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mardi 2 août 2016

Si c'est un homme (Primo Levi)





Titre original: Se questo è un uomo
Traduction: Martine Schruoffeneger
Nationalité de l’auteur: Italienne
Editions Pocket (1 Janvier 1988)
315 pages
ISBN-10: 2266022504
ISBN-13: 978-2266022507
Genre: Autobiographie
Lu le: 31 Juillet 2016
Ma note: 14/20




Résumé/4ème de couverture:

On est volontiers persuadé d'avoir lu beaucoup de choses à propos de l'holocauste, on est convaincu d'en savoir au moins autant.
Et, convenons-en avec une sincérité égale au sentiment de la honte, quelquefois, devant l'accumulation, on a envie de crier grâce. C'est que l'on n'a pas encore entendu Levi analyser la nature complexe de l'état du malheur. Peu l'on prouvé aussi bien que Levi, qui a l'air de nous retenir par les basques au bord du menaçant oubli : si la littérature n'est pas écrite pour rappeler les morts aux vivants, elle n'est que futilité.

L’histoire:

            Primo Levi, juif italien, est déporté et est fait prisonnier dans le camp de concentration de Monowitz (à 7 km de celui d’Auschwitz). Il nous livre ici sa vie, ou plutôt sa survie de déporté avec ses ressentis et sa vision des choses dans ce cadre d’horreur.de froid, de maladie, de saleté, d'insécurité, d'incertitude quant à l'arrivée du front et de mort. 
Mon avis...:

            Etant friande de ce genre de témoignage, surtout dans cette période de l’Histoire, j’espérais y retrouver toute la sincérité, le poignant et le réalisme de cette atrocité historique.
Et malgré des avis unanimes que je comprends tout à fait, je dois malheureusement avouer que je suis totalement passé à côté de ce témoignage. Je ne mets absolument pas en doute la véracité des propos, loin de moi cette idée bien évidemment, mais j’ai été plutôt gênée par la façon que l’auteur a eu de relater cette période de sa vie. 

Point de vue - Critiques:

« Si c’est un homme » nous est décrit comme un journal de la déportation de l’auteur, et pour moi je n’ai pas retrouvé ce côté « journal » que j’espérais beaucoup, tout du moins dans toute la première moitié du livre. C’est une des raisons qui font que je n’ai pas réussi à m’immiscer dans le témoignage de l’auteur et donc à m’y accrocher. Dans cette partie du livre, on retrouve des chapitres « thématique » où l’auteur ne parle pas assez (ou trop brièvement) de son quotidien au profit de « divagations » personnelles et philosophiques. 
C’est parce que je ne suis pas adepte des abandons de livre (je m’accroche pour aller au bout, il en faut vraiment pour abandonner une lecture) que je ne l’ai pas fait, mais l’idée ma traversée l’esprit.
Et puis, la deuxième partie du livre (trop courte à mon goût pour le coup) correspondait mieux à mes attentes. Il y avait la partie journal, où l’auteur nous raconter une ou des anecdotes jour après jour et d’avantage de personnes entourant Primo nous est présentés. C’est alors que j’ai pu me plonger dans le quotidien et le témoignage de Primo Levi.

J’ai également eu du mal à m’accrocher à l’histoire de l’auteur et à lui-même dans le fait qu’au début du livre, il se présentait très peu. On ne connaît quasiment rien de sa vie d’avant (avant d’être déporté). Sa famille, ses amis, son parcours, d’où il vient… Je me suis souvent posé ces questions durant ma lecture. 
De plus, cette brièveté d’informations personnelles s’est aussi retrouvée à la fin du livre. Une phrase nous est dite par laquelle le camp a été libéré par les Soviétiques mais c’est tout. Dans quelles circonstances cela s’est passé, comment les survivants les ont-ils accueillis, comment cela s’est passé pour la suite, où sont-ils allés après…?

J’ai donc eu une problème concernant la forme de ce témoignage qui n’en reste pas moins éloquent dans le fond: être traité pire que des bêtes, le froid, la peur, la maladie, la faim, la mort, l’espoir à court terme. On est frappé par le courage, l’intelligence, la débrouillardise et parfois la chance de cet homme mais j’ai était aussi impressionnée car il raconte seulement ce qui lui est arrivé, sans affubler ses bourreaux d’insultes quelconques. Cela nous permet donc de nous concentrer sur les victimes et sur l’enfer qu’elles ont vécus.

En bref:

    Heureuse d’avoir lu ce témoignage pour le fond, mais qui ne m’a pas touchée et qui ne m’a pas permis de m’immiscer aux côtés de l’auteur comme je l’aurais souhaité à cause de la forme. Je ne déconseille pas du tout ce livre, au contraire, par devoir de mémoire, lisez-le!

Autour du livre:

  • L’auteur: Primo Levi est né à Turin en 1919. En 1942, après des études de chimie, il s’installe à Milan. Il est arrêté comme résistant en février 1944, puis déporté à Auschwitz, où il restera jusqu’en janvier 1945, date de la libération du camp par les Soviétiques. La guerre finie, il épouse Lucia Morpugo, dont il aura deux enfants, et prend la direction d’une entreprise de produits chimiques. Parallèlement, il commence à écrire. Son premier livre, Si c’est un homme(dont le nom est issu d’un de ses poèmes) paru en 1947 est le journal de sa déportation qu’il terminera en décembre 1946. Publié à l’origine dans une petite maison d’édition italienne, ce n’est que dix ans plus tard, dans les années 60 qu’il est mondialement reconnu comme un chef-d’oeuvre et traduit dans plusieurs langues. Il ne sera publié en français qu’en 1987, année où Primo Levi se donnera la mort.
  • Fait parti du Big Challenge Livraddict 2016

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