien de leurs femelles...




Scénario: Wilfried Lupano
Illustrations: Xavier Fourquemin
Nationalité des auteurs: Française
Editions Vents d’Ouest (23 Février 2016)
56 pages
ISBN-10: 2749307988
ISBN-13: 978-2749307985
Genre: Bande-dessinée
Lu le: 13 Avril 2018
Ma note: 16/20




Résumé/4ème de couverture:

            Marie n’est pas une intellectuelle, ni une aristocrate, encore moins une militante. La Commune, elle aurait pu ne pas la vivre, et continuer à accumuler de la rancœur et de l’amertume dans sa vie de servante, d’ouvrière à la journée. Seulement, la Commune est là et, avec elle, une occasion en or de régler les comptes, de laisser sortir enfin cette froide colère qui lui tord le ventre, de redresser la tête, de faire payer ceux qui ont fait de sa meilleure amie Eugénie : un fantôme dont le rire dément résonne dans une crypte de damnées. La Commune promet que les lâches et les oppresseurs d’hier vont payer. Ça tombe bien, Marie en connaît quelques-uns. Et elle est prête à se salir les mains...

Mon avis:

            Dans ce nouveau parcours individuel, Wilfried Lupano s’intéresse à Marie, jeune domestique au service de Eugénie, la fille du colonel et chef de famille. Entre les deux jeunes femmes, l’amitié et la complicité ont remplacé la hiérarchie et la domesticité. A travers Marie et Eugénie, non seulement le scénario est irréprochable en étant subtilement mené et découpé par des témoignages et des documents historiques qui ne peuvent qu’apporter du poids et de la véracité à ces faits historiques, mais en plus, on peut voir ce qu’on dû endurer les femmes à l’époque qu’elle soit du côté des barricades à combattre ou du côté caché et déshumanisé du fait de ne pas avoir été dans les rangs dictés par les codes sociaux. 
Ainsi, Lupano dit à nouveau combien ce siècle français a pu être contradictoire. Le positivisme économique et scientifique a côtoyé l’obscurantisme religieux et social. Ce siècle a été dramatiquement machiste et anti-féministe. 

En bref:

            Sans avoir à consulter de documentaires, quelque soit le tome indépendant de « Communardes! », les choses à apprendre et à retirer de la Commune de Paris sont là. A côté des faits historiques, ce sont vraiment les femmes et leurs actions de l’époque qui y sont peintes, mais on n’oublie pas les différences de classes sociales, l’obscurantisme de certains milieux et la machisme ambiant. Quoiqu’il en soit, on se dit que le féminisme n’est pas quelque chose d’actuel, « à la mode », que beaucoup de femmes ont combattus pour avoir ce que nous avons aujourd’hui et que le combat doit continuer.

Autour du livre:

  • Tome 1: Les éléphants rouges (<— chronique à retrouver ici)
  • Tome 2: L’aristocrate fantôme (<— chronique à retrouver ici)
  • Livre emprunté à la bibliothèque


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