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vendredi 30 mars 2018

Un appartement à Paris (Guillaume Musso)





Nationalité de l’auteur: Française
Editions Pocket (15 Mars 2018)
numéro 17194
544 pages
ISBN-10: 2266285025
ISBN-13: 978-2266285025
Genre: Contemporain, Thriller
Lu le: 18 Mars 2018
Ma note: 16/20



Résumé/4ème de couverture:

Paris, un atelier d'artiste caché au fond d'une allée verdoyante. 
Madeline l'a loué pour s'y reposer et s'isoler. 
À la suite d'une méprise, cette jeune flic londonienne y voit débarquer Gaspard, un écrivain misanthrope venu des États-Unis pour écrire dans la solitude. Ces deux écorchés vifs sont contraints de cohabiter quelques jours. 

L'atelier a appartenu au célèbre peintre Sean Lorenz et respire encore sa passion des couleurs et de la lumière. Terrassé par l'assassinat de son petit garçon, Lorenz est mort un an auparavant, laissant derrière lui trois tableaux, aujourd'hui disparus. Fascinés par son génie, intrigués par son destin funeste, Madeline et Gaspard décident d'unir leurs forces afin de retrouver ces toiles réputées extraordinaires. 

Mais, pour percer le véritable secret de Sean Lorenz, ils vont devoir affronter leurs propres démons dans une enquête tragique qui les changera à jamais.

Mon avis:

            Comme chaque année, l’arrivée du printemps, attendu avec impatience est synonyme de l’arrivée de la sortie poche du dernier Guillaume Musso, aussi attendu avec impatience! Même si l’auteur restera pour encore bien longtemps j’espère, mon auteur favori, je dois avouer que « Un appartement à Paris » ne restera pas parmi mes favoris, puisque étonnement (c’est sûrement la première fois que je ressens cela) le début traine un peu en longueur, mais la fin est vraiment bien et étonnante et vaut la peine de poursuivre!

Points de vue/Critiques:

Le début du roman est donc assez long, sans savoir véritablement à quoi cela est dû. Nous faisons la connaissance de Gaspard et de Madeline (l’ancienne flic que nous avons connu dans L’appel de l’ange), qui se rencontrent eux-mêmes et qui vont s’intéresser de plus en plus à ce mystérieux peintre Sean Lorenz, que nous découvrons pas la même occasion. Il est vrai que l’on se sait pas trop comment ces éléments vont pouvoir former un puzzle menant à un thriller. Mais peu à peu, sans que l’on s’en aperçoive véritablement, Gaspard et Madeline vont entreprendre des recherches qui vont les emmener de plus en plus loin dans une véritable enquête. Et au fur et à mesure que les découvertes, de nombreuses questions surgissent, faisant naître le suspense tant attendu. Petit bémol, chacun va progresser dans l’enquête de son côté. Et même s’ils recoupent leurs trouvailles, il est dommage de ne pas les voir évoluer en tant que duo d’enquêteurs.
La fin de cette histoire apporte la cerise sur le gâteau, ou tout du moins, permet d’oublier cette petite frustration/déception du début du roman, puisqu’elle apporte véritablement du coffre avec quelque chose d’osé, d’innovant et de vraiment inhabituel. 

Contrairement à ses derniers opus, Guillaume Musso a intégré dans celui-ci un thème en toile de fond dans lequel baigne l’enquête, à savoir la peinture. Ainsi, à travers les oeuvres de ce peintre fictif qu’est Sean Lorenz, nous avons le plaisir de retrouver quelques références liées à cet art. De plus, le peintre étant également un grand amateur de musique classique, des aspects de cette dernière sont aussi distillés dans l’histoire.

Enfin, comme tous les romans de l’auteur, on découvre des caractéristiques phares, tels que la plume très simple, mais qui est délivrée de manière qu’on dirait presque totalement spontanée (et qui confère cette lecture extra fluide extrêmement appréciée mais qui fait malheureusement tourner les pages beaucoup trop vite!) comme un premier jet et emprunt de sincérité. Et on retrouve également des personnages attachants puisque même sans grandes descriptions, ils nous sont montrés comme des personnes de tous les jours, imparfaits, ayant de véritables failles et défauts, ne faisant pas d’eux des personnages proches de la perfection.

En bref:

            Même si ce nouvel opus ne restera pas comme un des favoris, on aime retrouver tous le ingrédients phares qui en font un bon roman de l’auteur: une plume simple et sincère, une lecture rapide, des personnages imparfaits et une enquête surprenante dont le suspense monte crescendo. Le début de cette histoire est comme une mayonnaise qui a du mal à prendre, mais une fois acquise, on a du mal à la lâcher pour nous offrir un final qui gomme cette petite déception et qui s’avère être osée et inhabituelle. 

Autour du livre:
  • Du même auteur:
    •  L’instant présent (<— chronique à retrouver ici)
    • La fille de Brooklyn (<— chronique à retrouver ici)

2 commentaires: