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lundi 6 mars 2017

L'heure de la vengeance (Jan Chr. Naess)




Titre original: Hevn
Traduction: Pascale Mender
Nationalité de l’auteur: Norvégienne
Editions Thierry Magnier (25 Août 2012)
198 pages
ISBN-10: 2364741246
ISBN-13: 978-2364741249
Genre: Young Adult
Lu le: 26 Février 2017
Ma note: 14/20




Résumé/4ème de couverture:

            Kurt Are Venger vit seul avec son père depuis le décès de sa mère. Sa douleur, il l'a transformée en rage, en haine contre les autres ; tout le monde y passe, les étrangers, les homosexuels, les toxicomanes... 
Seule Fanny, sa vieille voisine, trouvait grâce à ses yeux. Quand il apprend qu'elle a été assassinée, Kurt décide de mener sa propre enquête, à sa façon. Il va y mêler Therese, la petite fille de Fanny, loin de le laisser indifférent.

Mon avis…:

…Général:

            J’ai emprunté ce livre assez court pour pouvoir le faire rentrer dans la catégorie « Histoire d’une vengeance » pour le défi Lecture 2017, puisque je n’avais aucune piste et que je suis tombée dessus par assez. Au final, j’ai validée cette lecture en la casant dans la catégorie où l’auteur s’adresse directement au lecteur, catégorie encore plus difficile à valider selon moi. Je ne connaissais moi n’avais déjà vu ce livre ou cet auteur. La lecture s’effectue très facilement et rapidement, mais l’histoire tout comme les personnages qui la composent, manque cruellement de profondeur et de logique.

… Sur les personnages:

Avec ses 200 pages, on se doute que l’histoire va avancer très vite, mais avec en plus une mise en page particulière, les personnages en pâtissent. Leur personnalité et leur caractère ne sont pas approfondie, seulement énoncé, ce qui fait que l’on referme ce livre en ayant l’impression de ne pas les avoir connu. Et cela vaut également pour le personnage principal Kurt. 

Dans le résumé de 4ème de couverture, on apprend qu’il est emprunt de douleur par rapport au décès de sa mère. Kurt nous parle effectivement du passé de sa mère, mais aucune allusion a sa soi-disante douleur n’est mise en avant. De plus, il semble avoir beaucoup de haine envers tout le monde. Certes, cet aspect est beaucoup plus mis en avant dans sa personnalité, mais on comprend rapidement que ce ne sont pas ses sentiments propres qu’il ressent au plus profond de lui, mais cela est plutôt un moyen d’extérioriser sa situation familiale et un moyen de mimétisme, puisque c’est avant tout son père qui ressent (pas véritablement) ces choses.

Points de vue/Critiques:

L’histoire de la vengeance dans ce livre, et plus particulièrement l’enquête sur le crime de Fanny la voisine, n’apporte aucune surprise et est même presque illogique. Kurt a dés le début focalisé la culpabilité du meurtre sur le locataire de Fanny, sans avoir réellement de preuves, d’informations concordantes contre lui. Il a décidé que c’était cet homme le coupable, point. Et cela devient lassant tout le long du livre, car nous nous savons que cela ne peut pas être si simple, surtout quand les enquêteurs ne vont pas dans se sens, c’est absurde! Kurt va alors tout faire pour se venger mais dans sa quête, la vérité va se révéler devant ses yeux. Et cette vérité se devine très rapidement et est même illogique, puisque le coupable aurait dû être appréhendé bien plus tôt si la police avait vérifier les coordonnées et les alibis des personnes entourant Fanny, comme cela est normalement et rapidement le cas! Encore absurde!

En même temps, l’objet de ce livre n’est pas une enquête policière, mais c’est une histoire de vengeance comme nous l’indique ci bien son titre! Et cette vengeance arrive dans les dernières pages, elle est rapide, violente, sans conséquence… assez illogique comme tout le reste!

Un dernier point concernant la mise en page de ce livre. A travers son personnage principal, l’auteur s’adresse directement à nous lecteur en employant le tutoiement. C’est une chose assez rare et assez plaisante pour créer un lien direct. En revanche, les phrases sont ultra courtes, beaucoup de renvois à la ligne, paragraphes très espacés, sans compter les nombreuses inclusions de paroles de chansons. Bref, cela permet une lecture très rapide, mais on condensant le tout de façon plus classique on arriverait à 150 pages au maximum.

En bref:
           
            Une lecture très moyenne où l’histoire de la vengeance est rapidement bâclée, sans mettre de profondeur dans les sentiments générant cette vengeance et dans les personnages, le tout occulté par une histoire d’enquête sur un meurtre, qui comprend certains illogismes.

Autour du livre:
  • Livre emprunté à la bibliothèque

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