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mardi 21 novembre 2017

Presque minuit (Anthony Yno Combrexelle)






Nationalité de l’auteur: Française
404 Editions (25 Janvier 2018)
348 pages
Genre: Jeunesse, Steampunk
Lu le: 12 Novembre 2017
Ma note: 14/20






Résumé/4ème de couverture:

            Paris, 1889. Six orphelins en cavale, devenus gamins des rues par la force des événements, volent et détroussent les passants. Alors que l’Exposition universelle débute, ils font l’erreur de dérober le mauvais objet aux mauvaises personnes. Leurs mésaventures aux quatre coins de la ville les amèneront à découvrir les secrets d’un monde magique où s’affrontent créatures mythologiques, sorcières et terrifiants ennemis mécaniques. Plus que jamais, Moignon, Allumette, Bègue, Morve, Boiteux et Pleurs devront se battre pour sauver leur vie et celle des habitants de la capitale.

Mon avis…:

… Général:

            Un grand merci tout d’abord aux éditions 404 pour m’avoir contacté et pour m’avoir envoyé « Presque minuit », lauréat du grand Prix 404 Factory et qui sortira le 25 Janvier prochain. Le résumé de 4ème de couverture vous fournit parfaitement tous les éléments de cette histoire, éléments qui m’ont d’ailleurs tout de suite plu. On retrouve totalement l’univers steampunk avec des orphelins, dans un Paris du 19ème siècle. Pour les lecteurs de « Les mystères de Larispem », oui il y a beaucoup de similitudes dans le cadre mais heureusement l’histoire diffère!
J’ai donc trouvé l’univers, l’histoire, le rythme, les péripéties très agréables, néanmoins pour moi, le livre pêche au niveau de l’écriture… (désolée, désolée, je n’aime pas dire çà….!!).

… Sur les personnages:

            Beaucoup de personnages se retrouvent dans l’histoire. Il y a donc tout d’abord les six orphelins, auxquels on rajoute la sorcière avec les membres de son personnel, le docteur, l’inventeur de la montre, son fabricant, sa femme, et les douze méchants automates!!! (et encre, je pense que j’oublie peut-être des personnages que l’on rencontre plus fugacement). Donc quand je disais qu’il y avait beaucoup de personnages, je pesais mes mots. Quoiqu’il en soit, cela ne sera pas foncièrement gênant s’il étaient plus chacun individuellement plus décrits. En effet, et notamment pour les orphelins, il m’a manqué d’avoir des descriptions physiques et de caractère pour chacun d’entre eux pour bien mieux les visualiser, les imaginer et les avoir à plus long terme en tête! De même, leur passé et leur histoire personnelle sont beaucoup trop courtes! On aimerait tellement mieux connaître ces enfants qui sont après tout, les personnages principaux de l’histoire. Alors quand on n’arrive pas à bien se les représenter, difficile d’avoir par la suite, les autres personnages en tête…

De plus, ces orphelins sont nommés tout au long de l’histoire (comme on le voit dans le synopsis) par leurs surnoms. Cet aspect est d’ailleurs une véritable bonne idée: cela permet de les différencier d’enfants ordinaires qui vivent une vie normale d’enfants, à la différence d’eux qui doivent parfois se montrer plus adultes afin l’heure afin de pouvoir vivre et survivre. Néanmoins, au début du livre, pour seulement certains d’entre eux leur véritable prénom est révélé. On se dit chouette, tiens il faut le retenir, ça risque de ressortir plus tard et d’avoir son importance!. Mais en fait non pas du tout, deux ou trois prénoms ressortent comme çà, à la fin (tiens c’est qui déjà?), sans aboutissement. Donc soit on garde seulement les surnoms, soit on mêle prénoms et surnoms ensemble et on se sert de cette dualité!

Points de vue/Critiques:

Que ce soit l’histoire, sa construction, son rythme et ses rebondissements, tout cela m’a véritablement plu et m’a même apporté de petites surprises bienvenues, non citées dans le résumé de 4ème de couverture et ça c’est super chouette et plaisant! Difficile d’en dire plus sans vraiment spoiler, mais quand j’ai lu qu’il était question d’une montre et qu’elle permettait de remonter le temps, première surprise. Et là, j’ai eu peur qua toute l’histoire reposerait sur le fait de remonter ou pas le temps et voir et subir les conséquences de cela mais deuxième surprise, non l’auteur a été au-delà de ça, et l’histoire part vers d’autres contrées inattendues. 

La plume de l’auteur est très plaisante à lire. Des mots bien choisis et bien agencés, créant des phrases claires nous procure une lecture agréable et bien fluide. Jusque là, aucun indice nous permet de discerner et de dire qu’il s’agit ici d’un premier roman. 
MAIS (et là, le mais arrive…), mon plus gros problème est venu du fait qu’il y a pour moi un problème de construction et de mise en avant de certaines informations, qui ont fait en sorte de plomber toute me lecture, d’autant plus que cela est plutôt arrivé en fin d’ouvrage. Donc je m’explique: tout au long de ma lecture, j’ai trouvé que les informations et les péripéties marquantes, clinquantes et hyper importantes ne sont pas mises en avant!!! Elles sont noyées dans le flux d’autres informations et du coup on les remarque et les assimile pas!!! Ainsi lorsque je reprenais ma lecture je me posais plein de questions, je revenais en arrière pour comprendre pour me dire « ha oui, untel est mort?? m’en rappelle pas!! ». Et cela, s’est accentuée à la fin de l’histoire au moment de la bataille finale qui m’a achevée… Des pages et des pages de combats beaucoup trop détaillées: untel met un coup de point à untel, puis tombe, roule à droite, se relève etc etc, pendant que untel est aux prises avec untel. Ajoutez à cela que chaque duel est décrit, tout en sachant que nous avons une dizaine de gentils contre une douzaine de méchants automates avec des duels qui changent de partenaires! Alors quand en plus, on arrive pas à faire ressortir ce qui est important... Bref, une overdose qui ont fait que j’ai sauté des pages à la fin.

En bref:         

            Une histoire très plaisante qui nous entraine dans les rues de Paris au moment de l’Exposition Universelle avec six orphelins, le tout dans un cadre steampunk. Le scénario comporte plein d’univers, de magie et de rebondissements qui font que l’on ne s’ennuie pas une seconde sans nous entraîner vers des contrées déjà connues. La plume de l’auteur est très agréable mais mérite juste quelques petits ajustements en ce qui concerne les choses importantes qui doivent davantage être mises en avant. Avec ces arrangements, ce premier livre passerait de prometteur à véritable succès. 

Autour du livre:      

  • L’auteur: Passionné d'histoires sous toutes les formes; fan de comics, de jeux vidéo, de cinéma et de séries TV; Anthony Combrexelle est un "homme-orchestre" – auteur de nouvelles, game designer et scénariste, graphiste et illustrateur – qui conçoit, écrit et illustre de nombreux jeux de rôle sous le pseudonyme de Yno depuis une quinzaine d'années.


Presque minuit est le tout premier roman qu'il ait écrit.

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