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dimanche 1 mai 2016

Stupeur et tremblements (Amélie Nothomb)





Nationalité de l’auteur: Belge
Editions Le Livre de Poche (2001) numéro 15071
186 pages
ISBN-10:  2253150711
ISBN-13: 9782253150718
Genre: Contemporain, Autobiographie
Lu le: 27 Avril 2016
Ma note: 14/20
Adaptation: Stupeurs et Tremblements (2003) d’Alain Corneau




Résumé/4ème de couverture:

Au début des années 90, la narratrice est embauchée par Yumimoto, une puissante firme japonaise. Elle va découvrir à ses dépens l'implacable rigueur de l'autorité d'entreprise, en même temps que les codes de conduite, incompréhensibles au profane, qui gouvernent la vie, sociale au pays du Soleil levant. D'erreurs en maladresses et en échecs, commence alors pour elle, comme dans un mauvais rêve, la descente inexorable dans les degrés de la hiérarchie, jusqu'au rang de surveillante des toilettes, celui de l'humiliation dernière.

L’histoire:

Amélie, ayant vécu au Japon durant son enfance, rêve de débuter sa vie professionnelle dans ce pays dont elle admire l’art de vivre. Engagée pendant un an dans une grande entreprise d’import-export, elle se rend rapidement compte que ses aptitudes professionnelles n’auront aucune influence sur son parcours au sein de la société. Seuls compteront ses habitudes occidentales et qui la mèneront au bas de l’échelle sociale japonaise.

Mon avis...:

… Général:

Amélie Nothomb est une auteure contemporaine à succès que je n’aidais encore jamais lu. En échangeant avec plusieurs lecteurs, je me suis aperçue que les critiques à son égard étaient assez controversées: soit on était adepte, soit on aimé pas du tout. Autant dire que rien de particulier ne me décidait à me lancer pour connaître cette auteure. Et puis j’ai sauté le pas avec « Stupeur et tremblements », trouvé à 1 euro chez les bouquinistes et qui est un des titres les plus connus d’Amélie Nothomb.

Au final de ma lecture, je ne sais pas trop quoi en penser. Ni un coup de coeur, ni une déception. Une bonne lecture cependant, mais qui ne m’a pas permis de savoir si tel était le style d’écriture d’Amélie Nothomb.

Sylvie Testud dans le film "Stupeur et tremblements"
Point de vue - Critiques:

            Pour un texte autobiographique, j’ai trouvé que le point fort de ce livre étant le fait que l’auteure va droit au but. Aucun détour, on va à l’essentiel. Des dialogues qui s’enchaînent, aucune descriptions paysagères, physiques et psychiques des personnages. Il n’y a ainsi pas de longueurs, pas de temps mort dans la vie de l’auteure, ce qui en fait plus un « récit de vie » ou un « épisode de vie » plutôt qu’une vraie autobiographie.

J’ai beaucoup aimé voir comment un Occiental peut (essayer de) s’insérer dans la vie Nippone, suivant des conceptions, des modes de vie et des cultures différentes. Néanmoins, l’auteure étant passionnée par la culture japonaise, tout dans le livre est fait pour que le lecteur ne partage pas cette passion et cet engouement pour la culture Nippone. En effet, Amélie est vraiment un bouc émissaire (d’ailleurs toutes les femmes ne sont bonnes qu’a être une épouse et une mère de famille, en société rare sont celles qui font carrière), ne pouvant pas s’exprimer. Les propos extrêmement durs de ces supérieurs m’a révolté: elle n’est qu’une moins que rien, bonne à rien faire, nulle et idiote, victime de nombreux préjugés. Le pire est que tout cela est normal pour la société japonaise, qui a une mentalité très particulière où le principal est le travail et c’est tout. Cela m’a vraiment fait penser à un endoctrinement comme on peut encore aujourd’hui le constater en Corée du Nord. 

Il est certain que dans la culture Occidentale, tout ce qu’à endurer Amélie ainsi que la philosophie des Japonnais est totalement impensable et répréhensible, et atterrirait  directement dans les affaires des prud’hommes, ce qui montre que les pratiques professionnelles du Japon dans les années 1990, sont à des années lumières des nôtres.

Cependant, devant ce tableau peu flatteur, Amélie Nothomb prend la situation avec humour et se tourne elle-même en dérision, plutôt que de désespérer (ou de se suicider comme il est coutume de la flaire au Japon). Et ce trait humoristique est une bouffée d’oxygène dans la lecture de ce livre.

Je tire mon chapeau à l'auteure qui a eu le courage de parler de la véritable tyrannie qu'elle a subi dans ce pays, sans avoir peur par la suite de s'en attirer les foudres.

Fubuki et Amélie-San
En bref:

Bonne lecture, qui ne m’a fait ni chaud, ni froid, où je retiendrais comme dictat: comment concilier deux mondes aux codes culturels si différents? On peut en conclure que la culture Occidentale et la culture Nippone ne peuvent a priori pas cohabiter… tout du moins en ce début des années 90. Ce qui est appréciable dans ce livre, c’est que l’auteure ne met aucun modèle de société en avant; l’un n’est pas mieux que l’autre.

Autour du livre:
  • Ce livre remporte en 1999 le Grand prix du roman de l'Académie française.
  • Une adaptation au cinéma est sortie le 12 Mars 2003: « Stupeurs et tremblements » d’Alain Corneau avec Sylvie Testud dans le rôle d’Amelie


  • L’auteure

Née sous le nom de Fabienne Claire Nothomb le 9 juillet 1966 à Etterbeek, Bruxelles, c’est une femme de lettres belge francophone.
Auteur médiatisé depuis son premier ouvrage Hygiène de l'assassin, ses romans font partie des meilleures ventes littéraires. En effet, depuis 1992, elle publie chez Albin Michel un livre par an soit 24 romans à ce jour. Ses écrits sont traduits dans trente-sept langues à travers le monde.


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