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lundi 24 octobre 2016

Mon ami Ben (Julia Romp)





Titre original: A friend like Ben
Nationalité de l’auteur: Anglaise
Editions France Loisirs (20 Mai 2011)
460 pages
ISBN-10: 2350132676
ISBN-13: 978-2350132679
Genre: Témoignage
Lu le: 15 Octobre 2016
Ma note: 16/20





Résumé/4ème de couverture:

            Dans un texte autobiographique, Julia, mère célibataire londonienne, raconte la difficulté d'élever Georges, son petit garçon autiste. Coupé du monde, renfermé sur lui-même, Georges, neuf ans, montre une grande violence envers les autres en général, et sa mère en particulier. L'arrivée d'un chaton aussi seul et perdu que lui va permettre au petit garçon de reprendre goût à la vie et de surmonter enfin sa terrible maladie. C'est grâce à ce chat nommé Ben, et à son caractère peu commun, que Georges va pouvoir s'ouvrir aux autres et rendre à sa mère tout l'amour qu'elle lui a donné. Mais, un jour, cet équilibre retrouvé bascule. Parce que ses maîtres le laissent à l'occasion d'un court voyage, Ben s'échappe et Georges s'effondre sur lui-même. C'est alors que Julia va se livrer, par amour pour son fils, à une quête désespérée pour retrouver le chat. Six mois passeront sans entamer sa volonté, et elle devra traverser le pays malgré la neige et les centaines de kilomètres, pour pouvoir enfin déposer Ben dans les bras de son fils pour Noël.

Mon avis...:

            J’ai lu ce livre en vacances, juste après avoir lu le témoignage d’Églantine Éméyé à propos de son fils autiste. C’était vraiment une question de « practicité » car sinon je n’aime pas lire à la suite des livres du même genre, alors là sur le même sujet qu’est l’autisme. Et au final, hormis ce sujet en commun, ces deux livres sont vraiment différents l’un de l’autre, aucun point de comparaison n’est possible.

« Mon ami Ben » est un joli témoignage, non pas vraiment sur l’autisme de façon générale mais plutôt sur comment un animal de compagnie peut s’avérer être littéralement thérapeutique sur un enfant atteint de ce syndrôme. L’angle pris est hors du commun: on quitte le sentiment d’être face à un témoignage pour se plonger dans une histoire romancée. 

Point de vue - Critiques:

J’ai beaucoup aimé le parti pris du témoignage de Julia Romp. En effet, il ne s’agit pas ici de décrire l’autisme de son fils, la façon dont il vit avec ou le quotidien à gérer pour cette maman célibataire. Le sujet ou « personnage » principal de ce livre n’est donc pas le petit Georges, mais bien le chat Ben. L’auteure axe donc son témoignage sur comment ce petit chat qui entre par hasard dans leur vie, va malgré lui, aider Georges dans son autisme et plus particulièrement comment il va l’inciter à s’exprimer oralement et physiquement.

Pour cela, le livre est divisé en trois parties: dans un premier temps, l’auteure nous parle de son quotidien avec son fils, puis dans la seconde partie de leur vie lorsqu’ils recueillent Ben et enfin elle termine avec le moment où Ben disparaît et les conséquences de cette absence sur son fils. On retrouve donc bien un avant, un pendant et un après Ben.

On sait donc peu de choses concernant l’autisme de Georges. Sa maman nous fait part brièvement de son diagnostic mais il n’est jamais question de médecins ou d’examens. On constate de Georges ne semble pas être atteint d’un haut degré d’autisme: il parle et s’exprime parfaitement, il est scolarisé normalement et se fait même des amis. En revanche, il exprime mal ou peu ses sentiments et évite tout contact physique. 

Lorsque Ben arrive dans la vie de Julia et Georges, l’évolution de Georges est assez fulgurante: grâce à leur « parler-chat » Georges et sa mère communiquent vraiment et deviennent même très complices. Georges exprime ainsi ses ressentis à travers Ben et devient câlin avec sa maman.
Ben est donc un petit être qui va faire le lien entre un petit garçon et sa maman, il devient le chainon qui manquait à cette famille pour vivre épanouie. On en vient rapidement à cette conclusion et c’est touchant, beau et simple et assez inouï.

Et puis Ben disparaît… Et là, en tant que lecteur, après avoir plongé et flotté dans le bonheur de cette petite famille, on devient triste pour Georges et combattif aux côtés de Julia. Georges est inconsolable et se repli sur lui. Julia, quant à elle, s’en veut terriblement et mets tout, absolument et littéralement tout en oeuvre pour retrouver Ben. Et j’admire là tout son courage: elle fait face aux chats écrasés, reste persuadée que Ben est vivant, ne baisse jamais les bras, y consacre tout son temps, son énergie, sa famille et amis, son budget pour mener à bien les recherches. J’ai vraiment été estomaquée par tout ce qu’elle a pu entreprendre (comme par exemple laisser son caddie et sa mère en plant dans le supermarché pour allée vérifier un témoignage de retrouvailles en faisant des kilomètres de voiture)!!!
Et je suis ravie de constater qu’à la fin, non seulement « le travail paie » comme on dit, mais aussi que l’acharnement et la bonté de Julia va lui permettre d’en faire un métier. Je trouve là un beau clin d’oeil que la vie lui a envoyé! 

En bref:

            Un beau et émouvant témoignage qui montre comment les animaux peuvent être si important dans la vie de certaines personnes puisqu’ils peuvent être dotés de qualités (ou dotés de « pouvoirs ») qui font parfois défaut au genre humain. Cet ouvrage n’a pas pour sujet l’autisme mais il traite surtout du bonheur et de l’aide que peut apporter un compagnon à quatre pattes. Un message plein d’espoir...


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