Mes derniers avis romans:

samedi 22 juillet 2017

Ocelot, le chat qui n'en était pas un




Scénario: Jean-David Morvan et Séverine Tréfouël
Illustrations: Agnès Fouquart
Nationalité de l’auteur: Française
Editions Delcourt (19 Août 2015)
48 pages
ISBN-10: 2756047899
ISBN-13: 978-2756047898
Genre: Bande-dessinée
Lu le: 19 Juillet 2017
Ma note: 16/20



L’histoire:

Ocelot est un magnifique félin qui parcourt le monde en compagnie de sa maîtresse, une jet-setteuse digne de Nabilla, afin de concourir aux plus importants concours de beauté animale. Mais au moment d'un transfert à Roissy, leurs routes se séparent et le voilà secouru par une curieuse bande de chats prêts à tout pour le ramener à son vrai domicile qu'il n'a jamais connu : la jungle sud-américaine.

Mon avis:

Mi-chat, mi-animal sauvage, cette bande-dessinée a tout pour plaire! Une histoire avec une bonne intrigue ponctuée d’humour percutant qui nous fait visiter les lieux et monuments de Paris, tout est réuni pour nous faire passer un très bon moment!

Aux pinceaux, Agnès Fouquart montre l'étendue de son talent en utilisant toute une palette de styles pour illustrer cette histoire. Souple et élégant pour les matous, caricatural à souhait pour souligner tel ou tel effet comique et ultra-précis quand il s'agit des décors, le trait est bien en place. 

En bref:

            Une bonne bande-dessinée, tant par son histoire logique et pleine d’humour, par son personnage principal original et attachant et par des dessins qui se prêtent parfaitement au synopsis, le tout nous embarquant dans les quatre coins de Paris.

Autour du livre:
  • Livre emprunté à la bibliothèque


Le rêve du papillon, tome 3: les ficelles du cordonnier




Scénario: Richard Marazano
Illustrations: Luo Yin
Nationalité des auteurs: Française et Chinoise
Editions Dargaud (2 Décembre 2011)
56 pages
ISBN-10: 2205064541
ISBN-13: 978-2205064544
Genre: Bande-dessinée
Lu le: 18 Juillet 2017
Ma note: 16/20



L’histoire:

            Dans ce 3e épisode du Rêve du papillon, Tutu fait toujours ces rêves bizarres qui semblent lui indiquer ce qu'elle doit faire pour que l'empereur la laisse rentrer chez elle, à savoir trouver ce papillon qu'il désire à tout prix. Alors qu'un superbe spécimen blanc apparaît autour d'elle dans les moments les plus inattendus, la petite fille poursuit ses recherches pour comprendre ce monde incroyable qui l'entoure. Aidée par les lapins agents secrets, elle explore la grande bibliothèque de la vallée et y trouve un ouvrage consacré aux papillons écrit par... l'empereur lui-même !

Mon avis:

Même si je n’ai pas compris le titre de ce tome en fonction de l’histoire, le scénario monte crescendo et on a hâte de connaître le dénouement pour Tutu! Quelques révélations nous sont faites, mais il reste suffisamment de questions à résoudre pour avoir un autre tome. L'Empereur dévoile une partie de ses projets et l'on connaît son but, celui de dominer les rêves à travers une machine. Le papillon a également une importance capitale dans cette histoire. 

Même arrivé au tome 3, le personnage de Tutu évolue encore et devient de plus en plus attachant et charismatique, et c’est génial! Sa relation avec les lapins espoirs prend une tout autre tournure, unissant leurs liens d’affection. Dés le début je n’aimais pas ces lapins stupides et facétieux mais leur amitié envers Tutu m’a réconcilié avec eux! 

L'histoire est donc riche en rebondissements et en révélations, le texte est soigné, le style est fluide, c'est très agréable à lire et on ne se lasse pas. L'émotion et l'humour sont tout aussi présents que le mystère et l'angoisse, ce tome est donc riche en moments forts.

En bref:

            La série grandit de tome en tome. D’un côté, nous avons une partie des révélations et de l’autre, le dernier tome s’avère essentiel! Le travail autour du texte et du dessin est toujours de grande qualité et les auteurs réussissent à faire évoluer leurs personnages pour nous les rendre encore plus attachants et sympathiques.

Autour du livre:
  • Tome 1: Lapins sur la lune (<— chronique à retrouver ici)
  • Tome 2: Stupides! Stupides espions! (<— chronique à retrouver ici)
  • Livre emprunté à la bibliothèque


Léonard & Salaï, tome 1: Il salaïno




Scénario et Illustrations: Benjamin Lacombe
Nationalité de l’auteur: Française
Editions Noctambule (26 Mars 2014)
96 pages
ISBN-10: 2302018737
ISBN-13: 978-2302018730
Genre: Bande-dessinée
Lu le: 16 Juillet 2017
Ma note: 17/20





Résumé/4ème de couverture:

            Immergez-vous au coeur de ce diptyque, cette évocation romanesque qui présente une autre vision. de Léonard de Vinci, de son entourage et de sa vie. Comment a-t-il vécu, aimé, souffert ? Cet univers où règne la grâce, remarquable par son ampleur et sa profondeur, résonne à notre époque de façon étonnamment moderne. Un portrait sensible et fascinant d'un artiste jamais égalé...

Mon avis:

Encore une magnifique oeuvre signée Benjamin Lacombe! Et quand on connaît le talent de Léonard de Vinci, Benjamin Lacombe le lui rend bien par son incroyable talent à lui! Il suffit d’ouvrir le livre et de découvrir cette formidable première double page pour être soufflé et convaincu d’un tel talent!


Pour continuer sur le côté graphique du livre, on ascite toujours au style de Benjamin Lacombe avec les traits de ses personnages si caractéristiques et ses jeux de lumière qui instaure un climat intime se prêtant parfaitement à la relation entre Léonard de Vinci et Salaï. Contrairement aux autres oeuvres de Lacombe utilisant majestueusement toute une palette de couleurs incroyables, ici seules des teintes grises et sépia sont utilisés, et cela à juste titre afin de révéler au mieux la vie et les oeuvres de l’artiste peintre. 

Niveau histoire, on se focalise davantage sur la relation entre Léonard et Salaï. Et même si on retrace la vie de Léonard à travers cette relation, on a l’impression de ne pas assister vraiment à la vie de Léonard. Le récit est un peu rapide et précipité, les évènements se succèdent assez vite et semblent être survolés. On referme ce livre en ayant l’impression que l’on a fait qu’effleurer la vie de Léonard, sans vraiment pouvoir retranscrire quelles ont été les grandes étapes de sa vie.

En bref:

            Une superbe oeuvre graphique révélant par le talent de Benjamin Lacombe tout le génie et le talent de Léonard de Vinci. À travers ce livre, on apprend davantage sur l’intimité de Léonard de Vinci avec sa relation d’amant et de muse avec Salaï, plutôt que sa vie dans sa généralité du fait de la rapidité des évènements et des coupures temporelles.

Autour du livre:
  • Livre emprunté à la bibliothèque


Sans famille, tome 3 & 4



TOME 3: LE CYGNE

Scénario et Illustrations: Yann Dégruel d’après l’oeuvre de Hector Malot
Nationalité des auteurs: Française
Editions Delcourt (13 Avril 2005)
32 pages
ISBN-10: 2847897291
ISBN-13: 978-2847897296
Genre: Bande-dessinée
Lu le: 17 Juillet 2017
Ma note: 15/20


L’histoire:

            Alors que Vitalis a été envoyé en prison à Toulouse, Rémi se retrouve seul avec ses trois chiens et son petit singe. Il doit gagner sa vie en présentant des spectacles sur les places publiques. Au bord du désespoir, il rencontre Arthur pour qui la petite troupe devient une distraction fabuleuse. Jusqu'à la sortie de Vitalis, il va pouvoir rester avec son nouvel ami et sa maman à bord du Cygne…



TOME 4: NEIGE ET LOUPS

Scénario et Illustrations: Yann Dégruel d’après l’oeuvre de Hector Malot
Nationalité des auteurs: Française
Editions Delcourt (05 Avril 2006)
32 pages
ISBN-10: 2756000914
ISBN-13: 978-2756000916
Genre: Bande-dessinée
Lu le: 17 Juillet 2017
Ma note: 15/20


L’histoire:

Maître Vitalis voudrait gagner Paris avant l'hiver. Mais le froid précoce rattrappe la petite troupe... Deux chiens sont dévorés par les loups et Joli-coeur est emporté par la fièvre. L'accueil à Paris n'est pas celui que Vitalis attendait ; Rémi n'est donc pas au bout de sa peine...

Mon avis:

Peu à peu, au fil des tomes, la vie de Rémi devient de moins en moins facile nous resserrant le coeur au fur et à mesure. Le troisième tome commence par le fait que privé de Maître Vitalis pour deux mois, Rémi se retrouve vit confronté à la dure réalité de la vie. Lorsqu’il rencontre une femme et son enfant voyageant sur un bateau, sa nouvelle situation de compagnon de vie donne du baume au coeur puisque l’on voit le petit garçon insouciant et joyeux comme n’importe quel autre petit garçon de son âge vivant normalement. 
Le fait de rencontrer de nouveaux personnages apportent un souffle nouveau et divertissant et offre de nouvelles perspectives. Mais pas sûre qu’on puisse le retrouver plus tard, dommage…

Rémi va finir par retrouver Maître Vitalis et retourner à sa vie incertaine de saltimbanque, qui n’est pas pour lui plaire. Malgré des retrouvailles qui auraient pu s’avérer réjouissantes, elles inaugurent plutôt une certaine tristesse, qui n’est pas prête de s’arranger comme on l’imagine. Car effectivement, le quatrième tome s’annonce très sombre et très triste. En plein coeur d’un hiver rigoureux, la situation de Rémi est loin de s’améliorer, puisqu’elle empire. On comprend malheureusement pourquoi Rémi est affublé du titre de sans famille, nous pinçant véritablement le coeur!

En bref:

            La vie n’est pas de tout repos et n’est pas rose pour Rémi: instabilité et difficultés font désormais partis de son quotidien, nous dévoilant peu à peu un petit garçon réellement sans famille. L’histoire s’oriente vraiment de plus en plus sur les chemins de la tristesse nous serrant le coeur à chaque nouveau tome.

Autour du livre:
  • Tome 1 & 2 (<— chronique à retrouver ici)
  • Livre emprunté à la bibliothèque


Triskell, tome 4: guerre et fées




Scénario: Audrey Alwett
Illustrations: Giuseppina Torregrossa
Nationalité des auteurs: Française et Italienne
Editions Soleil Productions (20
Collection Soleil Celtic
48 pages
ISBN-10: 2302027566
ISBN-13: 978-2302027565
Genre: Bande-dessinée
Lu le: 7 Juillet 2017
Ma note: 16/20


L’histoire:

            Elles sont trois reines-fées, trois soeurs morganes. Chacune a reçu en héritage un morceau du Triskell légendaire qui symbolise les forces de la Bretagne : Mer, Vent et Terre. Mais dans la quête éternelle du pouvoir, la guerre n’a pas tardé à éclater. Le combat qui l’a opposée à Maenne a laissé Gwen inconsciente. Pour survivre, le musicien Man Ruz l’emporte au-delà de la Bretagne, là où le pouvoir du Triskell n’agit plus. Pendant ce temps, le monde des fées et celui des humains ont été réunis. Mais les hommes ont oublié qu’ils étaient autrefois dominés, ils ont oublié qu’ils étaient autrefois les esclaves. Contre toute attente, les fées se trouvent en position de faiblesse. La guerre entre les deux peuples aura-t-elle vraiment le résultat escompté ? 
De son côté, Le Cornu place ses pions. Mais quel intérêt poursuit donc le dieu breton ?

Mon avis:

Après le troisième tome qui réunissait le Triskell, je ne voyais pas vers quel chemin allait se diriger ce dernier tome. Et en découvrant l’histoire, cela m’a paru évident au vue des conséquences qu’a la réunification du Triskell. On assiste donc à une fin en bon et du forme de cette série, n’omettant aucuns détails ou personnages que l’on a pu rencontrer depuis le premier tome.
Dommage toujours de retrouver des dessins peu soignés, d’autant plus que dans un cadre fantastique, les détails et le couleurs sont importants afin de véhiculer du rêve et de l’imaginaire « réel » au lecteur. 

En bref:

            Une bonne fin de série avec ce dernier tome qui clôture parfaitement l’histoire, avec toute la logique du début respecté et sans qu’aucune questions ou interrogations ne demeurent.

Autour du livre:
  • Tome 1: la marque de l’entre-monde (<— chronique à retrouver ici)
  • Tome 2: la cité des vents (<— chronique à retrouver ici)
  • Tome 3: le cornu de Brocéliande (<— chronique à retrouver ici)
  • Livre emprunté à la bibliothèque




vendredi 21 juillet 2017

Le liseur du 6h27 (Jean-Paul Didierlaurent)





Nationalité de l’auteur: Française
Editions Folio (27 Août 2015)
numéro 5981
192 pages
ISBN-10: 2070461440
ISBN-13: 978-2070461448
Genre: Contemporain
Lu le: 18 Juillet 2017
Ma note: 14/20




Résumé/4ème de couverture:

"Voilà, on voulait vous dire, on aime bien ce que vous faites. Ça nous fait drôlement du bien. Ça va bientôt faire un an que Josette et moi, on vient vous écouter tous les lundis et jeudis matin". Sur le chemin du travail, Guylain lit aux passagers du RER de 6h27 quelques pages rescapées de livres voués à la destruction. Ce curieux passe-temps va l'amener à faire la connaissance de personnages hauts en couleur qui cherchent, eux aussi, à réinventer leur vie. Un concentré de bonne humeur, plein de tendresse et d’humanité.

Mon avis:

            Cette petite histoire contemporaine m’intriguait depuis longtemps en ayant d’un côté l’impression que l’histoire n’était pas vraiment trépidante mais en ayant de l’autre côté des avis coup de coeur. Ce livre a eu l’avantage d’être lu rapidement en deux fois, d’être sans prise de tête et d’avoir conforté ma première impression, à savoir que cette histoire n’est pas folichonne!

Points de vue/Critiques:

Je qualifierais presque ce livre comme une lecture neutre; c’est-à-dire qu’il n’y a pas vraiment de critiques ou de points négatifs à émettre sans pour autant avoir tout son contraire. Ni bon, ni mauvais, voici une lecture plaisante et agréable. 

Cette neutralité est apportée notamment par le fait que l’auteur ne s’embarasse pas d’actions, de rebondissements, de suspense ou de descriptions détaillées. Ce qu'il décrit, ce sont les personnages et leurs activitéssans jugement. La première partie où l’on fait la connaissance de Guylain Vignolle et de sa vie fade et monotone qui se rassure à aller à son usine de destruction de livres (seul véritable choc émotionnel de ce livre) qu’il déteste et à nourrir son poisson rouge, est vraiment fade et linéaire. Mais lorsque qu’il trouve une sorte de journal intime dans le RER, son objectif sera de retrouver la propriétaire et deviendra de ce fait, le seul suspense de cette histoire.
Néanmoins, malgré cette atmosphère plan-plan, on ne peut pas dire que l’on s’ennui à la lecture, puisque l’auteur va à l’essentiel et utilise une plume assez fluide. 

Et tout cela est, au final, assez dommage, car par différents points et thèmes abordés dans ce livre on sent naitre des points de départ à quelque chose qui aurait eu le mérite d’être davantage creusé. Je pense notamment au rapport qu’entretient Guylain avec les livres, qu’il adore mais qui est obligé de les détruire pour vivre et qui essaie de redonner vie avec les quelques feuillets qu’il arrive à récupérer et qu’il lit à voix haute dans le RER. Ou encore, au fait qu’il est invité dans la maison de retraite afin d’effectuer ses lectures à l’ensemble des pensionnaires qui en sont plus qu’ébahis et heureux.

En bref:


         Une lecture très rapide mais qui laisse un sentiment de je-ne-sais-quoi, qui laisse perplexe et assez neutre. En effet, pas de réel engouement ni de mauvais points à émettre, juste une histoire qui se lit vite et qui s’oublie tout aussi rapidement.