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mardi 31 janvier 2017

Tempête sur Bangui





Scénario et Illustrations: Didier Kassaï
Nationalité de l’auteur: Centrafricaine
Editions La boîte à bulles (14 Octobre 2015)
Collection Hors-Champs
128 pages
ISBN-10: 2849532258
ISBN-13: 978-2849532256
Genre: Bande-dessinée
Lu le: 31 Janvier 2017
Ma note: 13/20




Résumé/4ème de couverture:

            A Bangui, en dépit des condamnations qui fusent des quatre coins du monde, la violente tempête continue de faire des sinistrés... Elle ratisse aussi bien les quartiers huppés que les trous pourris où posséder une bécane peut susciter des convoitises. Entre les différentes factions des assaillants de la Seleka, la loi de la jungle est appliquée : les plus forts flanquent la pâtée aux faibles.

L’histoire:

            La République Centrafricaine, avec pour capital Bangui, est un pays d’Afrique sub-saharienne totalement enclavé, possédant de nombreuses ressources minières. Pendant longtemps, ce pays restait discret. Mais en décembre 2013, ce pays s’invite dans les journaux télévisés occidentaux du fait de la guerre civile faisant renaître le spectre du génocide rwandais. En effet, un an plus tôt, les milices de la Séléka ont pris le pas dans le nord du pays sur les forces militaires du président Bozizé. Didier Kassaï, graphiste et bédéaste local, va alors raconter de l’intérieur les évènements durant les mois suivants, avec la progression des rebelles, la chute de la capitale, le changement de régime, les pillages, les exactions, le chaos politique et la mise en place progressive de la nouvelle autorité.

Mon avis:

Bon, autant être claire dés le début: j’ai pas vraiment adhéré à cette bande-dessinée du point de vue personnel mais je reconnaît là, qu’il s’agit d’une jolie façon de raconter ce qui s’est réellement passé, à travers les yeux et la vie d’une personne qui était présente sur les lieux, et non pas à travers les caméras de télévision et les opinions journalistiques. 

Points de vue/Critiques:

La principale raison qui fait que je n’adhère pas à ces histories politiques africaines, c’est que je n’y comprend rien… Et je dois malheureusement admettre, que nous sommes « habitués » à tous ces conflits intérieurs des populations africaines et puisque cela se passe loin, on y prête moins attention... 
Ces histoires sont donc compliquées à comprendre à mon sens: il y a des renversements de régime, des changements de présidence suite à des push menés par on ne s’est plus qui ou suite à des élections qui sont toujours contestée, tout cela sur fond de corruption, de guerrillas locales et de rivalité religieuse. Ca fait beaucoup quand même!

En revanche, même si je n’en ai pas grand intérêt et que cela est compliqué, l’auteur a su parfaitement expliqué la situation, ce qui fait que j’ai (plus ou moins) compris dans les grandes lignes. Certains points et détails restent en revanche flous, notamment tout ce qui est à trait avec le langage et les coutumes africaines. 

Je n’ai pas particuliérement appréciée les dessins non plus, que j’ai trouvé trop caricaturaux. En effet, les Noirs sont dessinés avec des visages totalement charbonneux sans traits saillants, animés seulement d’une large bouche rose et roulant de grands yeux blancs. Malgré cette rusticité, l’expressivité des acteurs reste bien présente.

En bref:

            Une bande-dessinée assez décevante à travers ses dessins, mais aussi avec son histoire, qui m’a un peu éclairée dans le conflit intérieur de la République Centrafricaine, mais qui reste quelque chose d’assez compliqué et peu attrayante par intérêt. 

Autour du livre:
  • Fait parti du « Prix Cézam Île-de-France BD 2017 » 
  • Livre emprunté à la bibliothèque

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