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dimanche 26 novembre 2017

Les morsures de l'ombre (Karine Giebel)




Nationalité de l’auteur: Française
Editions Pocket (10 Septembre 2009)
numéro 13622
300 pages
ISBN-10: 2298015325
ISBN-13: 978-2266181365
Genre: Thriller
Lu le: 16 Novembre 2017
Ma note: 18/20




Résumé/4ème de couverture:

            Elle est belle, attirante, disponible. Il n'a pas hésité à la suivre pour prendre un dernier verre. A présent il est seul, dans une cave, enfermé dans une cage. Isolé. Sa seule compagnie ? Sa séductrice et son bourreau. Et elle a décidé de faire durer son plaisir très longtemps. De le faire souffrir lentement. Pourquoi lui ? Dans ce bras de fer rien n'est dû au hasard. Et la frontière entre tortionnaire et victime est bien mince...

Mon avis:

            Autant pour « Juste une ombre », mon premier Karine Giébel, qui m’avait paru long et qui ne m’avais pas subjugué, autant avec « Les morsures de l’ombre » ça été vite et ça m’a mis une belle claque! J’adore et j’en redemande! Le suspense intense et la tension permanente sont présents tout au long du livre, à tel point que l’on a l’impression d’être (à tort) dans un huit-clos et que l’on a la sensation d’enfin pouvoir souffler qu’une fois le dernier mot atteint.

Points de vue/Critiques:

            Dés la lecture du résumé, une petite chose m’a tout de suite plu pour son originalité: les rôles masculin et féminin sont « inversés », puisque c’est la femme qui retient prisonnier l’homme. Combien de fois a-t-on vu l’inverse, ce scénario malheureusement trop « classique »!? Et pourquoi une femme ne pourrait pas être la méchante de l’histoire, hein? Pourquoi étonnement, cela ne se retrouve pas davantage dans les scénarios? Alors merci Madame Karine Giebel pour cette petite touche de féminisme!

Les personnages ont des caractères très intéressants, puisqu’il n’y a pas vraiment de méchants et de gentils. Chacun a ses failles et ses secrets. Ainsi, Benoît Lorand, le torturé est à première vue la victime mais on cerne vite qu’il est loin d’être un saint. Lydia, la tortionnaire, est quand à elle, emplie de souffrance et est plus complexe que ce qu’elle paraît. Ces deux personnages principaux sont chacun en quête: elle est en quête de réponses, lui en quête d’un moyen de fuir pour retrouver sa famille. Et entre eux deux, une drôle de relation s’établit. Sa particularité vient du fait que d’un côté, ils sont en conflit permanent, ils s’insultent, se frappent et se font violence. De l’autre côté, on sent entre eux, une sorte de tension sexuelle, assez palpable dés le début. Bref, on se sait pas vraiment sur quel pied danser, mais puisque Benoît sera enfermé, torturé (quasiment pas de nourriture, peu d’eau) et frappé durant des semaines entières, le rapport de force bascule rapidement en faveur de la jeune femme.

Au début, tout comme Benoît, nous ne savons pas pourquoi il a été kidnappé et retenu prisonnier dans cette cage par Lydia. On ne le saura que plus tard dans l’histoire, laps de temps nécessaire durant lequel on ne sait pas où placer Benoît. Lui, le flic infidèle et père de famille, aurait-il commis un crime? une bavure? est-ce une erreur de personne? une vengeance?
Puis lorsque l’on prend connaissance des raisons de cet enfermement, on se demande comment cela va finir. Plusieurs chemins pouvaient être pris et je dois avouer que celui pris par l’auteure est très bien ficelé, puisqu’il est non seulement surprenant mais il permet aussi de rassembler d’une seule  manière tout les personnages secondaires! Ces derniers se composent notamment de la psychiatre de Lydia et des collègues de Benoît, investit dans l’enquête visant à le retrouver. Je ne vous spoilerais pas en vous disant si l’enquête aboutit de façon positive et si Benoît sera retrouver, mais elle aura en tout cas le mérite d’avoir pu déterrer de nombreux secrets puisque tout le monde cache quelque chose dans cette histoire! Au moins, toutes ces petites révélations ont le mérite de titiller notre curiosité et d’aller de rebondissements en rebondissements!

Et évidemment la fin m’a soufflé, m’a estomaqué. Alors que j’imaginais la fin proche, une fin presque attendue, première petite claque avec un rebondissement ballot mais fracassant! C’est vraiment la faute à pas de chance et cela amène une nouvelle forme de torture, encore plus horrible pour Benoît! Et puis la vrai fin arrive et j’en étais presque soulagée (ça y est je peux enfin souffler), mais en quelque mots, avec cette toute dernière phrase, la claque magistrale arrive et Karine Giebel nous plante un couteau en plein coeur. C’est dur, c’est un choc, c’est inattendu mais c’est là toute la beauté du scénario!

En bref:         

            Un thriller psychologique et machiavélique qui vous tient en haleine tout le long au point de ne pouvoir vraiment souffler qu’à la toute fin en hurlant « NONNNNNN!!!! ». En effet, la fin est littéralement magistrale et vous donne une belle claque. On se rend compte alors que quand il est question de survie, votre vie ne vous appartient plus, qu’est entre les mains de votre geôlier et que le tout le temps gagné peut être précieux!

Autour du livre:
  • Du même auteur:
    • Juste une ombre (<— chronique à retrouver ici)



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