Mes derniers avis romans:

vendredi 22 septembre 2017

Il était une fois la fée Chabada (Lucie Brasseur)





Nationalité de l’auteur: Française
Editions Yakabooks (1er Septembre 2016)
254 pages
ISBN-10: 1537103709
ISBN-13: 978-1537103709
Genre: Contemporain
Lu le: 20 Septembre 2017
Ma note: 13/20





Résumé/4ème de couverture:

Maryline, prostituée la nuit, écrit le jour des contes pour enfants. Un soir, elle est arrêtée par les Mœurs. En garde à vue, une cartomancienne lui prédit « la rencontre qui changera sa vie ». Incarcérée et accusée de meurtre, elle clame pourtant son innocence. Entre rêves et stratégie de protection, elle se met à écrire le conte des Poupées Géantes et de la Poussière de Joie. La fiction la sauvera-t-elle de la réalité?
A la fois polar, roman épistolaire et conte pour adultes avertis, Il était une fois la Fée-Chabada emporte le lecteur vers de lointaines aventures entre rêves et contre de détention. 

Mon avis:

Merci à l’auteure pour m’avoir contacté et proposé son livre! Et par la même occasion de découvrir cette petite maison d’édition Yakabooks qui proposent ses livres pour 2 euros!
Le résumé de 4ème de couverture annonce beaucoup de choses en ce qui concerne l’histoire, et beaucoup de thèmes différents: du polar, du conte, de l’épistolaire avec une pointe de mysticisme. Et il est vrai que tout est là, et tout ce mélange même s’il est parfaitement bien maîtrisé (et je dis bravo!), je dois avouer que ça m’a un petit peu perdue... 

Points de vue/Critiques:

On retrouve donc beaucoup de choses dans ce roman: des meurtres sanglants, une enquête policière, une immersion dans le monde carcéral féminin, dans celui de la prostitution, des relations épistolaires, des entretiens psychologiques et bien sûr un véritable conte. Tous ces thèmes dans seulement 250 pages, ça peut faire un peu peur. Certes, mais excusez-moi pour l’expression face à cela, mais je me sens le cul entre deux chaises. Car je me suis trouvée un peu perdue entre tous ces thèmes, on passe aisément de l’un à l’autre mais peut-être trop rapidement. En reprenant ma lecture d’un jour à l’autre, je me rappelais plus où on en était sur les différents fronts. Je pense donc que, de manière générale, tout aurait pu être plus développée, plus approfondi. En revanche, tous ces thèmes sont entraînants, rythment parfaitement l’histoire et surtout je trouve la prouesse technique super bien maîtrisée!

J’ai beaucoup aimé les échanges épistolaires ainsi que la partie polar (les meurtres, l’enquête, et trouver le coupable) dont la fin qui m’a totalement satisfaite. En revanche, pour la partie conte, je n’ai pas réussi à accrocher le wagon. Il n’y a pas de points négatifs ou de critiques à émettre sur ce point, mais je ne sais pour quelle raison je n’ai pas eu d’attachement pour cette partie (dont j’avoue avoir sauté les passages en fin de livre!) Cause ou conséquence de cela, je n’ai pas réussi à trouver des liens métaphoriques ou des ressemblances entre la partie conte et « réalité » (alors que je pense que les deux sont liées plus « intimement »…)

En bref:

            Beaucoup de thèmes différents se retrouvent dans ce « Il était une fois… » un peu particulier qui a été un rendez-vous certes manqué pour moi, mais tout de même assez plaisant! Les parties polar et épistolaires m’ont convaincues, ainsi que le personnage de Marilyne, complexe et fascinante. Néanmoins, je n’ai pas accroché à la partie conte et le passage entre les différents genres sont trop brutaux pour être bien assimilés à mon goût. 

Autour du livre:
  • Livre numéroté: SP00017 et dédicacé
  • Troisième roman de Lucie Brasseur, il a reçu fin juillet le grand prix de littérature de Gascogne 2017
  • Yakabooks: co-fondée par Julien Leclercq et Lucie Brasseur, tout deux auteurs en entrepreneurs, les éditions Yakabooks proposent des livres au prix unique de 2 euros grâce ç un circuit court et à une impression en grande quantité.



mardi 19 septembre 2017

Reflex (Maud Mayeras)




Nationalité de l’auteur: Française
Editions Pocket (12 Mars 2015)
numéro 16013
Collection Thriller
474 pages
ISBN-10: 2266250809
ISBN-13: 978-2266250801
Genre: Thriller
Lu le: 15 Septembre 2017
Ma note: 14/20



Résumé/4ème de couverture:

Photographe de l'identité judiciaire, Iris Baudry est discrète, obsessionnelle, déterminée. Disponible nuit et jour, elle shoote en rafales des cadavres pour oublier celui de son fils, sauvagement assassiné onze ans auparavant. 
Mais une nouvelle affaire va la ramener au cœur de son cauchemar : dans la ville maudite où son enfant a disparu, un tueur en série s'est mis à sévir. Et sa façon d'écorcher ses victimes en rappelle une autre... 
La canicule assèche la ville, détrempe les corps et échauffe les esprits, les monstres se révèlent et le brasier qu'Iris croyait éteint va s'enflammer à nouveau dans l'objectif de son reflex. 

Mon avis:

            Houlala qu’il m’embête ce livre!!! Je voulais le lire juste avant de pouvoir rencontrer le temps d’un déjeuner Maud Mayeras!!! J’ai mis 5 jours à le terminer, et ce long laps de temps pour moi indique bien que cette lecture est très mitigée… Le début de l’histoire est très très long à se mettre en place et alors que le final aurait pu tout rattraper et me scotcher (comme pour beaucoup), et bien je n’ai pas franchement été surprise! Ca le fend donc le coeur, surtout après avoir passé un moment génial avec Maud, mais je n’ai pas accroché à ce livre. Il me tarde néanmoins de découvrir Hématome et Lux!

Points de vue/Critiques:

Tout au long du livre, on suit deux histoires en parallèle à deux époques différentes: d’un côté la vie d’Iris Baudry, de nos jours et de l’autre, la vie et la genèse d’un tueur en série à partir des années 20. Et jusqu’à la page 300 du livre, les deux histoires sont non seulement très distinctes l’une de l’autre sans que l’on voit le moindre lien entre les deux, mais en plus dans chacune des parties, il ne se passe rien… C’est donc très long, et l’on a davantage de descriptions (beaucoup de descriptions, j’aime pas ça!!!) que d’actions! 
A partir de la page 300, on sent enfin poindre des liens entre les deux histoires, on peut émettre des hypothèses et tout s’accélère d’un coup. Le final est en effet assez flamboyant et « rattrape » tout la longueur du début. Néanmoins, en ce qui concerne les révélations, je n’ai pas été surprise ayant deviné certains faits ou ayant déjà lu un « truc » similaire (notamment dans « Echo » de Ingrid Desjours). 

Il y a également des petites choses que je n’ai pas réussi à comprendre. Pourquoi les titres des chapitres traitant du tueur en série s’intitulent « Silence »? Et pourquoi, pour connaître son histoire on remonte ses origines à partir de l’enfance de sa grand-mère. Ok, il est intéressant de remonter un peu son passé et ses origines afin peut-être de mieux comprendre le personnage, mais on remonte un peu trop loin là non? Dommage également de ne pas avoir accentuer le côté photographe pour la police judiciaire, surtout quand le titre du livre s’appelle « Reflex ». Cela m’aurait peut-être aussi permis de ressentir un peu plus « d’affection » pour Iris, qui m’a paru très insipide et insignifiante, voire irritante!

En bref:

            Je pleure de ne pas avoir accroché à ce livre!!! Du coup, je retiendrais de cette lecture qu’elle s’est achevée avec la rencontre avec Maud Mayeras, super nana avec qui on a passé un super moment de franche rigolade. 
En ce qui concerne l’histoire de « Reflex », le début m’a semblé beaucoup trop long pour se conclure sur un final certes, flamboyant et explosif, mais qui ne m’a malheureusement pas surprise pour pouvoir rattraper le tout...

Autour du livre:

  • Livre dédicacé le 16 Septembre 2017, lors d’une rencontre privée

lundi 18 septembre 2017

Deux femmes dans la tourmente (Teresa Messineo)




Titre original: The Fire by Night
Traduction: Silke Zimmermann
Nationalité de l’auteur: Américaine
Editions France Loisirs (2 Mai 2017)
365 pages
ISBN-10:2298127018
ISBN-13: 978-2298127010
Genre: Contemporain
Lu le: 8 Septembre 2017
Ma note: 14/20



Résumé/4ème de couverture:

Amies et infirmières. La guerre leur fait vivre le pire, mais révèle le meilleur d’elles-mêmes. Sur le front français, Jo prend en charge un groupe d’hommes blessés. Des vies fragiles dont elle est le seul espoir et qu’elle entend protéger jusqu’au bout. Aux Philippines, Kay découvre l’enfer des camps de prisonniers japonais. Pour l’une et l’autre, la vie est devenue un défi quotidien. Les innocentes étudiantes d’hier se découvrent femmes et combattantes. Se retrouveront-elles à l’issue de cet interminable conflit ?

Mon avis:

J’ai pris ce livre comme un livre de transition et il a rempli sa fonction mais rien de plus. Ce livre raconte la vie de deux femmes durant la Seconde Guerre Mondiale. Toutes deux infirmières et positionnées à différents endroits, tout était réuni pour faire de ce livre une histoire forte et intéressante. Néanmoins, j’ai trouvé l’histoire assez fade, qui n’a pas réussi à véhiculer les émotions.

Points de vue/Critiques:

D’après le résumé de 4ème de couverture, ou d’après l’idée que je m’en était fait, je pensais que le côté amitié entre les deux femmes seraient au coeur de leur histoire respectives au coeur du conflit. Or, on les suit vraiment indépendamment de l’autre. Elle s’écriront de rares lettres, mais ce côté épistolaire n’est absolument pas développé au moment du front, un peu plus au moment de leurs « retrouvailles » qui n’en sont pas vraiment. On se ressent donc pas du tout leur amitié (elles pourraient d’ailler être de simples copines), même au moment de leur rencontre lors de leurs études d’infirmières. Ces flash-backs sont également trop peu nombreux et pas assez développés. 

Le plus gros « problème » de l’histoire vient de sa construction. Je pense que l’auteure a voulu construire son récit de cette façon afin de lui créer du rythme, mais pour ma part cela m’a totalement perdu et m’a donc empêché de m’imprégner de l’histoire et d’y accrocher. En effet, au sein du récit de Jo et de Kay dans leur présent, le paragraphe suivant pouvait être consacré à des souvenirs, à d’autres personnes ou même à des hallucinations, et cela sans aucune transition! Ainsi, une fois compris que ce passage n’était pas en lien avec le présent vécu par les deux femmes, il était terminé et on reprenait le cours normal. Bref, j’ai tout le temps eu un décalage!

En bref:


            Un premier roman pour l’auteure qui nous entraine au coeur de la Seconde Guerre Mondiale, sur deux fronts différents grâce à deux infirmières. On suit leur quotidien difficile jusqu’à la fin de la guerre. Néanmoins, le récit est assez mal construit et les émotions restent ancrées sur le papier. Comme pour les bulletins de notes scolaires, on pourrait écrire « progrès à faire ». 

dimanche 17 septembre 2017

La bibliothèque des coeurs cabossés (Katarina Bivald)




Titre original: Läsarna i Broken Wheel rekommenderar
Traduction: Carine Bruy
Nationalité de l’auteur: Suédoise
Editions Spéciales J’ai Lu (19 Octobre 2016)
508 pages
ISBN-10: 2290110221
ISBN-13: 978-2290110225
Genre: Contemporain
Lu le: 6 Septembre 2017
Ma note: 13/20



L’histoire:

Tout commence par un échange de lettres sur la littérature et la vie entre deux femmes que tout oppose : Sara Lindqvist, jeune Suédoise de vingt-huit ans, petit rat de bibliothèque mal dans sa peau, et Amy Harris, vieille dame cultivée de Broken Wheel, dans l'Iowa. Lorsque Sara perd son travail de libraire, son amie l'invite à venir passer des vacances chez elle. A son arrivée, une malheureuse surprise l'attend : Amy est décédée. Seule et déboussolée, Sara choisit pourtant de poursuivre son séjour à Broken Wheel et de redonner un souffle à cette communauté attachante et un brin loufoque... grâce aux livres, bien sûr.

Mon avis…:

…Général :

Outch, quelle déception ce livre….!!! Quoiqu’il en soit, merci à Elsa de m’avoir offrir ce livre dans un swap, car il s’agir d’une édition spéciale qui est juste trop jolie!!! Je pense malheureusement que c’est là, un des rares points positifs de ce livre. Un échange épistolaire, deus femmes passionnées par les livres, une nouvelle vie dans une communauté solidaire, beaucoup de choses étaient réunies pour faire passer un bon moment.
En plus d’un sentiment de gêne concernant l’écriture (ou la traduction), l’histoire m’a semblé très fade! L’échange de lettres n’est pas du tout bien exploitée et n’apporte rien, l’histoire manque de peps et le dénouement final part quand même un peu en sucette et est très peu crédible!

….Sur les personnages :

            En ce qui concerne également les personnages, de petits problèmes m’ont rapidement sauté aux yeux. La première chose est que l’on a peu de descriptions physiques et que j’ai eu beaucoup de mal à situer l’âge de tous les personnages puisque l’on a aucune informations. J’ai donc été parfois déroutée dans certains couples… La deuxième chose est que l’on nous parle d’une petite ville d’un peu plus de 600 personnes. Or tout au long de l’histoire, seuls quelques personnages sont mis en avant (c’est normal me direz-vous, on va pas faire connaissance avec 600 personnes, et je suis d’accord), mais on a l’impression que c’est seulement ces quelques personnes qui font vivre (et changer) Broken Wheel!!

Points de vue/Critiques:

Dés le début, je n’ai pas trouvé l’écriture très fluide. Je ne saurais dire si cela vient de la littérature scandinave (je suis pourtant habituée sans problème à la littérature suédoise avec Jonas Jonasson), ou de la traduction… Quoiqu’il en soit, le style est assez haché et surtout, tout au long de l’histoire, c’est plat… On sent que l’auteure a voulu créer une ambiance cocooning, chaleureuse, douce et parfois mélancolique. Il n’y a pas de rebondissements, pas de rythme, pas de peps, bref c’est un peu long!

L’échange épistolaire entre Sara et Amy semblait très intéressant. Au fur et à mesure de l’avancement du livre, on s’attend à quelque chose de marquant, de flamboyant ou une surprise avec ces lettres, mais non rien! A l’image de l’histoire globale, ça retombe comme un soufflé. Cet aspect n’est pas du tout bien exploité et utilisé et n’apporte rien du tout au livre, alors que le minimum aurait été d’apporter un rythme différent. 

La dernière partie de l’histoire s’orient vers un côté romantique et totalement abracadabrantesque! Pour l’histoire d’amour, elle est très mal amenée puisque je n’ai pas compris quand et comment les deux personnages concernés ont pu tomber amoureux (hormis une véritable flèche décochée par Cupidon!)… Ensuite, une fois établie, la conspiration (qui a l’avantage de montrer une communauté totalement unie) qui s’établie est totalement farfelue, l’histoire se place alors hors des sentiers de la réalité. 

La seule petite note positive du roman est le fait de côtoyer deux passionnées de lecture et donc d’avoir l’avis de ces personnages fictifs sur des titres très connus! Leur avis sont très intéressants puisque indéniablement on les compare aux nôtres (ce sont surtout de grands classiques qui sont énoncés), dommage que cela n’est pas non plus, plus approfondi!

En bref:


            Plein de bons sentiments et de clichés, ce livre est une déception. Il est agréable de retrouver des passionnées de livres et de voir leurs références, néanmoins que se soit dans l’histoire en elle-même, les personages ou dans les échanges épistolaires, c’est assez plat, c’est fade, tout est trop simple, trop lisse et pas assez travaillé. Il manque un peu d’action, des rebondissements et du peps pour donner du corps à l’histoire.