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lundi 23 octobre 2017

Le meurtre d'O'Doul Bridge (Florent Marotta)





Nationalité de l’auteur: Française
Editions Taurnada
Collection Thriller (7 Septembre 2017)
248 pages
ISBN-13: 978-2-37258-030-4
Genre: Thriller
Lu le: 22 Octobre 2017
Ma note: 14/20





Résumé/4ème de couverture:

San Francisco, sa baie, son océan, sa population cosmopolite. C'est dans cette ville de l'Ouest américain que Michael Ballanger a décidé de se reconstruire. Loin de sa famille en lambeaux, loin de la France où un tueur en série mit sa vie en miettes. Le coach de vie à succès renaît avec la difficulté qui suit la perte d'un être cher. Mais le voilà mêlé au meurtre d'un notable. Au moment de mourir, l'homme a composé un numéro, le sien. Alors la tourmente l'emporte. Réveillant les douleurs du passé.

Mon avis:

            Merci à Livraddict pour ce partenariat et merci aux éditions Taurnada (que je découvre) et pour leur joli envoi. Le résumé de 4ème de couverture semblait offrir une sympathique histoire policière et il a su tenir toutes ses promesses. Florent Marotta a une plume fluide et très agréable à lire et nous offre une histoire polyèdre qui tient la route, bien construite. Néanmoins, et c’est malheureusement à mon goût ce que l‘on retrouve trop souvent chez les auteurs et scénaristes français, c’est que l’histoire semble restée en surface. J’entends par là, qu’il n’y pas de rebondissements, pas de surprises, le suspect initial reste le coupable. Le final sert juste à rassembler les preuves, à nous certifier les choses et pas à nous surprendre.

Points de vue - Critiques:

Le personnage de Michael Ballanger est très intéressant et on s’accroche facilement et rapidement à ce french coach, parti s’exiler à San Francisco, loin de sa famille afin de fuir un douloureux passé. Tout au long du livre, des petites brides de ce passé à la fin tragique et à l’origine de son expatriation, sont distillées sans nous donner la véritable clé qui évidement sera aussi la clé finale. Tout ce petit suspense, en plus de l’enquête, apporte la touche accrocheuse pour l’histoire et un côté personnel attachant pour Michael. Franc, curieux et obstiné, ses tentatives maladroites pour renouer avec sa fille et sa culpabilité oppressante le rendent plutôt sympathique.

Concernant l’histoire et l’enquête policière menée en solo par Michael afin de se descriditer, le mobile du meurtre et le coupable se devinent rapidement, dommage que l’on ait pas de surprises et de rebondissements de ce côtés là. En fin de compte, l’enquête aura surtout pour but de trouver les preuves difficiles à trouver. La seule surprise que j’ai eu et qui m’a laissé sur ma fin (c’est le cas de dire) c’est vraiment la toute fin qui nous révèle aussi ce qu’il s’est passé pour la famille de Michael. Ainsi un personnage fait son apparition et là… je n’ai pas compris. Est-ce que finalement il a un lien avec toute l’enquête de l’histoire, est-ce que c’est lui qui se cachait derrière tout çà ou est-ce que c’est tout simplement une fin ouverte qui laisse présagé une suite….? Après m’être renseignée, il semblerait que c’est cette dernière interrogation qui trouve réponse puisque une suite est prévue. Dommage peut-être que cette fin ne soit tout de même plus claire ou plus explicite même si elle ouvre sur autre chose. 

J’ai beaucoup aimé l’écriture de Florent Marotta qui est fluide et percutante, d'une grande efficacité. Les chapitres sont assez courts et les pages défilents rapidement. 

En bref:

            Malgré le manque de surprises et de rebondissements, Le Meurtre d’O’Doul Bridge est un roman plaisant et captivant, à l’image de la plume de son auteur. Le personnage principal est très attachant et bien construit et porte parfaitement l’enquête qu’il entreprend et surtout la chasse aux preuves, puisque le voile concernant le meurtrier se lève assez rapidement.

Autour du livre:

  • Lu en partenariat avec Livraddict
  • L’auteur: Florent Marotta est né dans la Loire en 1976. Après une première carrière sous les drapeaux où il passe successivement de soldat à officier de police judiciaire, il œuvre maintenant au sein d'une mairie. Son amour pour l'écriture le pousse à composer des fictions sous forme de thriller ou de fantasy.

jeudi 19 octobre 2017

Geisha, ou le jeu du shamisen, tome 1




Scénario: Christian Perrissin
Illustrations: Christian Durieux
Nationalité des auteurs: Française et Belge
Editions Futuropolis (6 Avril 2017)
88 pages
ISBN-10: 2754812164
ISBN-13: 978-2754812160
Genre: Bande-dessinée
Lu le: 15 Octobre 2017
Ma note: 15/20



L’histoire:

Les premiers temps sont prometteurs. Mais son père est fauché par un tramway. Il perd sa jambe, et tout espoir de trouver un travail. La fillette est alors vendue à une maison réputée de geisha et fera l’apprentissage des arts. Il lui faudra savoir chanter, danser, marcher avec autant d’élégance que de talent afin d’éviter de devenir servante à son tour, ou prostituée. L’enfant a un don pour le shamisen. À savoir jouer de cette guitare à trois cordes, elle peut diriger sa vie. À devenir geisha, elle pourra assurer la survie de sa famille et s’assurer un avenir. Mais rien ne sera facile pour l’enfant au visage disgracieux et à l’allure sauvage. Elle deviendra Kitsune, la renarde… 

Mon avis:

            Retrouver l’univers du Japon et celui des Geishas est toujours un ravissement avec une certitude de passer un bon moment. Et cette bande-dessinée ne déroge pas à la règle. Néanmoins, ce ne fut pas un grand coup de coeur, puisque hormis la fin, l’histoire est en tout point semblable à celle de « Geisha » d’Arthur Golden. On retrouve ainsi une petite fille, séparée de sa petite soeur pour être vendue à une maison de geisha afin d’éponger les dettes de la famille. Elle devra tout d’abord s’acquitter des corvées quotidiennes au milieu de la geisha reine de la maison qui la déteste, de la reine mère qui surveille tout et d’une autre apprentie geisha qui deviendra son amie. 
Les ressemblances s’arrêtent ici puisque notre jeune héroïne Kitsune, qui n’a pas vraiment un physique avantageux, va elle avoir une autre destin étant donné le don qu’elle possède: celui de la musique et plus particulièrement pour le shamisen. C’est très intéressant de découvrir cet art de geisha, peu et pas assez mis en avant lors que l’évocation du monde des geishas, même si visuellement l’instrument peut nous sembler familier. L’orientation de l’avenir de Kitsune vers la musique offre de belles perspectives pour la deuxième partie.

Dommage que les illustrations soient en noir et blanc, car une colorisation même aux teintes pastels ou d’aquarelles auraient réveillés l’histoire surtout que le thème et l’ambiance de l’histoire se prêtent parfaitement à de magnifiques paysages pouvant rendre le tout vraiment magnifique.

En bref:

            Une bonne lecture pour cette histoire de geisha qui commence sur des bases appartenant au déjà-vu mais qui bascula progressivement dans l’originalité en partant vers l’art de la musique chez les geishas. On déplore cependant la non colorisation qui aurait apportée beaucoup de bonus à ce livre.

Autour du livre:

  • Livre emprunté à la bibliothèque



Azur, tome 3: la déesse d'Orc




Scénario et Illustrations: Philippe Ogaki
Nationalité de l’auteur: Française
Editions Delcourt (7 Mars 2012)
48 pages
ISBN-10: 2756027995
ISBN-13: 978-2756027999
Genre: Bande-dessinée
Lu le: 12 Octobre 2017
Ma note: 14/20





L’histoire:

Décidément, rien ne résiste au passage de Nikki, Sam et Issuzu. Et ce n'est pas leur halte d'urgence au marché des corbeaux pour faire réparer leur vaisseau qui risque d'apaiser la situation. Car, ici, tout s'achète et surtout tout se vend, au grand dam de Sam bientôt pris au piège de sa cupidité, malgré les mises en garde d'Issuzu. Quant à Nikki ? Elle fait l'objet de toutes les convoitises...

Mon avis:

            Ce troisième tome est à l’image du second: autant j’ai pu prendre plaisir et aimé voir le destin de Nikki progresser et voir se développer de plus en plus le personnage de Sam avec son humour macho mais mordant, autant je n’arrive pas à suivre ce qui se passe au niveau des méchants et où se situe l’histoire pour nos héros. La seule chose que je comprend réellement, c’est qu’évidement une armée ennemie pourchasse Nikki puisqu’ils convoitent tous la même chose. 
Et même en ce qui concerne Nikki, les surprises ne sont pas au rendez-vous puisque l’auteur nous apporte du réchauffé façon Exalibur…
Heureusement qu’il n’y a que quatre tomes et c’est l’envie de voir ce qui se passe réellement pour Nikki avec son grand-père qui me fera terminer cette série.

En bref:

            Une troisième tome qui est dans la continuité moyenne du second où l’on aime s’attarder sur les personnages, leurs personnalités et l’accomplissent de leur destin mais où les incessantes batailles ennemies et changements de lieux déboussolent et sont trop déstabilisants.


Autour du livre:
  • Tome 1: Providence (<— chronique à retrouver ici)
  • Tome 2: L'oiseau sacré (<— chronique à retrouver ici)
  • Livre emprunté à la bibliothèque


Magasin général, tome 6: Ernest Latulippe




Scénario: Régis Loisel
Illustrations: Jean-Louis Tripp
Nationalité des auteurs: Française
Editions Casterman (10 Novembre 2010)
72 pages
ISBN-10: 2203026162
ISBN-13: 978-2203026162
Genre: Bande-dessinée
Lu le: 11 Octobre 2017
Ma note: 15/20



L’histoire:

En l’absence de Marie, dont personne ne sait si et quand elle reviendra de Montréal, Serge a pris la décision de s’occuper désormais de son commerce. C’est qu’il faut bien approvisionner Notre-Dame-des-Lacs, qui manque de tout depuis que son Magasin Général est tombé en déshérence. Malheureusement, ce n’est pas si simple. Les fournisseurs de Saint-Simon, qui n’accordaient leur confiance qu’à Marie, refusent de faire crédit à Serge. La tension monte au village, scindé en deux camps : ceux qui regrettent Marie (surtout les hommes) et ceux qui sont heureux qu’elle soit partie (surtout les femmes), ne lui pardonnant pas d’avoir « fauté ». 
Pendant ce temps, Marie s’amuse comme une folle à Montréal, sort et multiplie les amants. Mais elle est nostalgique du village…

Mon avis:

            L’absence de Marie, figure maîtresse du village de Notre-Dame-des-Lacs se fait rudement ressentir par tout le monde. Car après l’avoir raillée, méprisée et critiquée pour une chose infime qui n’a tué personne, le village entier a fait fuir Marie jusqu’à Montréal. Dans ce tome, j’ai à la fois beaucoup aimé voir le retour du boomerang pour les personnes du village se rendent compte qu’il ne faut pas blâmer autrui surtout quand cette dernière est une pièce maîtresse de la vie du village et de tout le monde en assurant quelque part leur vie et leur survie, mais également le fait de revoir Marie rayonnante, épanouie et souriante pour qui ces petites vacances forcées se sont révèles salvatrices. 

Le retour de Marie n’apaise pas forcément les petites tensions et chamailleries quotidiennes du village, mais à l’avantage de rassembler tout le monde et de faire revenir la joie et l’espoir. Mais ses jolies retrouvailles seront de courte durée puisque les frères Latulippe vont créer un branle-bas de combat dans tout le village. J’ai été assez surprise que cet évènement qui se révèle être quand même le titre de l’album, arrive très tard dans l’histoire. Je pense donc que ces nouveaux personnages se retrouveront dans la suite de la série.

En bref:


            Un sixième tome qui à la fois nous donne le plaisir de voir tout le village réuni grâce au retour salvateur de Marie mais qui nous donne également du suspense et des péripéties avec notamment l’intervention de Ernest Latulippe qui dynamise l’histoire mais qui nous donne aussi de la matière et du renouveau pour la suite.


Autour du livre:

  • Tome 1 : Marie (ß chronique à retrouver ici)
  • Tome 2 : Serge (ß chronique à retrouver ici)
  • Tome 3 : Les hommes (ß chronique à retrouver ici)
  • Tome 4 : Confessions (ß chronique à retrouver ici)
  • Tome 5 : Montréal (ß chronique à retrouver ici)
  • Livre emprunté à la bibliothèque