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lundi 12 décembre 2016

Ninn, tome 1: La ligne noire






Scénario: Jean-Michel Darlot
Illustrations: Johan Pilet
Nationalité des auteurs: Française
Editions Kennes (2 Septembre 2015)
64 pages
ISBN-10: 2875801635
ISBN-13: 978-2875801630
Genre: Bande-dessinée
Lu le: 11 Décembre 2016
Ma note: 18/20


Résumé/4ème de couverture:

-       On t’a retrouvée dans ton couffin sur un quai de la station Saint-Sulpice! Pas dans la jungle!
-       Elle change sans arrêt, ton histoire, tonton...

L’histoire:

            Ninn fut découverte tout bébé dans le métro parisien par deux ouvriers effectuant des réparations sur les voies. Aujourd'hui, Ninn a onze ans et le métro est son univers. Elle en connaît le moindre recoin et s'y sent comme chez elle. Mais en dépit de sa joie de vivre, Ninn se pose mille questions. D'où vient-elle ? Quels sont ces souvenirs lointains et incompréhensibles qui hantent ses souvenirs, elle qui n'a jamais mis le pied hors de Paris ? Pourquoi voit-elle, depuis peu, des essaims de papillons parcourir les galeries, invisibles aux yeux de tous sauf aux siens ? Toutes ces questions la taraudent, d'autant qu'une sourde menace la traque sans répit...

Mon avis:

            J’ai adoré cette bande-dessinée!!! L’histoire se passant dans le métro parisien, cela en fait quelques chose de très original et surtout le fait de lire une histoire qui se passe dans un environnement très familier (puisque j’emprunte tous les jours ce métro…) apporte une grande proximité avec le lecteur. C’est inouï et « étonnement » j’ai adoré me plonger encore dans le métro parisien en dehors de mon temps de trajet quotidien!!

Points de vue/Critiques:

Au premier abord, lire une histoire sur le métro parisien, endroit désagréable, bruyant, plein de mauvaise odeur et bourré de gens, n’est pas vraiment attirant. Mais les auteurs sont forts puisqu’ils ont largement réussi à rendre cette lecture ultra agréable!

Le scénario de cette bande-dessinée reflète parfaitement le fait que le métro parisien est un réseau ultra complexe et vit comme un monde, une ville à part entière. Et en y étant quotidiennement adepte, je peux dire que les dessins sont très fidèles à cet environnement jusque dans les moindres détails. On y retrouve donc les trains, tous les panneaux d’informations, les kiosques à l’extérieur mais aussi les anciens à l’intérieur du métro depuis longtemps « abandonnés », les affiches du « Chat Noir » et même les stations fantômes! Mais on y apprend également un certain nombre de choses, telle que cette fameuse « ligne noire » ou le wagon-aspirateur.

J’ai beaucoup aimé l’idée, très poétique, des papillons « présents » dans ce métro. Puisqu’ils représentent les idées perdues des voyageurs qui s’envolent au lointain, cela apporte de la gaité et de la couleur dans cet environnement gris et morne qu’est le métro. Et je dois avouer que j’ai pensé à cette délicieuse idée en empruntant le métro après cette lecture…^^

Un « petit » détail également très appréciable dans cette histoire est le fait d’aborder le sujet de l’homoparentalité, puisque Ninn est receuillie et adoptée par deux hommes. Cet aspect n’est absolument pas traité, discuté ou expliqué, on nous présente simplement le fait que Ninn est élevée par ses deux « tontons ». C’est simple, rare, j’adhère! 

Ce premier tome est assez long (64 pages au lieu des 48 classiques pages) ce qui fait qu’il ne pose pas seulement les bases de cette histoire, mais il va au-delà en dévoilant déjà les mystères autour de la naissance de Ninn. Le lecteur n’est donc pas encore obligé d’attendre la lecture des tomes suivants, donc c’est encore un des très nombreux « détail » très agréable de cette bande-dessinée!

En bref:

            Une formidable BD dont l’histoire se déroule dans l’environnement très familier du métro parisien apportant de l’inédit mais aussi de la proximité avec le lecteur. On retrouve également dans ce milieu très réel, de l’intrigue et de la fantasy, offrant une histoire ultra complète.

Autour du livre:
  • Tome 2: Les grands lointains
  • Livre emprunté à la bibliothèque

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